C dans l'air

Partager

Aude : au cœur de la nuit... le déluge - 15.10.2018

Des ponts arrachés, des rues transformées en torrents, des personnes réfugiées sur les toits... Depuis ce matin, les images et les témoignages qui circulent donnent la mesure des pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Aude cette nuit. Selon un dernier bilan provisoire, les intempéries ont fait 13 morts et 5 blessés graves dans ce département placé en vigilance rouge alors que les opérations de secours se poursuivent pour venir en aide aux sinistrés qui ont été surpris cette nuit par la rapidité de la montée des eaux. 

 

En l’espace de quelques heures, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie sur ce département placé en vigilance rouge. Selon Vigicrues, la crue a atteint un niveau sans précédent depuis 1891 dans la vallée de l’Aude soit « pas loin de 7 mètres ». 700 pompiers, 9 hélicoptères et un avion sont mobilisés pour la reconnaissance des zones et le sauvetage des personnes, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe qui doit se rendre sur place cet après-midi avec le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

 

De nombreuses routes sont actuellement coupées. La circulation des trains est interrompue. Les établissements scolaires ont été fermés et les autorités demandent aux habitants de rester chez eux. Météo France appelle également la population à la vigilance et à ne pas se déplacer « dans la mesure du possible » dans le département. Et rappelle qu'il ne faut « en aucun cas » s'engager, à pied ou en voiture sur une voie immergée. Un numéro de téléphone a été mis en place par la préfecture pour obtenir des informations, le 04 68 10 29 00.

Outre l’Aude, six autres départements du Sud sont en vigilance orange ce lundi : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le Tarn-et-Garonne.

Mais comment fonctionne notre système d’alertes en France face aux risques majeurs ? Le département de l’Aude a été placé en alerte vigilance rouge dimanche en fin d’après-midi, était-ce déjà trop tard ? Qu'est-ce qu'un épisode cévenol (ou méditerranéen) ?

 

 

Invités :

 

Emmanuel BOCRIE - Ingénieur-prévisionniste à Météo France

Emma HAZIZA - Hydrologue experte en gestion du risque inondations,

Grégory ALLIONE - Président de la Fédération des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône 

Stéphane PENET - Directeur des assurances de biens et de responsabilité de la Fédération française de l’assurance


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45 

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30

Format : 65 minutes 

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé 

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin 

Production : France Télévisions/Maximal Productions



Retrouvez C dans l'air sur France.tv


Plus d'épisodes

10/10/2018

Remaniement, manifs : ça patine ! - 09.10.2018

C’est le premier rendez-vous social de cette rentrée. Au moment où un nouveau gouvernement doit être nommé, salariés, étudiants, lycéens et retraités ont répondu ce mardi, à l’appel lancé par la CGT et FO, à battre le pavé dans toute la France contre la « politique idéologique visant à la destruction du modèle social » de l’exécutif. Solidaires (Sud), mais aussi les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL et de la FIDL, se sont également joints au mouvement, tout comme neuf organisations de retraités. Plus d'une centaine de rassemblements ont eu lieu sur tout le territoire, avec des grèves et des débrayages, notamment dans le public, les hôpitaux, les écoles ou les transports, mais avec des conséquences assez limitées. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, il s’agit de la douzième fois que la CGT appelle à la mobilisation. Cette fois, la centrale de la porte de Montreuil entend faire entendre sa voix face à la politique gouvernementale qui relève selon elle « d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ». La Confédération n'est pas seule dans cette démarche : Philippe Martinez a défilé aux côtés de Pascal Pavageau de Force ouvrière à Paris. En revanche, la FSU, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC n’ont pas appelé à manifester, et les syndicalistes étaient prudents quant à l’ampleur du mouvement. Philippe Martinez a ainsi reconnu que « ce n’est pas facile de mobiliser » et a prévenu ce matin que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre » mais « un mouvement significatif ». Les syndicats espèrent toutefois que cette mobilisation va servir en quelque sorte de tour de chauffe avant l’arrivée des futures réformes annoncées : assurance chômage et surtout les retraites. Demain, les organisations syndicales et patronales ont rendez-vous ensemble avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Une première réunion collective qui devrait permettre de lever le voile sur les principales pistes de la réforme.Invités :- Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo- Yves THREARD - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Christelle BERTRAND - Journaliste politique, correspondante à Paris pour la Dépêche du Midi- Gilles DANSART - Journaliste spécialiste des relations sociales, directeur de « Mobilettre »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/11/2018

