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ET MAINTENANT, UNE PÉNURIE DE MÉDICAMENTS ? 03-04-2020

ET MAINTENANT, UNE PÉNURIE DE MÉDICAMENTS ? 03-04-2020


Invités

 

Patrick PELLOUX-PLATEAU

Président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF)


Soazig QUEMENER-PLATEAU

Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »


Cécile THIBERT-EN DUPLEX

Journaliste santé au « Figaro »


Jean-François Bergmann-EN DUPLEX

Professeur de thérapeutique – ancien chef du service de médecine de l’hôpital Lariboisière à Paris


La crainte d’une pénurie de médicaments permettant de lutter face au covid-19 est en train de grandir. Hier, lors de son intervention au journal télévisé de TF1, Edouard Philippe reconnaît des “tensions très fortes sur l’approvisionnement dans un certain nombre de molécules et de médicaments”. “Partout dans le monde et au même moment, la consommation des produits nécessaires à la réanimation, que ce soit les médicaments ou les consommables liés à la réanimation comme les embouts des respirateurs, explose dans des proportions jamais imaginées”, a ajouté le Premier ministre, qui évoque une hausse de 2.000 % de la demande mondiale pour ces produits. 

Pour faire face à ce risque de pénurie, Edouard Philippe a raconté au 20h de TF1 avoir “appelé un certain nombre d’industriels pour voir quelle était la production de ces médicament, pour voir quels étaient les endroits qui bloquaient dans l'approvisionnement (...) ou dans la production de ces médicaments”. Il a également précisé que le président de la République et le ministre de l’Economie et des Finances avaient fait de même de leur côté. Le Premier ministre a également profité de cette intervention télévisée pour prévenir les Français que la “logique du confinement se tiendra au moins jusqu’au 15 avril et probablement plus longtemps”. 

Le gouvernement réagit ainsi à un appel lancé en début de semaine par neuf des plus grands hôpitaux d’Europe sur les mesures d’urgence à prendre face au risque de pénurie de médicaments. Dans cette lettre datée du 31 mars, adressée aux gouvernements européens et relayée par le journal Le Monde, les professionnels de santé réclament “une collaboration européenne pour garantir un approvisionnement continu en médicaments”. Sans cela, les hôpitaux “risquent de ne plus pouvoir fournir des soins intensifs adéquats d’ici une à deux semaines”. Les signataires de cette tribune sont des directeurs et médecins des établissements membres de l’Alliance européenne des hôpitaux universitaires, dans laquelle on retrouve l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le King’s Health Partners à Londres, l’hôpital San Raffaele de Milan ou encore celui de Vall d’Hebron à Barcelone. 

L’Espagne est d’ailleurs un des pays les plus durement touchés par l’épidémie de coronavirus et le deuxième pays qui compte le plus de morts. Après avoir passé la barre des 10.000 morts jeudi, 932 morts nouveaux décès ont depuis été enregistrés par les autorités espagnoles, ce qui amène le bilan total à 10.935 morts. Petite lueur d’espoir pour l’Espagne, la progression du nombre de nouveaux cas est de plus en plus lente et 30.000 patients ont déjà été guéris du Covid-19 par les hôpitaux du pays. 

Une pénurie de médicaments au niveau européen et mondiale est-elle inévitable ? Quelles mesures d’urgence pourraient être prises pour y faire face ? Faut-il craindre une saturation des hôpitaux similaire à celle qu’a connu l’Espagne ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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5/23/2020

CHLOROQUINE, MASQUES... LA STRATÉGIE SECRÈTE DE TRUMP

C DANS L'AIR DU 23 MAI : CHLOROQUINE, MASQUES... LA STRATÉGIE SECRÈTE DE TRUMPFortement ralentie par la crise sanitaire, la campagne électorale américaine reprend peu à peu. Jeudi, Donald Trump est allé visiter l’usine Ford d'Ypsilanti, dans le Michigan, reconvertie en site de production de respirateurs. Le président américain y est apparu sans masque, alors que le site en question a rendu cette protection obligatoire. "J'en avais un juste avant, j'en portais un dans la zone située derrière", s’est défendu Donald Trump face aux journalistes. Mais "je ne voulais pas offrir à la presse ce plaisir de le voir", a-t-il déclaré alors que tous les représentants du groupe Ford présents autour de lui étaient équipés de masques de protection.Le port du masque est d’ailleurs également obligatoire dans la Maison Blanche depuis le 11 mai dernier, plusieurs collaborateurs du président ayant été testés positifs au coronavirus. Auto-exonéré de cette obligation, Donald Trump préfère se faire tester quotidiennement et prendre “un cachet par jour” d’hydroxychloroquine.En apparaissant sans masque, le président des Etats-Unis a peut-être voulu éviter d’inquiéter encore davantage l’opinion face à une épidémie qui a déjà fait près de 96.000 morts dans le pays. Selon les chiffres communiqués par l'institut Johns Hopkins vendredi soir, 1.260 personnes sont décédées des suites du Covid aux Etats-Unis dans les dernières 24h. Au total, plus d’1,6 million de cas de coronavirus ont été recensés aux Etats-Unis depuis le début de l’épidémie.Ces dernière semaines ont également été marquées par des affrontements entre Donald Trump et son prédécesseur Barack Obama. Donald Trump cherche des preuves de ce qu’il appelle l’”Obamagate”, soit “le plus grand crime politique de l’histoire américaine”. Selon Trump, Obama aurait enquêté sur la campagne du candidat républicain avant son élection en utilisant les services du département de la Justice et du FBI. Face à ces accusations, Barack Obama a répliqué le 14 mai dernier par un tweet lapidaire, “Vote”, appelant ainsi les américains à se mobiliser pour la prochaine élection et aussi à faire le bon choix...Deux jours plus tard, l’ancien président a qualifié de “désastre chaotique absolu” la manière dont la crise du coronavirus a été gérée par l’administration Trump, sans le nommer directement. “Cette pandémie a enfin enterré l’idée que tant de nos responsables savent ce qu’ils font”, a-t-il asséné.Son ancien Vice-Président, Joe Biden, désigné comme candidat démocrate pour la prochaine élection, se retrouve lui sous le feu des critiques après une interview accordée à l’émission de radio The Breakfast Club. “Si vous avez un problème pour décider si vous êtes pour moi ou pour Trump, alors vous n'êtes pas noir” a déclaré Joe Biden à l’animateur Charlamagne Tha God.Face à la polémique, Symone Sanders, une des plus hautes conseillères de Biden et elle-même afro-américaine, est montée au créneau pour défendre le candidat démocrate, en assurant que cette phrase avait été prononcée “sur le ton de la plaisanterie”.”Soyons clairs sur ce que le vice-président disait : il soulignait le fait qu'il était prêt à comparer son bilan concernant les Afro-Américains à celui de Trump à tout moment", a écrit Symone Sanders dans un Tweet. Joe Biden "a passé sa carrière à se battre aux côtés des Afro-Américains", a-t-elle ajouté.Donald Trump est-il en mauvaise posture pour la prochaine élection présidentielle ? Joe Biden est-il en train de passer à côté de sa campagne ? Comment les Etats-Unis vont-ils sortir de la crise sanitaire et économique ?Invités :Corentin SELLINHistorien, spécialiste des États-Unis.Anne TOULOUSEJournaliste franco-américainePhilippe CORBECorrespondant à New-York pour RTLLaurence NARDONChercheure, responsable du programme « Amérique du Nord » de l’IFRIDiffusion:tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion:tous les jours de la semaine à 22h30Format:65 minutesPrésentation:Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation:Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions:France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air surFrance.tv
5/22/2020

