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Choses à Savoir SANTE
Les tatouages augmentent-ils les risques de cancer ?
Les tatouages peuvent-ils augmenter le risque de cancer de la peau ? La question revient souvent, car un tatouage n’est pas seulement un dessin : c’est de l’encre injectée dans le derme, donc une exposition durable à des pigments et à divers additifs. Certaines encres peuvent contenir des substances irritantes, allergènes, voire des composés potentiellement problématiques lorsqu’on les analyse en laboratoire. Cela peut logiquement faire craindre un effet cancérogène à long terme.
Mais en santé, l’intuition ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les études sur de grands groupes de personnes, comparant les tatoués aux non tatoués, en prenant en compte les facteurs essentiels (notamment l’exposition aux UV, qui est de loin la première cause de cancers de la peau).
À ce jour, les données scientifiques les plus solides ne montrent pas d’augmentation claire du risque de cancer de la peau chez les personnes tatouées, simplement parce qu’elles ont un tatouage. Autrement dit : avoir un tatouage ne semble pas, en soi, augmenter significativement le risque de mélanome ou des cancers cutanés les plus fréquents, quand on regarde l’ensemble des résultats disponibles.
Alors pourquoi lit-on parfois des histoires de cancers “sur un tatouage” ? Parce qu’il existe effectivement des cas rapportés : certaines tumeurs cutanées ont été diagnostiquées dans des zones tatouées. Mais ces cas restent rares et ne prouvent pas que le tatouage en est la cause. Il est aussi possible qu’un tatouage rende plus difficile la détection précoce d’une lésion (un grain de beauté qui change, une tache inhabituelle, une zone qui saigne ou croûte), simplement parce que les couleurs et les motifs masquent les signes visuels.
En pratique, le risque le plus important n’est donc pas tant “le tatouage = cancer”, mais plutôt : “le tatouage peut cacher un cancer débutant”.
Conclusion claire : aujourd’hui, il n’existe pas de preuve scientifique solide permettant d’affirmer que les tatouages augmentent le risque de cancer de la peau. En revanche, il est prudent de surveiller sa peau, y compris les zones tatouées, et de consulter si une lésion apparaît ou change (taille, forme, couleur, saignement). Et bien sûr, la meilleure prévention contre les cancers cutanés reste la même pour tout le monde : se protéger du soleil.
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Pourquoi faut-il dormir dans le noir absolu ?
02:26|Même les yeux fermés, notre cerveau n’est pas totalement protégé de la lumière. Et c’est pourquoi dormir avec une veilleuse, une lampe ou la lumière de la rue pénétrant dans la chambre peut perturber notre sommeil.Une expérience publiée en 2016 dans la revue Scientific Reports l’a montré de manière particulièrement intéressante.Les chercheurs ont étudié de jeunes hommes en bonne santé dans un laboratoire du sommeil. Après avoir dormi une nuit dans l’obscurité, certains ont passé une nuit exposés à une lumière extrêmement faible : seulement 5 ou 10 lux. Pour comparaison, 10 lux correspondent à une pièce très faiblement éclairée, bien moins qu’un éclairage intérieur classique.Le lendemain, les participants ont effectué des exercices de mémoire de travail pendant que leur cerveau était observé par IRM fonctionnelle.Résultat : après une nuit passée sous une lumière de 10 lux, l’activité d’une région appelée gyrus frontal inférieur droit avait significativement diminué. Cette zone du cortex frontal participe notamment à certaines fonctions cognitives et à la mémoire de travail. En revanche, les chercheurs n’ont pas constaté cet effet significatif à 5 lux.Et ce n’est pas tout. Dans cette même expérience, les chercheurs avaient également observé que la lumière nocturne augmentait le temps passé éveillé après l’endormissement, augmentait le sommeil léger de stade N1 et diminuait le sommeil de stade N2. Autrement dit, même une faible lumière peut modifier l’architecture du sommeil.Comment est-ce possible puisque nous avons les paupières fermées ?Parce qu’elles ne bloquent pas totalement la lumière. Une partie atteint encore la rétine, qui transmet au cerveau des informations lumineuses capables d’influencer notre horloge biologique et les mécanismes contrôlant le sommeil.D’autres expériences vont dans le même sens. En 2022, des chercheurs ont fait dormir des volontaires sous un éclairage de 100 lux. Après une seule nuit, leur fréquence cardiaque était plus élevée et leur organisme présentait davantage de résistance à l’insuline que lorsqu’ils dormaient dans une lumière inférieure à 3 lux.Attention cependant : ces études ne prouvent pas qu’une veilleuse fait « vieillir le cerveau » ni qu’une obscurité absolument parfaite est indispensable.Elles indiquent quelque chose de plus raisonnable : notre organisme est conçu pour dormir dans un environnement très sombre.Fermer les volets, éliminer les lumières inutiles et éviter de laisser une lampe ou un écran allumé pendant la nuit est donc probablement l’une des mesures les plus simples pour protéger la qualité de son sommeil.
Quels sont les risques du vapotage passif ?
02:35|Alors pour commencer, il faut souligner que lorsqu’une personne vapote à côté de vous, ce que vous respirez n’est pas simplement de la vapeur d’eau.En effet, la cigarette électronique chauffe un liquide composé généralement de propylène glycol, de glycérine, d’arômes et souvent de nicotine. Elle produit ainsi un aérosol, c’est-à-dire un nuage de minuscules particules et de substances chimiques.Une partie est inhalée par le vapoteur, puis rejetée dans l’air.Les personnes présentes peuvent donc elles aussi en respirer.Mais est-ce réellement dangereux ?Et bien une étude publiée en 2022 dans la revue scientifique Thorax s’est intéressée précisément à cette question.Les chercheurs ont suivi 2 097 jeunes adultes américains, interrogés régulièrement entre 2014 et 2019. Ils ont comparé les personnes exposées chez elles à l’aérosol de cigarettes électroniques avec celles qui ne l’étaient pas.Résultat : après avoir pris en compte plusieurs facteurs, notamment le tabagisme, le cannabis et l’exposition à la fumée de cigarette classique, le vapotage passif était associé à 40 % d’augmentation des probabilités de présenter des symptômes bronchitiques et à 53 % d’augmentation des probabilités de souffrir d’essoufflement.L’association était même plus marquée lorsque les chercheurs ne considéraient que les participants qui ne fumaient et ne vapotaient pas eux-mêmes.En revanche, aucune augmentation statistiquement significative des sifflements respiratoires n’a été retrouvée après ajustement des résultats.Comment expliquer ces effets ?Et bien parce que l’aérosol des cigarettes électroniques peut contenir de la nicotine, on l'a dit, mais aussi des particules ultrafines capables de pénétrer profondément dans les poumons, des composés organiques volatils ainsi que certains métaux comme le nickel, l’étain ou le plomb. Attention hein, il faut néanmoins rester prudent.Cette étude est observationnelle : elle montre une association, mais ne permet pas de prouver avec certitude que le vapotage passif est directement responsable de ces symptômes. Et nous manquons encore de données portant sur plusieurs décennies pour évaluer précisément les risques de maladies chroniques ou de cancers.Une revue systématique publiée en 2026 conclut d’ailleurs que les données disponibles suggèrent des effets nocifs, notamment respiratoires, mais que les connaissances restent encore limitées.Une chose est donc claire : le vapotage passif est probablement beaucoup moins toxique que le tabagisme passif, mais il n’est pas pour autant anodin.
Le sommeil polyphasique est-il meilleur que le sommeil traditionnel ?
02:22|Et si, au lieu de dormir sept ou huit heures d’affilée, nous répartissions notre sommeil en plusieurs périodes au cours de la journée ?C’est le principe du sommeil polyphasique. Certaines méthodes modernes proposent par exemple une courte nuit complétée par plusieurs siestes. Les versions les plus extrêmes prétendent même permettre de fonctionner avec seulement quelques heures de sommeil par vingt-quatre heures.À première vue, l’idée paraît séduisante : davantage de temps éveillé, moins de fatigue et plusieurs occasions de récupérer dans la journée.Mais est-ce réellement meilleur pour notre organisme ?Il faut d’abord rappeler que dormir en plusieurs fois n’est pas une invention récente.Avant l’époque industrielle, certains Européens semblent avoir pratiqué ce qu’on appelle le sommeil segmenté. Ils avaient un « premier sommeil » en début de nuit, se réveillaient pendant une période parfois appelée dorveille, puis connaissaient un « second sommeil » jusqu’au matin.Mais attention : cela ne signifie pas qu’ils dormaient moins. Leur sommeil était simplement organisé différemment.Le problème des méthodes polyphasiques modernes apparaît surtout lorsqu’elles cherchent à réduire fortement la quantité totale de sommeil.Une importante revue scientifique publiée en 2021 dans la revue Sleep Health a examiné les travaux disponibles sur le sujet. Les chercheurs ont retenu 22 études pertinentes. Leur conclusion est claire : ils n’ont trouvé aucune preuve démontrant que les programmes polyphasiques améliorent la santé, les performances ou les capacités cognitives. Au contraire, lorsque ces programmes provoquent un manque de sommeil, ils peuvent détériorer la vigilance, l’humeur et les performances mentales.Une étude expérimentale publiée en 2026 est même arrivée à une conclusion préoccupante : des jeunes adultes suivant un programme polyphasique très restrictif présentaient davantage de somnolence, une vigilance diminuée et moins de sommeil profond que des sujets correctement reposés.Cela ne signifie pas qu’une sieste soit mauvaise. Une courte sieste peut parfaitement améliorer temporairement la vigilance et réduire la sensation de fatigue.Mais ce n’est pas la même chose que remplacer une nuit normale par une succession de petits épisodes de sommeil.En réalité, pour la plupart des adultes, le facteur essentiel reste surtout d’obtenir suffisamment de sommeil, de façon régulière, généralement au moins sept heures par nuit.Autrement dit, fractionner son sommeil n’est pas nécessairement dangereux.Mais croire que quelques siestes peuvent remplacer une véritable nuit réparatrice est, pour l’instant, une promesse que la science ne confirme pas.
Pourquoi une mère peut-elle garder toute sa vie des cellules de son enfant ?
02:23|Après une grossesse, une mère ne conserve pas seulement des souvenirs de son enfant. Elle peut aussi conserver… certaines de ses cellules.Et parfois pendant des dizaines d’années.Ce phénomène étonnant porte un nom : le microchimérisme fœtal.Pour le comprendre, il faut revenir à la grossesse. Le placenta sépare la circulation sanguine de la mère de celle du fœtus, mais cette frontière n’est pas totalement hermétique.Pendant neuf mois, de petites quantités de cellules passent dans les deux sens. Des cellules maternelles rejoignent ainsi le fœtus, tandis que certaines cellules provenant du fœtus pénètrent dans le sang de la mère.La grande majorité disparaît après l’accouchement.Mais pas toutes.Certaines peuvent s’installer dans l’organisme maternel et y survivre extrêmement longtemps. Des cellules d’origine fœtale ont ainsi été retrouvées plusieurs décennies après une grossesse, notamment dans la moelle osseuse, le foie, la peau, les poumons ou encore le cœur.La mère devient donc, au sens biologique, une sorte de microchimère : son organisme contient une toute petite population de cellules possédant un patrimoine génétique différent du sien.Mais que font-elles là ?C’est précisément ce que les chercheurs essaient encore de comprendre.Certaines de ces cellules semblent capables de migrer vers des tissus endommagés et d’adopter les caractéristiques des cellules présentes sur place. Des études suggèrent donc qu’elles pourraient participer à certains mécanismes de réparation et de cicatrisation.Elles pourraient également interagir avec le système immunitaire de la mère.Mais attention : cela ne signifie pas que ces cellules sont forcément bénéfiques.Le microchimérisme a également été étudié dans certaines maladies auto-immunes et certains cancers. Les chercheurs ne savent cependant pas toujours si les cellules fœtales contribuent à la maladie, tentent au contraire de réparer les tissus touchés, ou sont simplement présentes sans jouer de rôle particulier.Le plus fascinant est donc peut-être ailleurs.La grossesse ne crée pas seulement un lien temporaire entre deux organismes. Elle provoque un véritable échange de cellules, dont certaines peuvent continuer à vivre dans le corps maternel longtemps après la naissance.Autrement dit, plusieurs décennies après avoir porté son enfant, une mère peut encore posséder, littéralement, une infime partie biologique de lui en elle.
Pourquoi l’eau chaude ne lave-t-elle pas mieux nos mains ?
02:02|Quand une assiette est très sale, nous avons souvent tendance à utiliser de l’eau chaude. Alors, lorsqu’il s’agit de nos mains, l’idée paraît logique : plus l’eau est chaude, plus elle devrait tuer de bactéries.Pourtant, ce n’est pratiquement pas le cas.Se laver les mains avec de l’eau très chaude n’élimine pas davantage de microbes qu’avec de l’eau froide ou tiède.La raison est simple : aux températures que notre peau peut supporter, l’eau n’est pas suffisamment chaude pour tuer efficacement les bactéries.Certes, la chaleur peut détruire des micro-organismes. C’est d’ailleurs le principe de la cuisson ou de la stérilisation. Mais il faut généralement atteindre des températures bien supérieures à celles utilisées pour se laver les mains.Une eau capable de tuer rapidement un grand nombre de bactéries risquerait donc surtout… de nous brûler.Alors comment le lavage des mains fonctionne-t-il ?Son efficacité repose beaucoup moins sur la température que sur trois éléments : le savon, le frottement et le rinçage.Les molécules du savon ont une propriété particulière. Une partie est attirée par l’eau, tandis qu’une autre est attirée par les graisses.Or notre peau est recouverte d’une fine couche de sébum dans laquelle peuvent se retrouver des microbes et des particules de saleté.Lorsque nous nous savonnons les mains, le savon aide à détacher ces graisses et les micro-organismes qui y adhèrent. Le frottement des mains les décolle mécaniquement de la peau, puis l’eau courante les entraîne dans le lavabo.Autrement dit, le but n’est pas principalement de « tuer » les bactéries, mais de les retirer.Une étude menée par l’université Rutgers l’a bien montré. Des volontaires se sont lavé les mains avec une eau allant d’environ 15 à 38 degrés. Résultat : la température n’a pas eu d’effet significatif sur la quantité de bactéries éliminées.Ce qui compte davantage, c’est de bien savonner toute la surface des mains, notamment entre les doigts et autour des ongles, et de frotter suffisamment longtemps. Les autorités sanitaires recommandent généralement environ 20 secondes.Utiliser une eau brûlante peut même être contre-productif : des lavages répétés à température élevée peuvent irriter et dessécher la peau.Vous pouvez donc choisir la température qui vous semble confortable.Pour avoir les mains propres, ce n’est pas la chaleur qui fait la différence.C’est surtout la façon dont vous les lavez.
Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique ?
02:44|Il s'agit d'une fatigue si profonde qu’une simple promenade, quelques courses ou même une conversation un peu longue peuvent vous épuiser pendant plusieurs jours. Oui ! C’est ce que peuvent vivre les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique, également appelé encéphalomyélite myalgique.Et contrairement à une idée longtemps répandue, il ne s’agit pas simplement d’être « très fatigué », ni d’un manque de volonté.D'ailleurs l’Organisation mondiale de la santé reconnaît depuis longtemps cette affection, et les autorités sanitaires considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable maladie, même si ses mécanismes biologiques restent encore imparfaitement compris.Malgré tout, le symptôme le plus évident est évidemment une fatigue importante et persistante.Mais cette fatigue possède une caractéristique essentielle : elle n’est pas réellement soulagée par le repos et entraîne une diminution importante des activités que la personne pouvait auparavant accomplir.Et surtout, l’un des signes les plus caractéristiques porte un nom : le « malaise post-effort ». En effet, après un effort physique ou intellectuel parfois très modeste, les symptômes s’aggravent de manière disproportionnée.Une personne peut par exemple se sentir relativement bien, faire une promenade ou participer à un repas de famille, puis connaître quelques heures plus tard, voire le lendemain, une véritable aggravation : épuisement, douleurs, difficultés à réfléchir ou symptômes ressemblant à ceux d’une infection.Et cette détérioration peut durer plusieurs jours, parfois davantage.Ensuite, d’autres manifestations sont fréquentes.Par exemple, le sommeil peut ne plus être réparateur : la personne dort mais se réveille aussi épuisée qu’avant de se coucher.Des troubles cognitifs peuvent également apparaître. Les malades parlent souvent de « brouillard cérébral » : difficultés de concentration, mémoire moins efficace ou impression de réfléchir au ralenti.Enfin certains souffrent de douleurs musculaires ou articulaires, de maux de tête et d’une intolérance à la position debout, avec vertiges, palpitations ou sensation de faiblesse.Mais alors, pourquoi cette maladie apparaît-elle ?Et bien, on ne le sait pas encore précisément. Chez certaines personnes, elle débute après une infection, notamment virale. Les chercheurs étudient plusieurs pistes impliquant le système immunitaire, le système nerveux autonome ou encore le métabolisme énergétique.Il n’existe d’ailleurs aucun test sanguin unique permettant de confirmer la maladie.Le diagnostic repose donc sur un ensemble de symptômes caractéristiques, leur durée et l’exclusion d’autres maladies pouvant provoquer une fatigue persistante, comme une anémie, une hypothyroïdie ou certains troubles du sommeil.Et c’est précisément ce qui rend cette maladie si difficile à identifier.
Remplacer le lait par des boissons végétales est-il risqué ?
02:21|Nutritionnellement, pourtant, l’échange n’est pas toujours équivalent.Commençons par les protéines.Un verre de 250 millilitres de lait de vache apporte environ 8 grammes de protéines de bonne qualité. Une boisson aux amandes ou au riz peut n’en apporter qu’un ou deux grammes. Le lait de soja constitue une exception : sa teneur en protéines est généralement beaucoup plus proche de celle du lait de vache.Chez un adulte dont l’alimentation contient suffisamment de protéines par ailleurs, ce n’est généralement pas un problème. Mais chez un enfant, une personne âgée ou quelqu’un ayant une alimentation très restrictive, cette différence peut devenir importante.Deuxième point : le calcium.Le lait de vache en contient naturellement beaucoup. Certaines boissons végétales sont enrichies pour atteindre une quantité comparable. Mais ce n’est pas systématique.Si l’on supprime complètement les produits laitiers sans les remplacer par d’autres sources de calcium, les apports peuvent donc devenir insuffisants. À long terme, cela peut être défavorable à la santé osseuse.Même problème avec la vitamine D et la vitamine B12.Certaines boissons végétales en contiennent parce que les fabricants les ajoutent. D’autres en apportent très peu. La vitamine B12 mérite une attention particulière chez les personnes suivant une alimentation entièrement végétale, car elle se trouve naturellement essentiellement dans les aliments d’origine animale.Il faut également regarder l’iode.Le lait et les produits laitiers représentent une source importante d’iode dans l’alimentation de nombreuses populations. Or beaucoup de boissons végétales ne sont pas enrichies en iode. Un remplacement systématique peut donc réduire sensiblement les apports.Enfin, « végétal » ne signifie pas automatiquement « meilleur pour la santé ».Certaines boissons contiennent des sucres ajoutés. Il vaut donc mieux privilégier des versions non sucrées et vérifier leur composition.Faut-il alors conserver absolument le lait de vache ?Non.Un adulte peut parfaitement s’en passer si son alimentation compense les nutriments qu’il apportait. Si l’on souhaite une alternative nutritionnellement proche, une boisson au soja non sucrée et enrichie en calcium et en vitamines constitue souvent l’une des options les plus intéressantes.Le véritable piège est donc de considérer toutes les boissons végétales comme des substituts nutritionnels directs du lait.Remplacer un verre blanc par un autre verre blanc paraît anodin.Mais à l’intérieur, leur composition peut être très différente.
Pourquoi ne faut-il pas toujours se brosser les dents juste après avoir mangé ?
02:16|On nous répète depuis l’enfance qu’il faut se brosser les dents après les repas. Cela paraît parfaitement logique : on mange, des résidus restent dans la bouche, alors on prend immédiatement sa brosse à dents pour nettoyer tout cela.Pourtant, dans certaines situations, c’est précisément le mauvais moment.Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser à l’émail, cette couche extrêmement dure qui recouvre nos dents.Après avoir consommé des aliments ou des boissons acides — comme des agrumes, des sodas, du jus de fruits, du vin ou certaines vinaigrettes — le pH de la bouche diminue. Autrement dit, l’environnement devient temporairement plus acide.Or l’acidité favorise la déminéralisation de la surface de l’émail. Celui-ci ne devient évidemment pas mou comme du beurre, mais sa surface est momentanément plus vulnérable à l’usure.C’est là que la brosse à dents peut poser problème.Si vous vous brossez vigoureusement les dents immédiatement après cette exposition acide, l’action mécanique de la brosse et du dentifrice peut accentuer l’érosion de cette surface fragilisée.Paradoxalement, en voulant protéger vos dents au plus vite, vous risquez donc de favoriser leur usure.Heureusement, notre bouche possède son propre système de défense : la salive.Après le repas, elle contribue progressivement à neutraliser les acides et fournit notamment du calcium et du phosphate, qui participent au processus de reminéralisation de l’émail.C’est pourquoi, après une consommation particulièrement acide, il est généralement préférable d’attendre avant de sortir sa brosse à dents. Une recommandation courante consiste à patienter environ 30 minutes, et parfois jusqu’à une heure selon les conseils dentaires.En attendant, on peut simplement se rincer la bouche avec de l’eau. Mâcher un chewing-gum sans sucre peut également stimuler la production de salive.Mais attention à ne pas transformer cette recommandation en règle absolue.Le problème n’est pas le simple fait d’avoir mangé. C’est surtout l’acidité et le risque d’érosion qui justifient d’attendre. Et cela ne remet évidemment pas en cause l’importance du brossage : deux fois par jour pendant environ deux minutes, avec un dentifrice fluoré.Retenez donc cette idée assez contre-intuitive : après un jus d’orange, un soda ou un repas très acide, vos dents n’ont pas immédiatement besoin d’être frottées.Elles ont d’abord besoin d’un peu de temps.Le temps que la salive fasse son travail et que l’émail retrouve un environnement moins agressif.
Pourquoi ne faut-il pas croire les calories affichées par votre montre connectée ?
02:14|Vous venez de courir pendant une heure et votre montre connectée vous annonce fièrement : 600 calories brûlées. Mauvaise nouvelle : ce chiffre peut être assez éloigné de la réalité.C’est ce que montre une étude publiée en juillet 2026 dans la revue scientifique PLOS ONE.Des chercheurs de l’Université internationale de Floride, dirigés par le kinésiologue Jason Kostrna, ont testé quatre appareils très répandus : l’Apple Watch Series 8, la Garmin Forerunner 955, la Samsung Galaxy Watch 5 et la Fitbit Sense 2.58 adultes ont effectué un exercice sur un vélo d’appartement, à différentes intensités.Pendant l’effort, les chercheurs ont comparé les calories annoncées par les montres à celles mesurées par un appareil professionnel, le COSMED K5.Celui-ci utilise une technique appelée « calorimétrie indirecte ». Concrètement, il analyse notamment l’oxygène consommé et le dioxyde de carbone rejeté par la respiration. Cela permet d’estimer beaucoup plus précisément l’énergie réellement dépensée par l’organisme.Résultat : les montres étaient loin d’être parfaitement fiables.Selon les modèles, l’erreur absolue médiane sur les calories dépensées se situait autour de 15 à 25 %. Certains appareils avaient notamment tendance à surestimer la dépense énergétique.Pourquoi ?Parce qu’une montre ne mesure pas directement les calories. Elle les calcule à partir d’informations comme votre âge, votre sexe, votre poids, vos mouvements et surtout votre fréquence cardiaque.Cette dernière est généralement mesurée grâce à des LED situées sous la montre. Elles éclairent la peau et permettent de détecter les variations du volume sanguin provoquées par les battements du cœur. Cette technique s’appelle la photopléthysmographie.Mais le signal peut être perturbé par les mouvements, le contact de la montre avec la peau ou certaines caractéristiques corporelles.L’étude révèle justement un phénomène particulièrement intéressant : plus le pourcentage de graisse corporelle augmentait, plus l’erreur dans l’estimation des calories avait tendance à augmenter.Cela ne signifie pas que votre montre est inutile. Elle peut être très pratique pour suivre votre activité physique ou comparer vos entraînements au fil du temps.Le problème apparaît lorsqu’on considère son estimation calorique comme une mesure exacte.Imaginez que votre montre vous annonce 600 calories dépensées et que vous décidez de manger 600 calories supplémentaires pour « compenser ». Avec une erreur de 20 %, votre calcul peut rapidement devenir faux.La bonne façon d’utiliser ces chiffres est donc de les considérer comme des estimations, et surtout comme des outils de comparaison.Votre montre sait très bien compter les secondes.Pour les calories, en revanche, elle fait surtout… une estimation.