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Macron / Philippe : l'épreuve du remaniement. 13.10.18

Alors que le remaniement ministériel est sur toutes les lèvres, sa date précise reste un mystère. Pour justifier cette attente, Emmanuel Macron a annoncé hier vouloir « faire les choses avec méthode, au bon rythme » et « dans le calme ». Depuis l’Arménie, où il était en déplacement pour le sommet de la francophonie, le chef de l’Etat a assuré que le gouvernement reste « au travail », dans l’attente de sa nouvelle composition. Mais cette latence abîme un peu plus la popularité du Président, devancé par son Premier ministre selon un dernier sondage réalisé pour le Figaro. La majorité des Français interrogés admet faire plus confiance à Edouard Philippe, jugé plus compétent qu’Emmanuel Macron. D’autant que le Premier ministre s’est affirmé depuis la démission de Gérard Collomb, assurant l’intérim au ministère de l’Intérieur en même temps que ses propres fonctions. Alors que des rumeurs circulent sur des tensions avec Macron, Edouard Philippe a démenti toute divergence : il n’y aurait pas « une feuille de papier à cigarette » entre eux.

 

Si Emmanuel Macron a affirmé qu’ « aucun poste n’est vacant » au gouvernement, le ministère de l’Intérieur se voit tout de même obligé de continuer à travailler sans chef à sa tête. Après la démission de Gérard Collomb, les hauts-fonctionnaires du cabinet ont dû revoir leur organisation. Les réunions importantes et les points sur la sécurité sont dirigés par Edouard Philippe, qui cumule les postes au gouvernement, en attendant la nomination d'un successeur. Malgré les ajustements pour assurer le rythme de travail quotidien, l’absence d’un ministre attitré commence à peser, notamment sur le terrain et dans les rangs des forces de l’ordre. Si la Vème République a connu trois autres ministres de l'Intérieur démissionnaires, c’est la première fois que son remplacement est aussi long.

 

Face au suspense qui perdure autour du remaniement, l’opposition n’a pas manqué de saisir cette occasion pour critiquer le gouvernement. Chez Les Républicains, très présents sur la scène médiatique, on dénonce une « mascarade » et une « tragicomédie », avec un «gouvernement fantôme, qui fait semblant d’être là ». Pour le président du Parti, Laurent Wauquiez, ce remaniement est la preuve que le gouvernement « ne marche pas ». Alors que le gouvernement apparaît fragilisé et instable, Emmanuel Macron reste la cible privilégiée des critiques.

 

Le suspense touchera-t-il bientôt à sa fin quant au remaniement du gouvernement ? Comment le ministère de l'Intérieur fonctionne-t-il sans ministre attitré ? Ce remaniement est-il de bon augure pour l'opposition ?

 

Invités :

 

- Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro

- Bernard Sananès, politologue, président de l'institut de sondages Elabe

- Jean Garrigues, historien de la vie politique

- Alix Bouilhaguet, rédactrice en chef de « L'émission politique » sur France 2



Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30

Format : 65 minutes 

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé 

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin 

Production : France Télévisions/Maximal Productions



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10/10/2018

Remaniement, manifs : ça patine ! - 09.10.2018

C’est le premier rendez-vous social de cette rentrée. Au moment où un nouveau gouvernement doit être nommé, salariés, étudiants, lycéens et retraités ont répondu ce mardi, à l’appel lancé par la CGT et FO, à battre le pavé dans toute la France contre la « politique idéologique visant à la destruction du modèle social » de l’exécutif. Solidaires (Sud), mais aussi les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL et de la FIDL, se sont également joints au mouvement, tout comme neuf organisations de retraités. Plus d'une centaine de rassemblements ont eu lieu sur tout le territoire, avec des grèves et des débrayages, notamment dans le public, les hôpitaux, les écoles ou les transports, mais avec des conséquences assez limitées. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, il s’agit de la douzième fois que la CGT appelle à la mobilisation. Cette fois, la centrale de la porte de Montreuil entend faire entendre sa voix face à la politique gouvernementale qui relève selon elle « d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ». La Confédération n'est pas seule dans cette démarche : Philippe Martinez a défilé aux côtés de Pascal Pavageau de Force ouvrière à Paris. En revanche, la FSU, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC n’ont pas appelé à manifester, et les syndicalistes étaient prudents quant à l’ampleur du mouvement. Philippe Martinez a ainsi reconnu que « ce n’est pas facile de mobiliser » et a prévenu ce matin que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre » mais « un mouvement significatif ». Les syndicats espèrent toutefois que cette mobilisation va servir en quelque sorte de tour de chauffe avant l’arrivée des futures réformes annoncées : assurance chômage et surtout les retraites. Demain, les organisations syndicales et patronales ont rendez-vous ensemble avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Une première réunion collective qui devrait permettre de lever le voile sur les principales pistes de la réforme.Invités :- Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo- Yves THREARD - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Christelle BERTRAND - Journaliste politique, correspondante à Paris pour la Dépêche du Midi- Gilles DANSART - Journaliste spécialiste des relations sociales, directeur de « Mobilettre »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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Le Brésil a commencé une campagne de trois semaines qui s'annonce mouvementée et tendue jusqu'au second tour de l’élection présidentielle, après le très gros score du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Arrivé en tête du premier tour, ce nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, a recueilli dimanche 46 % des suffrages, soit près de 50 millions de voix. Une nette victoire assortie d'un raz-de-marée au Congrès, sa formation le Parti social libéral ayant vu son nombre de députés multiplié par six à l'issue des élections législatives, qui ont eu également lieu dimanche.La performance est à la mesure du phénomène électoral que Jair Bolsonaro est devenu dans cette campagne chaotique marquée par l’incarcération de l’ancien président Lula pour corruption, et après avoir été lui-même victime d'un attentat à l'arme blanche. Parti loin dans les sondages - il était crédité de seulement 4 % des intentions de vote il y a un an - Jair Bolsonaro s'est rêvé en « Donald Trump des tropiques ». Et ce rêve d’ascension s'est réalisé en quelques semaines à peine dans un contexte très particulier au Brésil : 12 % de chômage, une économie à plat, une violence endémique, une population exaspérée par des partis politiques corrompus et la criminalité.Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – « Un bon bandit est un bandit mort », selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Son probable futur vice-président, le général Hamilton Mourao, n’a pas craint d’évoquer l’option d’un « auto-coup d’Etat» en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution sans l’aval du Congrès. Quand sur le plan économique, son conseiller l’ancien banquier Paulo Guedes promet des privatisations massives, des baisses d’impôts, une nouvelle réforme des retraites ou encore la fin du treizième mois pour les salariés, soit une politique ultralibérale.En diabolisant la gauche sud-américaine et en se servant de l’éviction de Lula dans la course à la présidence, Jair Bolsonaro a réussi à capter le rejet du PT et à se hisser aux portes du pouvoir. Il n'a toutefois pas été élu président au premier tour, comme il l'espérait. Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29 %) du Parti des travailleurs (PT), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour.Alors qui est réellement Jair Bolsonaro ? Pourquoi ce candidat d’extrême droite séduit-il les électeurs brésiliens ? Quel est son programme ? Quels sont les enjeux de cette élection ? La démocratie est-elle en danger au Brésil ?Invités:François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationaleThomas SNEGAROFF-Historien, spécialiste des Etats-UnisSilvano MENDES -Journaliste à la rédaction brésilienne de RFI, Radio France InternationaleMaud CHIRIO -Historienne, spécialiste du Brésil contemporain et notamment de la dictature militaire brésilienne. Sondernier ouvrage «La politique en uniforme »a été publié aux éditions Presses universitaires de RennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/12/2018

Pluies, ouragans, chaleur : doit-on s'habituer ? 11.10.2018

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