IMPÔTS, 35 HEURES... QUI VA PAYER LA DETTE DU COVID ? 22-05-2020

IMPÔTS, 35 HEURES... QUI VA PAYER LA DETTE DU COVID ?22-05-2020Invités:Béatrice MATHIEURédactrice en chef à «L'Express»Sophie FAYGrand reporter à «L'Obs»Elie COHEN (skype)Economiste – Directeur de recherche au CNRSAgnès MICHEL (skype)Consultante en finances - Membre du Comité éditorial du think tank Terra NovaExplosion du chômage partiel, plan d'urgence historique à 110 milliards d'euros, dette cumulée en 2020 à 115 % du PIB... En France, comme partout ailleurs, la crise du Covid-19 et le "Grand confinement" ont fait exploser les déficits et mis l'économie à genoux. "Beaucoup de secteurs sont très durement touchés" et "même si l'économie redémarre, elle ne redémarre pas au même rythme" qu'avant a expliqué ce matin le ministre Bruno Le Maire qui présage "des faillites" et "des licenciements dans les mois qui viennent".Dans ce contexte, quelle potion administrer ? Face à l'ampleur du choc, certains estiment que l'économie d'après ne pourra plus ressembler à celle d'avant, et voient là une occasion inespérée de concilier croissance et environnement, ou de pousser à plus de "made in France".A plus court terme, le chômage et l'appauvrissement qui se profile pour une partie de la population relancent le débat sur l'organisation du temps de travail, la création d’un revenu universel et les choix fiscaux du quinquennat.Emmanuel Macron avait baissé les impôts pour les plus riches au début de son quinquennat, espérant les voir financer l'économie. Mais la crise et les sommes colossales mobilisées pour faire face à l’impact de l’épidémie reposent la question d’un rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), remplacé en 2018 par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il est réclamé par la gauche et le Rassemblement national. Il s’agirait d’une sorte "d'impôt de guerre", pour le numéro un du PCF Fabien Roussel. De son côté, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime que ce serait "un très mauvais signal".Jusqu’à présent, le gouvernement a martelé qu'il ne veut pas revenir sur les baisses d'impôts décidées depuis 2017, ni même rétablir l'impôt sur la fortune (ISF). Pour autant le Grand confinement ne sera pas sans conséquence: selon le quotidien les Echos, l’exécutif entend prolonger la Contribution au remboursement de la dette sociale, un prélèvement de 0,5 % sur tous les revenus,jusqu’en 2033. Créée en 1996 pour rembourser les dettes de la Sécurité sociale, la CRDS s'applique indifféremment à tous les revenus, que ce soit les salaires, les dividendes, les retraites, les allocations chômage, les prestations familiales, les aides au logement... Elle devait s’éteindre en 2024.Comment relancer la production après deux mois de confinement et avec des entreprises dans une situation financière fragile ? À gauche et au sein des organisations syndicales, on défend un partage du temps de travail, et une réflexion pour "travailler autrement" et "mieux", selon le patron de la CFDT Laurent Berger. À droite, on plaide pour en finir avec "le carcan des 35 heures". "Dans certains secteurs, la demande peut être soutenue, mais les contraintes sanitaires font que la productivité baisse : c'est là que la question du travailler plus peut se poser", a estimé Geoffroy Roux de Bézieux. Il avait auparavant évoqué une réduction de jours de congés ou de jours fériés pour "faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire".Dans les entreprises, syndicats et direction peuvent conclure des accords de "performance collective" pour renégocier le temps de travail et la rémunération des salariés en cas de difficultés, a rappelé la ministre du Travail Muriel Penicaud. De son côté le ministre de la Santé Olivier Veran a promis de meilleurs salaires à l’hôpital et un assouplissement des 35 heures. "De nombreuses infirmières sont contraintes de faire des "ménages", c’est-à-dire des heures supplémentaires, illégalement, dans d’autres établissements. Si des salariés de l’hôpital souhaitent travailler davantage et augmenter leur rémunération, il faut que ce soit possible", a-t-il expliqué.Parallèlement les pénuries de masques et de médicaments pendant la crise ont conduit l'exécutif à défendre une plus grande indépendance économique dans des secteurs clés et à encourager les relocalisations, comme dans la santé ou l’automobile. Bruno Le Maire a notamment demandé aux constructeurs automobiles de "relocaliser certaines productions" en France en contrepartie d’un soutien public.Mais après la crise du coronavirus, les entreprises vont-elles vraiment prendre la voie des relocalisations? Comment relancer l’économie? Que faire de notre montagne de dettes? Enfin à l’heure où le revenu universel connait un regain d’intérêt en France mais aussi en Ecosse, au Canada, en Espagne et en Finlande où un projet pilote a été mené. Comment ça marche exactement?Diffusion:tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion:tous les jours de la semaine à 22h30Format:65 minutesPrésentation:Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation:Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions:France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air surFrance.tv
5/21/2020

DÉCONFINEMENT : UN DÉBUT DE RAS-LE-BOL ? 21-05-2020

DÉCONFINEMENT : UN DÉBUT DE RAS-LE-BOL ?21-05-2020InvitésCécile CORNUDETEditorialiste politique aux “Echos”Pascal PERRINEAUPolitologue. Auteur de “le grand écart, chronique d’une démocratie fragmentée”Jérôme FOURQUET En duplexPolitologue. Directeur du département "opinion et stratégies" de l'institut de sondages IFOPPr. Anne-Claude CREMIEUX. En duplexInfectiologue, auteure de “Gouverner l’imprévisible”Drôle de période. Le grand soleil qui est annoncé sur la quasi-totalité de la France jusqu'à dimanche, invite à profiter de ce pont de l’Ascension, le premier de l’après-confinement. Mais il laisse aussi présager beaucoup de frustration en raison des règles strictes qui demeurent pour limiter la propagation du Covid-19 toujours présent dans le pays.Limitation des déplacements à 100 km, parcs et jardins fermés, interdiction de s’allonger sur une serviette à la plage… Le gouvernement défend un déconfinement "pas à pas" et appelle à la prudence alors que les exemples de relâchement se multiplient sur le territoire ces derniers jours. C’est le cas notamment à Amiens dans la Somme, département classé rouge où la maire Brigitte Fouré a dû faire démonter des buts de plusieurs terrains de football, après l’organisation d’un match le week-end dernier auquel 150 personnes ont participé.Dix jours après la fameuse date du 11 mai, la contestation des mesures sanitaires prend de l’ampleur. Selon un dernier sondage Odoxa pour France info, nombreux sont les Français qui en ont désormais assez des limitations et des restrictions et demandent à l’exécutif de relâcher un peu l’étreinte. Certains vont plus loin et se tournent vers le Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative, saisie en référé par plusieurs associations et requérants individuels, a ainsi estimé lundi 18 mai dans une ordonnance que l’interdiction de réunion dans les lieux de cultes porte "une atteinte grave et manifestement illégale " à la liberté de culte et a enjoint le gouvernement de la lever "dans un délai de huit jours".Elle a également demandé à l’Etat de "cesser, sans délai, de procéder aux mesures de surveillance par drone" à Paris, dans le cadre du déconfinement.Placée en zone rouge, la capitale est aussi le terrain d’un bras de fer entre l’exécutif et la maire Anne Hidalgo qui réclame l’ouverture des parcs et jardins, quand le long du littoral, c’est la question de l’ouverture des plages qui fait débat. Les maires ont fait pressions pour obtenir un relâchement et celles-ci ont rouvert leurs accès depuis quelques jours sur autorisation préfectorale. Mais face au non-respect du principe de "plage dynamique", une nouvelle fermeture n'est pas exclue. Dans le Morbihan, trois élus ont déjà demandé à la préfecture leur fermeture suite au non-respect des consignes de sécurité et à des incivilités.Des maires placés en première ligne dans cette période de déconfinement particulièrement complexe. D’autant que certains sont encore en campagne électorale. Le confinement a en effet mis en pause les élections municipales avant le second tour. De fait, environ 5000mairies n’ont toujours pas leurs équipes municipales. Alors quand les Français seront-ils appelés aux urnes pour les élections municipales? Le Premier ministre a proposé hier soir deux pistes: en juin ou en janvier 2021. Mais entre risque sanitaire et vide politique, le calendrier tourne au casse-tête. Et aucune date ne fait consensus.Diffusion:tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion:tous les jours de la semaine à 22h30Format:65 minutesPrésentation:Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation:Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions:France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air surFrance.tv