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Choses à Savoir GASTRONOMIE

Quelle est l'origine du bubble tea ?

Une grosse paille, du thé froid et des grosses perles au fond d'un immense gobelet, je vous présente le bubble tea ou thé aux perles à vous de choisir la VO ou la VF. Rien à voir avec la cérémonie du thé au Japon qui remonte à l'an 800.

Exit le café serré avec verre d'eau siouplé, brexit le traditionnel earl grey avec nuage de lait au tea time, les ados eux, ils sont boba de bubble tea. Qui a eu cette drôle d'idée de créer le bubble tea ?


Le bubble tea est la boisson favorite des ados et la tendance est fulgurante en France mais il est bien plus vieux qu'on ne le croit. Back to the 80's. C'est la belle époque des permanentes, des épaulettes et des leggings en cuir. Direction Taïwan. Le pays est reconnu pour son thé de grande qualité, le Oolong. Un thé noir auquel on prête un tas de vertus : relaxant, brûle-graisse, anti-inflammatoire, la liste est Ô longue !


On raconte que le premier bubble tea est né en 1983 dans un salon de thé à Taichung chez Chun Shui Tang. La recette de base, c'est du thé noir au lait mixé dans un shaker mais ce sont surtout les bubble les stars de ce produits, on appelle ça des perles boba.


Il y a deux variétés. Pour les puristes, ce sont les perles de tapioca. Ces petites billes sont moelleuses et roulent sur la langue. Et le tapioca, c'est la farine issue du tubercule de manioc. Voilà pour la recette tradi.


Maintenant, les perles peuvent être aussi à base de jus de fruit très sucré, presque du sirop. Il va être trasnformer un bubble grâce à la sphérification. C'est une des techniques de la cuisine moléculaire. Mélangée à de l'alginate, le liquide est immédiatement enrobé d'une fine couche de gel lorsqu'il est plongé dans un bain de calcium.


Au départ donc, le bubble tea se fait avec du thé au lait froid. Maintenant, il y a à boire et à manger…frappé mangue, coco, matcha, perles de fraise, supplément sirop et bonbons. Toujours plus !

On l'aime parce que les déclinaisons sont infinies ou presque. Le consommateur a énormément de choix. Il y a une hype autour de ce produit aussi parce qu'il est beau. Il y a de la couleur, c'est fun et puis, ça fait une jolie photo sur Insta !

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  • 200e épisode ! Pourquoi la gastronomie mauricienne fait-elle partie des meilleures cuisines au monde ?

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    Déjà 200 épisodes ! Lé temps passe vite bêta comme on dirait à Maurice. Pour cet épisode un peu spécial, je voulais vous parler de la gastronomie mauricienne. Pour moi, c'est l'une des meilleurs au monde. Il y a une grande diversité dans les goûts et les préparations parce que l'Ile est un mélange de cultures. Et sa gastronomie locale est un melting-pot de saveurs.J'ai déjà consacré un épisode entier au briyani et ça reste mon plat préféré. J'aimerais vous parler de quelques spécialités qui font l'identité de la cuisine mauricienne. Difficile de faire un choix, le mieux, c'est de s'inspirer des produits du marché local et de la street-food.À l'apéro, je vous propose un gato brinzel et des gato pima. Le premier est un beignet d'aubergine, le second est un petit falafel. Réalisé avec du pois cassé jaune, des épices et du pima, c'est du piment en créole, ce petit bonbon est végétarien et sans-gluten. Ces snacks, on peut les manger à tout heure de la journée grâce aux vendeurs ambulants. Quitte à être dehors, allons chercher à boire au bazar. Le marché local.Il y a quelques rhums de belle qualité mais la boisson nationale qu'on boit sur le pouce au bazar, c'est le Alouda. Un bubble tea de l'Ile Maurice. C'est un boisson à base de lait, de sirop de rose et de tukmaria, des graines noires de basilic appelées aussi graines de sabja. Elles s'épaississent et se gélifient au contact d'un liquide, ça fait des petites bubble dans le lait froid. Le alouda viendra apaiser le feu de votre bouche !Enivré par les odeurs du marché, des fruits de la passion tout juste ouverts, de la coriandre parfume l'air et là, vous sentez un truc qui vous fait faire 3 pas en arrière. L'étal des poissons et céphalopodes salés. Vous voyez des filets de poisson séchés pendre au-dessus de vos têtes. On ne peut pas faire plus typique. Le poisson snoek pêché le long des côtes mauricienne salé et séché permet de cuisiner le cari poisson salé. Il est cuit dans une sauce rougaille avec des tomates, de l'ail et un peu de piment. Ce poisson local, c'est un grand brochet. Vous pouvez faire une version avec de la morue salée, il faut juste un poisson qui se tienne bien à la cuisson. C'était le plat préféré de mon grand-père ! Il cuisinait aussi les gato coco, un rocher coco ultra-sucré, petit confiserie multicolore qu'on adore à Maurice. On peut les trouver au tabagie, une épicerie / droguerie où on peut à la fois acheter des clopes et des sandwichs, improbable mais c'est un lieu cher à tous les Mauriciens que je salue ! Hâte d'être au 201e épisode. Merci d'écouter le podcast Choses à Savoir Gastronomie !
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    Le mois d'octobre, c'est le mois choisi pour sensibiliser au cancer du sein, faire de la prévention, inciter au dépistage et soutenir la recherche. Une campagne internationale qui permet de sauver des vies ! C'est Octobre Rose. Notre alimentation à son rôle à jouer dans la prévention. Notre assiette se pare donc de cette couleur avec des produits bons pour notre santé.
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