Qui est le "Trump brésilien" ? 10.10.2018

Le Brésil a commencé une campagne de trois semaines qui s'annonce mouvementée et tendue jusqu'au second tour de l’élection présidentielle, après le très gros score du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Arrivé en tête du premier tour, ce nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, a recueilli dimanche 46 % des suffrages, soit près de 50 millions de voix. Une nette victoire assortie d'un raz-de-marée au Congrès, sa formation le Parti social libéral ayant vu son nombre de députés multiplié par six à l'issue des élections législatives, qui ont eu également lieu dimanche.La performance est à la mesure du phénomène électoral que Jair Bolsonaro est devenu dans cette campagne chaotique marquée par l’incarcération de l’ancien président Lula pour corruption, et après avoir été lui-même victime d'un attentat à l'arme blanche. Parti loin dans les sondages - il était crédité de seulement 4 % des intentions de vote il y a un an - Jair Bolsonaro s'est rêvé en « Donald Trump des tropiques ». Et ce rêve d’ascension s'est réalisé en quelques semaines à peine dans un contexte très particulier au Brésil : 12 % de chômage, une économie à plat, une violence endémique, une population exaspérée par des partis politiques corrompus et la criminalité.Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – « Un bon bandit est un bandit mort », selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Son probable futur vice-président, le général Hamilton Mourao, n’a pas craint d’évoquer l’option d’un « auto-coup d’Etat» en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution sans l’aval du Congrès. Quand sur le plan économique, son conseiller l’ancien banquier Paulo Guedes promet des privatisations massives, des baisses d’impôts, une nouvelle réforme des retraites ou encore la fin du treizième mois pour les salariés, soit une politique ultralibérale.En diabolisant la gauche sud-américaine et en se servant de l’éviction de Lula dans la course à la présidence, Jair Bolsonaro a réussi à capter le rejet du PT et à se hisser aux portes du pouvoir. Il n'a toutefois pas été élu président au premier tour, comme il l'espérait. Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29 %) du Parti des travailleurs (PT), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour.Alors qui est réellement Jair Bolsonaro ? Pourquoi ce candidat d’extrême droite séduit-il les électeurs brésiliens ? Quel est son programme ? Quels sont les enjeux de cette élection ? La démocratie est-elle en danger au Brésil ?Invités:François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationaleThomas SNEGAROFF-Historien, spécialiste des Etats-UnisSilvano MENDES -Journaliste à la rédaction brésilienne de RFI, Radio France InternationaleMaud CHIRIO -Historienne, spécialiste du Brésil contemporain et notamment de la dictature militaire brésilienne. Sondernier ouvrage «La politique en uniforme »a été publié aux éditions Presses universitaires de RennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/12/2018

Pluies, ouragans, chaleur : doit-on s'habituer ? 11.10.2018

Tempêtes tropicales, pluies torrentielles et inondations: le climat se déchaîne aux quatre coins de la planète. Cette nuit, les Etats-Unis ont affronté l’un des plus puissants ouragans de leur histoire. Des vents particulièrement violents ont déferlé à plus de 250 km/h sur la Floride. L’ouragan baptisé Michael a fait un mort et de considérables dégâts sur son passage. L’état d’urgence a été déclaré sur l’ensemble de la Floride afin de débloquer une aide fédérale. En France, de fortes pluies se sont abattues cette nuit dans le département du Var. Cinq voitures ont été emportées vers la mer à cause des inondations et de la montée d’une rivière. Les corps de deux personnes à bord d’un véhicule ont été retrouvés. En tout, les pompiers du Var sont intervenus 250 fois, dans des conditions météorologiques compliquées, et les recherches continuent.La montée des eaux et les tempêtes à répétition ne sont pas les seules conséquences du réchauffement climatique. Dans les Alpes, les randonneurs et les alpinistes en font l’amère expérience. Éboulements dangereux et meurtriers, manteaux neigeux instables, températures positives à plus de 3 000 mètres…Au sommet des montagnes, le paysage se défigure peu à peu. En Isère, la station des Deux-Alpes ne pourra pas ouvrir son glacier à la Toussaint. Alors que les estimations prédisent une hausse des températures au cours des années à venir, les spécialistes et guides alpins tirent la sonnette d’alarme.Des températures estivales jusqu’en automne… Et des moustiques aussi! Le climat doux du mois de septembre, entrecoupé de quelques épisodes pluvieux, a favorisé une prolifération de ces insectes adeptes de la chaleur et de l’humidité. A tel point qu’ils pourraient nous accompagner jusqu’à Noël, selon les spécialistes. Déjà présent dans 42 départements français, le moustique tigre inquiète particulièrement et fait craindre la transmission de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Au gré du réchauffement climatique et des voyageurs, il s’installe et s’adapte à nos régions, en remontant de plus en plus vers le nord. Pour contrer cette invasion, plusieurs mairies ont mis en place des opérations de démoustication, mais ces initiatives semblent insuffisantes.Pourquoi le réchauffement climatique provoque-t-il des tempêtes de plus en plus violentes? Les Alpes sont-elles menacées de disparaître? Faut-il craindre la prolifération des moustiques?Invités:Louis BODIN - Prévisionniste,météorologueDominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction desEchosBenoît HARTMANN - Géographe, spécialiste des questions environnementalesAnne-Laure BARRAL - Journaliste, spécialiste des questions environnementales àFrance-InfoDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv