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PROCÈS EN DESTITUTION : TRUMP INTOUCHABLE ? 17-01-2020

PROCÈS EN DESTITUTION : TRUMP INTOUCHABLE ? 17-01-2020


Invités


Philippe DESSERTINE

Directeur de l’Institut de haute finance


Thomas SNEGAROFF

Historien des Etats-Unis


Anne DEYSINE

Juriste et politologue spécialiste des Etats-Unis


Lucie ROBEQUAIN

Rédactrice en chef aux « Échos » – Ancienne correspondante à New York


Il y a eu Andrew Johnson et Bill Clinton. Il y aura désormais Donald Trump. Visé par une procédure d'impeachment, le milliardaire américain va être le troisième président des États-Unis à connaître un procès en destitution. Après la lecture jeudi au Sénat de l’acte d'accusation contre le président des Etats-Unis, les 100 sénateurs chargés de le juger ont prêté serment collectivement devant le chef de la Cour suprême, donnant ainsi le coup d’envoi de ce procès historique.

Le locataire de la Maison-Blanche, qui ne devrait pas comparaître en personne, a été mis en accusation pour "abus de pouvoir " et "entrave au travail du Congrès". Il est accusé d’avoir "trahi" son serment de président et la Constitution en "sollicitant l’interférence d’un gouvernement étranger, l’Ukraine, (…) pour son gain politique personnel dans l’élection de 2020". Selon les démocrates, le président américain a "fait pression" sur le président ukrainien Zelensky "pour qu’il annonce l’ouverture d’une enquête sur Joe Biden", dont le fils a travaillé pour la compagnie gazière Burisma. Donald Trump aurait ensuite cherché à "couvrir ses traces" en bloquant l’enquête du Congrès, en refusant de transmettre des documents et en bloquant le témoignage de témoins-clés.

Les débats de ce procès débuteront véritablement mardi 21 janvier prochain et devraient durer deux semaines. Mais sauf énorme surprise, Donald Trump, comme Bill Clinton en 1999, devrait échapper à une destitution. Les républicains font en effet bloc autour de lui et disposent de la majorité au Sénat. Or, les mathématiques sont implacables : avec 47 voix sur 100, les démocrates ont besoin de 20 républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaires à condamner – et destituer – un président. Un scénario qui semble aujourd’hui plus qu’improbable en pleine campagne présidentielle.

Alors intouchable, Trump ? Le milliardaire qui dénonce depuis le début "une chasse aux sorcières" se montre confiant et pense plutôt à la 50ème édition du Forum économique mondial de Davos. Attendu lundi comme la grande vedette de ce rendez-vous international, le président des Etats-Unis entend y vanter sa politique et la bonne santé économique des Etats-Unis. Donald Trump pourrait aussi mettre en avant la signature de la phase 1 d’un accord commercial avec la Chine, mercredi dernier, qu’il a déjà qualifié de "pas de géant".

Cet accord constitue une trêve dans la guerre commerciale que les deux puissances se mènent depuis 2018. Pékin s'est notamment engagé à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains en plus sur deux ans, par rapport au niveau de 2017. Mais cette disposition inquiète Bruxelles qui redoute de voir les entreprises européennes pénalisées sur le marché chinois face à leurs concurrentes américaines. L’Union Européenne a d’ailleurs annoncé aujourd’hui qu’elle saisirait l’OMC, si l'accord entraîne des "distorsions commerciales".

Quels sont les enjeux de l’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine ? Comment va se dérouler le procès en destitution de Donald Trump ? Quelles sont les prochaines étapes ? Quel camp sortira vainqueur auprès de l'opinion publique, à moins de dix mois de l'élection de novembre 2020 ? Enfin où en est la primaire démocrate ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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10/10/2018

Remaniement, manifs : ça patine ! - 09.10.2018

C’est le premier rendez-vous social de cette rentrée. Au moment où un nouveau gouvernement doit être nommé, salariés, étudiants, lycéens et retraités ont répondu ce mardi, à l’appel lancé par la CGT et FO, à battre le pavé dans toute la France contre la « politique idéologique visant à la destruction du modèle social » de l’exécutif. Solidaires (Sud), mais aussi les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL et de la FIDL, se sont également joints au mouvement, tout comme neuf organisations de retraités. Plus d'une centaine de rassemblements ont eu lieu sur tout le territoire, avec des grèves et des débrayages, notamment dans le public, les hôpitaux, les écoles ou les transports, mais avec des conséquences assez limitées. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, il s’agit de la douzième fois que la CGT appelle à la mobilisation. Cette fois, la centrale de la porte de Montreuil entend faire entendre sa voix face à la politique gouvernementale qui relève selon elle « d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ». La Confédération n'est pas seule dans cette démarche : Philippe Martinez a défilé aux côtés de Pascal Pavageau de Force ouvrière à Paris. En revanche, la FSU, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC n’ont pas appelé à manifester, et les syndicalistes étaient prudents quant à l’ampleur du mouvement. Philippe Martinez a ainsi reconnu que « ce n’est pas facile de mobiliser » et a prévenu ce matin que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre » mais « un mouvement significatif ». Les syndicats espèrent toutefois que cette mobilisation va servir en quelque sorte de tour de chauffe avant l’arrivée des futures réformes annoncées : assurance chômage et surtout les retraites. Demain, les organisations syndicales et patronales ont rendez-vous ensemble avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Une première réunion collective qui devrait permettre de lever le voile sur les principales pistes de la réforme.Invités :- Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo- Yves THREARD - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Christelle BERTRAND - Journaliste politique, correspondante à Paris pour la Dépêche du Midi- Gilles DANSART - Journaliste spécialiste des relations sociales, directeur de « Mobilettre »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/11/2018

Qui est le "Trump brésilien" ? 10.10.2018

Le Brésil a commencé une campagne de trois semaines qui s'annonce mouvementée et tendue jusqu'au second tour de l’élection présidentielle, après le très gros score du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Arrivé en tête du premier tour, ce nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, a recueilli dimanche 46 % des suffrages, soit près de 50 millions de voix. Une nette victoire assortie d'un raz-de-marée au Congrès, sa formation le Parti social libéral ayant vu son nombre de députés multiplié par six à l'issue des élections législatives, qui ont eu également lieu dimanche.La performance est à la mesure du phénomène électoral que Jair Bolsonaro est devenu dans cette campagne chaotique marquée par l’incarcération de l’ancien président Lula pour corruption, et après avoir été lui-même victime d'un attentat à l'arme blanche. Parti loin dans les sondages - il était crédité de seulement 4 % des intentions de vote il y a un an - Jair Bolsonaro s'est rêvé en « Donald Trump des tropiques ». Et ce rêve d’ascension s'est réalisé en quelques semaines à peine dans un contexte très particulier au Brésil : 12 % de chômage, une économie à plat, une violence endémique, une population exaspérée par des partis politiques corrompus et la criminalité.Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – « Un bon bandit est un bandit mort », selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Son probable futur vice-président, le général Hamilton Mourao, n’a pas craint d’évoquer l’option d’un « auto-coup d’Etat» en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution sans l’aval du Congrès. Quand sur le plan économique, son conseiller l’ancien banquier Paulo Guedes promet des privatisations massives, des baisses d’impôts, une nouvelle réforme des retraites ou encore la fin du treizième mois pour les salariés, soit une politique ultralibérale.En diabolisant la gauche sud-américaine et en se servant de l’éviction de Lula dans la course à la présidence, Jair Bolsonaro a réussi à capter le rejet du PT et à se hisser aux portes du pouvoir. Il n'a toutefois pas été élu président au premier tour, comme il l'espérait. Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29 %) du Parti des travailleurs (PT), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour.Alors qui est réellement Jair Bolsonaro ? Pourquoi ce candidat d’extrême droite séduit-il les électeurs brésiliens ? Quel est son programme ? Quels sont les enjeux de cette élection ? La démocratie est-elle en danger au Brésil ?Invités:François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationaleThomas SNEGAROFF-Historien, spécialiste des Etats-UnisSilvano MENDES -Journaliste à la rédaction brésilienne de RFI, Radio France InternationaleMaud CHIRIO -Historienne, spécialiste du Brésil contemporain et notamment de la dictature militaire brésilienne. Sondernier ouvrage «La politique en uniforme »a été publié aux éditions Presses universitaires de RennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/12/2018

Pluies, ouragans, chaleur : doit-on s'habituer ? 11.10.2018

Tempêtes tropicales, pluies torrentielles et inondations: le climat se déchaîne aux quatre coins de la planète. Cette nuit, les Etats-Unis ont affronté l’un des plus puissants ouragans de leur histoire. Des vents particulièrement violents ont déferlé à plus de 250 km/h sur la Floride. L’ouragan baptisé Michael a fait un mort et de considérables dégâts sur son passage. L’état d’urgence a été déclaré sur l’ensemble de la Floride afin de débloquer une aide fédérale. En France, de fortes pluies se sont abattues cette nuit dans le département du Var. Cinq voitures ont été emportées vers la mer à cause des inondations et de la montée d’une rivière. Les corps de deux personnes à bord d’un véhicule ont été retrouvés. En tout, les pompiers du Var sont intervenus 250 fois, dans des conditions météorologiques compliquées, et les recherches continuent.La montée des eaux et les tempêtes à répétition ne sont pas les seules conséquences du réchauffement climatique. Dans les Alpes, les randonneurs et les alpinistes en font l’amère expérience. Éboulements dangereux et meurtriers, manteaux neigeux instables, températures positives à plus de 3 000 mètres…Au sommet des montagnes, le paysage se défigure peu à peu. En Isère, la station des Deux-Alpes ne pourra pas ouvrir son glacier à la Toussaint. Alors que les estimations prédisent une hausse des températures au cours des années à venir, les spécialistes et guides alpins tirent la sonnette d’alarme.Des températures estivales jusqu’en automne… Et des moustiques aussi! Le climat doux du mois de septembre, entrecoupé de quelques épisodes pluvieux, a favorisé une prolifération de ces insectes adeptes de la chaleur et de l’humidité. A tel point qu’ils pourraient nous accompagner jusqu’à Noël, selon les spécialistes. Déjà présent dans 42 départements français, le moustique tigre inquiète particulièrement et fait craindre la transmission de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Au gré du réchauffement climatique et des voyageurs, il s’installe et s’adapte à nos régions, en remontant de plus en plus vers le nord. Pour contrer cette invasion, plusieurs mairies ont mis en place des opérations de démoustication, mais ces initiatives semblent insuffisantes.Pourquoi le réchauffement climatique provoque-t-il des tempêtes de plus en plus violentes? Les Alpes sont-elles menacées de disparaître? Faut-il craindre la prolifération des moustiques?Invités:Louis BODIN - Prévisionniste,météorologueDominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction desEchosBenoît HARTMANN - Géographe, spécialiste des questions environnementalesAnne-Laure BARRAL - Journaliste, spécialiste des questions environnementales àFrance-InfoDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv