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Choses à Savoir SANTE

Pourquoi les yeux clairs sont plus facilement éblouis ?

Rediffusion


Sans aller jusqu’à la photophobie, certaines personnes se montrent plus sensibles que d’autres dans un contexte de forte luminosité. Avoir les yeux clairs favorise généralement la gêne, voire la douleur en présence d’une luminosité élevée. Cette prédisposition à l’éblouissement s’explique par une différence de pigmentation entre les yeux marron et les yeux bleus ou verts.

La structure de l’œil

Rappelons d’abord en quoi consiste l’œil humain. Cet organe dédié à la vision se compose de plusieurs structures. La cornée, couche transparente à l’avant de l’œil, focalise la lumière environnante. L’iris, la partie colorée, régule cette lumière avant son entrée dans l’œil, en favorisant par exemple un maximum de lumière si l’environnement est sombre, ou en réduisant au possible la lumière perçue dans un environnement très éclairé. L’iris contient une partie centrale noire, la pupille, qui s’ouvre ou se referme en fonction des conditions d’éclairage.

À l’arrière de l’œil, la rétine absorbe la lumière et la transforme en signaux électriques. Ces derniers rejoignent le cerveau pour que les informations puissent être transformées en images.

Adaptation à la lumière

Quand une personne se trouve dans un contexte lumineux, l’iris se contracte. Il réduit alors la taille de la pupille, et empêche la lumière de traverser pour éviter l’éblouissement. Au contraire, en conditions de faible luminosité, l’iris se dilate. Il augmente la taille de la pupille pour favoriser l’entrée de la lumière. Ce mécanisme adaptatif aide à protéger la rétine des potentiels dommages causés par le soleil, tout en optimisant la vision en fonction du degré de luminosité ambiant.

Pigmentation de l’iris et conséquences

La couleur de l’œil, plus spécifiquement de l’iris, dépend de sa concentration en mélanine. Il s’agit d’un piment foncé qui absorbe la lumière. Les personnes avec des yeux marron présentent une concentration élevée de mélanine, et absorbent plus facilement la lumière, ce qui protège leurs yeux de l’éblouissement. Les yeux plus clairs, caractérisés par une concentration plus faible de mélanine, laissent davantage passer la lumière. Ils sont donc plus sujets à l’éblouissement.

La photophobie chez les personnes aux yeux clairs

Le phénomène de photophobie résulte en une hypersensibilité à la lumière, qui s’éloigne de l’éblouissement normal des personnes aux yeux clairs. Par exemple, les personnes albinos qui présentent un taux quasiment nul de mélanine dans l’œil s’avèrent souvent photophobiques. La simple lumière du jour leur cause de l’inconfort, des douleurs et une gêne persistante. C’est un phénomène que l’on peut connaitre avant une visite ophtalmologique, si le médecin prescrit des gouttes pour maintenir la pupille dilatée.

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  • Pourquoi l’ail fut-il autrefois utilisé comme suppositoire ?

    02:36|
    Mettre une gousse d’ail dans le rectum pour lutter contre un rhume ou une infection peut aujourd’hui sembler particulièrement étrange. Pourtant, cette pratique s’inscrit dans une très longue histoire : pendant des siècles, l’ail a été considéré comme une véritable plante médicinale.Son utilisation thérapeutique remonte à l’Antiquité. Égyptiens, Grecs, Romains, mais aussi médecines traditionnelles chinoise et indienne lui attribuaient de nombreuses propriétés. Hippocrate lui-même prescrivait l’ail pour différents troubles. Bien avant l’apparition des antibiotiques modernes, on l’utilisait notamment sur certaines plaies ou contre différentes infections.Nous savons aujourd’hui pourquoi cette réputation n’était pas totalement infondée.Lorsqu’une gousse d’ail est écrasée ou coupée, des réactions chimiques produisent notamment de l’allicine. Cette molécule possède, en laboratoire, des propriétés antibactériennes, antifongiques et antiparasitaires. D’autres composés de l’ail ont également été étudiés pour leurs effets possibles sur la pression artérielle, les lipides sanguins ou l’agrégation des plaquettes.Mais pourquoi en faire un suppositoire ?Parce que la voie rectale est depuis très longtemps utilisée pour administrer des médicaments. La muqueuse du rectum est richement vascularisée : certaines substances peuvent donc la traverser et rejoindre la circulation sanguine. Avant la médecine moderne, on pouvait ainsi penser qu'introduire directement une préparation médicinale dans le rectum permettrait à ses principes actifs d’agir rapidement, tout en évitant en partie le système digestif.Les suppositoires eux-mêmes ne sont d’ailleurs pas une invention récente. On en trouve des formes dès l’Antiquité, et ils ont ensuite été utilisés pour administrer des purgatifs, des antalgiques ou encore de l’opium.L’ail a donc naturellement trouvé sa place dans certaines pratiques populaires de ce type. On espérait profiter de ses supposées propriétés antiseptiques et fortifiantes contre les infections, notamment celles associées à l’hiver.Mais attention : cela ne signifie absolument pas que cette méthode était efficace.Et elle n’est surtout pas recommandée aujourd’hui. L’ail cru contient des composés très irritants. Appliqué directement et longtemps sur la peau ou une muqueuse, il peut provoquer de véritables brûlures chimiques, parfois sévères.L’histoire du suppositoire à l’ail illustre donc parfaitement l’évolution de la médecine : une plante possédant réellement certaines substances biologiquement actives pouvait donner naissance à des traitements empiriques… dont le raisonnement semblait logique à l’époque, mais dont l’efficacité et surtout la sécurité étaient loin d’être garanties.
  • Qu’est-ce que l’apopathodiaphulatophobie ?

    02:29|
    Derrière ce mot presque imprononçable se cache une peur assez simple : la peur excessive d’être constipé.On parle d’apopathodiaphulatophobie pour désigner une inquiétude irrationnelle ou disproportionnée à l’idée de ne pas pouvoir aller à la selle normalement. Le terme circule dans certains dictionnaires et ouvrages médicaux, mais il faut préciser qu’il ne correspond pas à un diagnostic psychiatrique officiellement reconnu sous ce nom, et qu’il existe très peu de recherches scientifiques spécifiquement consacrées à cette phobie.La personne concernée peut par exemple surveiller constamment son transit, s’inquiéter si elle n’est pas allée aux toilettes depuis une journée, modifier son alimentation ou encore utiliser des laxatifs de manière excessive par peur d’être « bloquée ».Or, ne pas aller à la selle tous les jours ne signifie pas nécessairement être constipé.Médicalement, la constipation peut notamment se caractériser par moins de trois selles par semaine, des selles dures ou difficiles à évacuer, ou encore une sensation d’évacuation incomplète. Mais la fréquence normale des selles varie considérablement d’une personne à l’autre.C’est justement cette variabilité qui peut alimenter l’angoisse. Une personne persuadée qu’elle doit absolument aller à la selle quotidiennement peut interpréter comme anormal un fonctionnement intestinal pourtant parfaitement physiologique.L’apopathodiaphulatophobie peut alors fonctionner comme d’autres phobies : la peur entraîne une surveillance accrue, cette surveillance augmente l’anxiété, et l’anxiété renforce à son tour la perception du danger.Dans une véritable phobie spécifique, la peur est persistante, disproportionnée par rapport au risque réel et peut entraîner des comportements d’évitement ou perturber la vie quotidienne.Un autre problème est que cette peur peut pousser à utiliser inutilement des médicaments ou des laxatifs. Or leur emploi excessif ou inadapté peut provoquer des troubles digestifs ou des déséquilibres et ne doit pas remplacer une évaluation médicale lorsqu’une constipation persiste.La prise en charge dépend donc de la situation. S’il existe réellement une constipation, il faut en rechercher la cause. Mais lorsque le problème principal est la peur elle-même, une approche psychologique, notamment les méthodes utilisées contre les phobies et l’anxiété, peut être envisagée.Ainsi, l’apopathodiaphulatophobie illustre un phénomène assez fascinant : un fonctionnement parfaitement banal du corps peut devenir, lorsqu’il est surveillé et redouté en permanence, la source d’une véritable anxiété.
  • Pourquoi faut-il dormir dans le noir absolu ?

    02:26|
    Même les yeux fermés, notre cerveau n’est pas totalement protégé de la lumière. Et c’est pourquoi dormir avec une veilleuse, une lampe ou la lumière de la rue pénétrant dans la chambre peut perturber notre sommeil.Une expérience publiée en 2016 dans la revue Scientific Reports l’a montré de manière particulièrement intéressante.Les chercheurs ont étudié de jeunes hommes en bonne santé dans un laboratoire du sommeil. Après avoir dormi une nuit dans l’obscurité, certains ont passé une nuit exposés à une lumière extrêmement faible : seulement 5 ou 10 lux. Pour comparaison, 10 lux correspondent à une pièce très faiblement éclairée, bien moins qu’un éclairage intérieur classique.Le lendemain, les participants ont effectué des exercices de mémoire de travail pendant que leur cerveau était observé par IRM fonctionnelle.Résultat : après une nuit passée sous une lumière de 10 lux, l’activité d’une région appelée gyrus frontal inférieur droit avait significativement diminué. Cette zone du cortex frontal participe notamment à certaines fonctions cognitives et à la mémoire de travail. En revanche, les chercheurs n’ont pas constaté cet effet significatif à 5 lux.Et ce n’est pas tout. Dans cette même expérience, les chercheurs avaient également observé que la lumière nocturne augmentait le temps passé éveillé après l’endormissement, augmentait le sommeil léger de stade N1 et diminuait le sommeil de stade N2. Autrement dit, même une faible lumière peut modifier l’architecture du sommeil.Comment est-ce possible puisque nous avons les paupières fermées ?Parce qu’elles ne bloquent pas totalement la lumière. Une partie atteint encore la rétine, qui transmet au cerveau des informations lumineuses capables d’influencer notre horloge biologique et les mécanismes contrôlant le sommeil.D’autres expériences vont dans le même sens. En 2022, des chercheurs ont fait dormir des volontaires sous un éclairage de 100 lux. Après une seule nuit, leur fréquence cardiaque était plus élevée et leur organisme présentait davantage de résistance à l’insuline que lorsqu’ils dormaient dans une lumière inférieure à 3 lux.Attention cependant : ces études ne prouvent pas qu’une veilleuse fait « vieillir le cerveau » ni qu’une obscurité absolument parfaite est indispensable.Elles indiquent quelque chose de plus raisonnable : notre organisme est conçu pour dormir dans un environnement très sombre.Fermer les volets, éliminer les lumières inutiles et éviter de laisser une lampe ou un écran allumé pendant la nuit est donc probablement l’une des mesures les plus simples pour protéger la qualité de son sommeil.
  • Quels sont les risques du vapotage passif ?

    02:35|
    Alors pour commencer, il faut souligner que lorsqu’une personne vapote à côté de vous, ce que vous respirez n’est pas simplement de la vapeur d’eau.En effet, la cigarette électronique chauffe un liquide composé généralement de propylène glycol, de glycérine, d’arômes et souvent de nicotine. Elle produit ainsi un aérosol, c’est-à-dire un nuage de minuscules particules et de substances chimiques.Une partie est inhalée par le vapoteur, puis rejetée dans l’air.Les personnes présentes peuvent donc elles aussi en respirer.Mais est-ce réellement dangereux ?Et bien une étude publiée en 2022 dans la revue scientifique Thorax s’est intéressée précisément à cette question.Les chercheurs ont suivi 2 097 jeunes adultes américains, interrogés régulièrement entre 2014 et 2019. Ils ont comparé les personnes exposées chez elles à l’aérosol de cigarettes électroniques avec celles qui ne l’étaient pas.Résultat : après avoir pris en compte plusieurs facteurs, notamment le tabagisme, le cannabis et l’exposition à la fumée de cigarette classique, le vapotage passif était associé à 40 % d’augmentation des probabilités de présenter des symptômes bronchitiques et à 53 % d’augmentation des probabilités de souffrir d’essoufflement.L’association était même plus marquée lorsque les chercheurs ne considéraient que les participants qui ne fumaient et ne vapotaient pas eux-mêmes.En revanche, aucune augmentation statistiquement significative des sifflements respiratoires n’a été retrouvée après ajustement des résultats.Comment expliquer ces effets ?Et bien parce que l’aérosol des cigarettes électroniques peut contenir de la nicotine, on l'a dit, mais aussi des particules ultrafines capables de pénétrer profondément dans les poumons, des composés organiques volatils ainsi que certains métaux comme le nickel, l’étain ou le plomb. Attention hein, il faut néanmoins rester prudent.Cette étude est observationnelle : elle montre une association, mais ne permet pas de prouver avec certitude que le vapotage passif est directement responsable de ces symptômes. Et nous manquons encore de données portant sur plusieurs décennies pour évaluer précisément les risques de maladies chroniques ou de cancers.Une revue systématique publiée en 2026 conclut d’ailleurs que les données disponibles suggèrent des effets nocifs, notamment respiratoires, mais que les connaissances restent encore limitées.Une chose est donc claire : le vapotage passif est probablement beaucoup moins toxique que le tabagisme passif, mais il n’est pas pour autant anodin.
  • Le sommeil polyphasique est-il meilleur que le sommeil traditionnel ?

    02:22|
    Et si, au lieu de dormir sept ou huit heures d’affilée, nous répartissions notre sommeil en plusieurs périodes au cours de la journée ?C’est le principe du sommeil polyphasique. Certaines méthodes modernes proposent par exemple une courte nuit complétée par plusieurs siestes. Les versions les plus extrêmes prétendent même permettre de fonctionner avec seulement quelques heures de sommeil par vingt-quatre heures.À première vue, l’idée paraît séduisante : davantage de temps éveillé, moins de fatigue et plusieurs occasions de récupérer dans la journée.Mais est-ce réellement meilleur pour notre organisme ?Il faut d’abord rappeler que dormir en plusieurs fois n’est pas une invention récente.Avant l’époque industrielle, certains Européens semblent avoir pratiqué ce qu’on appelle le sommeil segmenté. Ils avaient un « premier sommeil » en début de nuit, se réveillaient pendant une période parfois appelée dorveille, puis connaissaient un « second sommeil » jusqu’au matin.Mais attention : cela ne signifie pas qu’ils dormaient moins. Leur sommeil était simplement organisé différemment.Le problème des méthodes polyphasiques modernes apparaît surtout lorsqu’elles cherchent à réduire fortement la quantité totale de sommeil.Une importante revue scientifique publiée en 2021 dans la revue Sleep Health a examiné les travaux disponibles sur le sujet. Les chercheurs ont retenu 22 études pertinentes. Leur conclusion est claire : ils n’ont trouvé aucune preuve démontrant que les programmes polyphasiques améliorent la santé, les performances ou les capacités cognitives. Au contraire, lorsque ces programmes provoquent un manque de sommeil, ils peuvent détériorer la vigilance, l’humeur et les performances mentales.Une étude expérimentale publiée en 2026 est même arrivée à une conclusion préoccupante : des jeunes adultes suivant un programme polyphasique très restrictif présentaient davantage de somnolence, une vigilance diminuée et moins de sommeil profond que des sujets correctement reposés.Cela ne signifie pas qu’une sieste soit mauvaise. Une courte sieste peut parfaitement améliorer temporairement la vigilance et réduire la sensation de fatigue.Mais ce n’est pas la même chose que remplacer une nuit normale par une succession de petits épisodes de sommeil.En réalité, pour la plupart des adultes, le facteur essentiel reste surtout d’obtenir suffisamment de sommeil, de façon régulière, généralement au moins sept heures par nuit.Autrement dit, fractionner son sommeil n’est pas nécessairement dangereux.Mais croire que quelques siestes peuvent remplacer une véritable nuit réparatrice est, pour l’instant, une promesse que la science ne confirme pas.
  • Pourquoi une mère peut-elle garder toute sa vie des cellules de son enfant ?

    02:23|
    Après une grossesse, une mère ne conserve pas seulement des souvenirs de son enfant. Elle peut aussi conserver… certaines de ses cellules.Et parfois pendant des dizaines d’années.Ce phénomène étonnant porte un nom : le microchimérisme fœtal.Pour le comprendre, il faut revenir à la grossesse. Le placenta sépare la circulation sanguine de la mère de celle du fœtus, mais cette frontière n’est pas totalement hermétique.Pendant neuf mois, de petites quantités de cellules passent dans les deux sens. Des cellules maternelles rejoignent ainsi le fœtus, tandis que certaines cellules provenant du fœtus pénètrent dans le sang de la mère.La grande majorité disparaît après l’accouchement.Mais pas toutes.Certaines peuvent s’installer dans l’organisme maternel et y survivre extrêmement longtemps. Des cellules d’origine fœtale ont ainsi été retrouvées plusieurs décennies après une grossesse, notamment dans la moelle osseuse, le foie, la peau, les poumons ou encore le cœur.La mère devient donc, au sens biologique, une sorte de microchimère : son organisme contient une toute petite population de cellules possédant un patrimoine génétique différent du sien.Mais que font-elles là ?C’est précisément ce que les chercheurs essaient encore de comprendre.Certaines de ces cellules semblent capables de migrer vers des tissus endommagés et d’adopter les caractéristiques des cellules présentes sur place. Des études suggèrent donc qu’elles pourraient participer à certains mécanismes de réparation et de cicatrisation.Elles pourraient également interagir avec le système immunitaire de la mère.Mais attention : cela ne signifie pas que ces cellules sont forcément bénéfiques.Le microchimérisme a également été étudié dans certaines maladies auto-immunes et certains cancers. Les chercheurs ne savent cependant pas toujours si les cellules fœtales contribuent à la maladie, tentent au contraire de réparer les tissus touchés, ou sont simplement présentes sans jouer de rôle particulier.Le plus fascinant est donc peut-être ailleurs.La grossesse ne crée pas seulement un lien temporaire entre deux organismes. Elle provoque un véritable échange de cellules, dont certaines peuvent continuer à vivre dans le corps maternel longtemps après la naissance.Autrement dit, plusieurs décennies après avoir porté son enfant, une mère peut encore posséder, littéralement, une infime partie biologique de lui en elle.
  • Pourquoi l’eau chaude ne lave-t-elle pas mieux nos mains ?

    02:02|
    Quand une assiette est très sale, nous avons souvent tendance à utiliser de l’eau chaude. Alors, lorsqu’il s’agit de nos mains, l’idée paraît logique : plus l’eau est chaude, plus elle devrait tuer de bactéries.Pourtant, ce n’est pratiquement pas le cas.Se laver les mains avec de l’eau très chaude n’élimine pas davantage de microbes qu’avec de l’eau froide ou tiède.La raison est simple : aux températures que notre peau peut supporter, l’eau n’est pas suffisamment chaude pour tuer efficacement les bactéries.Certes, la chaleur peut détruire des micro-organismes. C’est d’ailleurs le principe de la cuisson ou de la stérilisation. Mais il faut généralement atteindre des températures bien supérieures à celles utilisées pour se laver les mains.Une eau capable de tuer rapidement un grand nombre de bactéries risquerait donc surtout… de nous brûler.Alors comment le lavage des mains fonctionne-t-il ?Son efficacité repose beaucoup moins sur la température que sur trois éléments : le savon, le frottement et le rinçage.Les molécules du savon ont une propriété particulière. Une partie est attirée par l’eau, tandis qu’une autre est attirée par les graisses.Or notre peau est recouverte d’une fine couche de sébum dans laquelle peuvent se retrouver des microbes et des particules de saleté.Lorsque nous nous savonnons les mains, le savon aide à détacher ces graisses et les micro-organismes qui y adhèrent. Le frottement des mains les décolle mécaniquement de la peau, puis l’eau courante les entraîne dans le lavabo.Autrement dit, le but n’est pas principalement de « tuer » les bactéries, mais de les retirer.Une étude menée par l’université Rutgers l’a bien montré. Des volontaires se sont lavé les mains avec une eau allant d’environ 15 à 38 degrés. Résultat : la température n’a pas eu d’effet significatif sur la quantité de bactéries éliminées.Ce qui compte davantage, c’est de bien savonner toute la surface des mains, notamment entre les doigts et autour des ongles, et de frotter suffisamment longtemps. Les autorités sanitaires recommandent généralement environ 20 secondes.Utiliser une eau brûlante peut même être contre-productif : des lavages répétés à température élevée peuvent irriter et dessécher la peau.Vous pouvez donc choisir la température qui vous semble confortable.Pour avoir les mains propres, ce n’est pas la chaleur qui fait la différence.C’est surtout la façon dont vous les lavez.
  • Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique ?

    02:44|
    Il s'agit d'une fatigue si profonde qu’une simple promenade, quelques courses ou même une conversation un peu longue peuvent vous épuiser pendant plusieurs jours. Oui ! C’est ce que peuvent vivre les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique, également appelé encéphalomyélite myalgique.Et contrairement à une idée longtemps répandue, il ne s’agit pas simplement d’être « très fatigué », ni d’un manque de volonté.D'ailleurs l’Organisation mondiale de la santé reconnaît depuis longtemps cette affection, et les autorités sanitaires considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable maladie, même si ses mécanismes biologiques restent encore imparfaitement compris.Malgré tout, le symptôme le plus évident est évidemment une fatigue importante et persistante.Mais cette fatigue possède une caractéristique essentielle : elle n’est pas réellement soulagée par le repos et entraîne une diminution importante des activités que la personne pouvait auparavant accomplir.Et surtout, l’un des signes les plus caractéristiques porte un nom : le « malaise post-effort ». En effet, après un effort physique ou intellectuel parfois très modeste, les symptômes s’aggravent de manière disproportionnée.Une personne peut par exemple se sentir relativement bien, faire une promenade ou participer à un repas de famille, puis connaître quelques heures plus tard, voire le lendemain, une véritable aggravation : épuisement, douleurs, difficultés à réfléchir ou symptômes ressemblant à ceux d’une infection.Et cette détérioration peut durer plusieurs jours, parfois davantage.Ensuite, d’autres manifestations sont fréquentes.Par exemple, le sommeil peut ne plus être réparateur : la personne dort mais se réveille aussi épuisée qu’avant de se coucher.Des troubles cognitifs peuvent également apparaître. Les malades parlent souvent de « brouillard cérébral » : difficultés de concentration, mémoire moins efficace ou impression de réfléchir au ralenti.Enfin certains souffrent de douleurs musculaires ou articulaires, de maux de tête et d’une intolérance à la position debout, avec vertiges, palpitations ou sensation de faiblesse.Mais alors, pourquoi cette maladie apparaît-elle ?Et bien, on ne le sait pas encore précisément. Chez certaines personnes, elle débute après une infection, notamment virale. Les chercheurs étudient plusieurs pistes impliquant le système immunitaire, le système nerveux autonome ou encore le métabolisme énergétique.Il n’existe d’ailleurs aucun test sanguin unique permettant de confirmer la maladie.Le diagnostic repose donc sur un ensemble de symptômes caractéristiques, leur durée et l’exclusion d’autres maladies pouvant provoquer une fatigue persistante, comme une anémie, une hypothyroïdie ou certains troubles du sommeil.Et c’est précisément ce qui rend cette maladie si difficile à identifier.
  • Remplacer le lait par des boissons végétales est-il risqué ?

    02:21|
    Nutritionnellement, pourtant, l’échange n’est pas toujours équivalent.Commençons par les protéines.Un verre de 250 millilitres de lait de vache apporte environ 8 grammes de protéines de bonne qualité. Une boisson aux amandes ou au riz peut n’en apporter qu’un ou deux grammes. Le lait de soja constitue une exception : sa teneur en protéines est généralement beaucoup plus proche de celle du lait de vache.Chez un adulte dont l’alimentation contient suffisamment de protéines par ailleurs, ce n’est généralement pas un problème. Mais chez un enfant, une personne âgée ou quelqu’un ayant une alimentation très restrictive, cette différence peut devenir importante.Deuxième point : le calcium.Le lait de vache en contient naturellement beaucoup. Certaines boissons végétales sont enrichies pour atteindre une quantité comparable. Mais ce n’est pas systématique.Si l’on supprime complètement les produits laitiers sans les remplacer par d’autres sources de calcium, les apports peuvent donc devenir insuffisants. À long terme, cela peut être défavorable à la santé osseuse.Même problème avec la vitamine D et la vitamine B12.Certaines boissons végétales en contiennent parce que les fabricants les ajoutent. D’autres en apportent très peu. La vitamine B12 mérite une attention particulière chez les personnes suivant une alimentation entièrement végétale, car elle se trouve naturellement essentiellement dans les aliments d’origine animale.Il faut également regarder l’iode.Le lait et les produits laitiers représentent une source importante d’iode dans l’alimentation de nombreuses populations. Or beaucoup de boissons végétales ne sont pas enrichies en iode. Un remplacement systématique peut donc réduire sensiblement les apports.Enfin, « végétal » ne signifie pas automatiquement « meilleur pour la santé ».Certaines boissons contiennent des sucres ajoutés. Il vaut donc mieux privilégier des versions non sucrées et vérifier leur composition.Faut-il alors conserver absolument le lait de vache ?Non.Un adulte peut parfaitement s’en passer si son alimentation compense les nutriments qu’il apportait. Si l’on souhaite une alternative nutritionnellement proche, une boisson au soja non sucrée et enrichie en calcium et en vitamines constitue souvent l’une des options les plus intéressantes.Le véritable piège est donc de considérer toutes les boissons végétales comme des substituts nutritionnels directs du lait.Remplacer un verre blanc par un autre verre blanc paraît anodin.Mais à l’intérieur, leur composition peut être très différente.