C dans l'air

10/9/2018

Recherche ministres pour saison 2 - 08.10.2018

Une semaine cruciale s’ouvre pour l’exécutif. Après plusieurs jours de suspense, le remaniement gouvernemental devrait être annoncé en début de semaine, et pourrait être plus large que le simple remplacement de Gérard Collomb à l’Intérieur, pour permettre à Emmanuel Macron de retrouver de l'oxygène après une rentrée compliquée. Mais entre besoins techniques et équilibres politiques, le casting ne sera pas une affaire de détails.Alors que l’exécutif a consulté tout le week-end dans la plus grande discrétion, les spéculations, les rumeurs et les interrogations vont bon train depuis quarante-huit heures au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Qui pour remplacer M. Collomb, parti reconquérir la ville de Lyon ? Edouard Philippe, plutôt partisan d'une réorganisation d'ampleur, plaidera-t-il pour changer d’autres membres du gouvernement ?Qui pourrait y entrer ? Qui pourrait être poussé vers la sortie ? Le périmètre de certains ministères risque-t-il de changer ?Quel sort pour les ministres qui ont déjà exprimé leur intention d’être candidat aux élections municipales ? Enfin, le Premier ministre envisage-t-il de démissionner pour être aussitôt renommé par Emmanuel Macron à la tête d'une nouvelle équipe ?Le scénario serait sur la table. Il impliquerait une prise de parole du Premier ministre. En théorie, Édouard Philippe devrait par la suite tenir un discours de politique générale devant les députés de l'Assemblée nationale. Il serait suivi d'un vote de confiance. Le résultat de ce vote donnerait l'impulsion et la légitimité ou non pour assurer au gouvernement Philippe III d'entreprendre les réformes à venir.Invités:- Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de Paris Match- Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de Marianne- Brice TEINTURIER - Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOS- Hélène JOUAN - Editorialiste politique à Europe 1Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/10/2018

Remaniement, manifs : ça patine ! - 09.10.2018

C’est le premier rendez-vous social de cette rentrée. Au moment où un nouveau gouvernement doit être nommé, salariés, étudiants, lycéens et retraités ont répondu ce mardi, à l’appel lancé par la CGT et FO, à battre le pavé dans toute la France contre la « politique idéologique visant à la destruction du modèle social » de l’exécutif. Solidaires (Sud), mais aussi les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL et de la FIDL, se sont également joints au mouvement, tout comme neuf organisations de retraités. Plus d'une centaine de rassemblements ont eu lieu sur tout le territoire, avec des grèves et des débrayages, notamment dans le public, les hôpitaux, les écoles ou les transports, mais avec des conséquences assez limitées. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, il s’agit de la douzième fois que la CGT appelle à la mobilisation. Cette fois, la centrale de la porte de Montreuil entend faire entendre sa voix face à la politique gouvernementale qui relève selon elle « d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale », « fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis ». La Confédération n'est pas seule dans cette démarche : Philippe Martinez a défilé aux côtés de Pascal Pavageau de Force ouvrière à Paris. En revanche, la FSU, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC n’ont pas appelé à manifester, et les syndicalistes étaient prudents quant à l’ampleur du mouvement. Philippe Martinez a ainsi reconnu que « ce n’est pas facile de mobiliser » et a prévenu ce matin que le « succès » de la manifestation « ne se résumera pas au nombre de manifestants ». Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n’attendant « rien du tout en termes de nombre » mais « un mouvement significatif ». Les syndicats espèrent toutefois que cette mobilisation va servir en quelque sorte de tour de chauffe avant l’arrivée des futures réformes annoncées : assurance chômage et surtout les retraites. Demain, les organisations syndicales et patronales ont rendez-vous ensemble avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Une première réunion collective qui devrait permettre de lever le voile sur les principales pistes de la réforme.Invités :- Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo- Yves THREARD - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Christelle BERTRAND - Journaliste politique, correspondante à Paris pour la Dépêche du Midi- Gilles DANSART - Journaliste spécialiste des relations sociales, directeur de « Mobilettre »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/11/2018

Qui est le "Trump brésilien" ? 10.10.2018

Le Brésil a commencé une campagne de trois semaines qui s'annonce mouvementée et tendue jusqu'au second tour de l’élection présidentielle, après le très gros score du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Arrivé en tête du premier tour, ce nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, a recueilli dimanche 46 % des suffrages, soit près de 50 millions de voix. Une nette victoire assortie d'un raz-de-marée au Congrès, sa formation le Parti social libéral ayant vu son nombre de députés multiplié par six à l'issue des élections législatives, qui ont eu également lieu dimanche.La performance est à la mesure du phénomène électoral que Jair Bolsonaro est devenu dans cette campagne chaotique marquée par l’incarcération de l’ancien président Lula pour corruption, et après avoir été lui-même victime d'un attentat à l'arme blanche. Parti loin dans les sondages - il était crédité de seulement 4 % des intentions de vote il y a un an - Jair Bolsonaro s'est rêvé en « Donald Trump des tropiques ». Et ce rêve d’ascension s'est réalisé en quelques semaines à peine dans un contexte très particulier au Brésil : 12 % de chômage, une économie à plat, une violence endémique, une population exaspérée par des partis politiques corrompus et la criminalité.Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – « Un bon bandit est un bandit mort », selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Son probable futur vice-président, le général Hamilton Mourao, n’a pas craint d’évoquer l’option d’un « auto-coup d’Etat» en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution sans l’aval du Congrès. Quand sur le plan économique, son conseiller l’ancien banquier Paulo Guedes promet des privatisations massives, des baisses d’impôts, une nouvelle réforme des retraites ou encore la fin du treizième mois pour les salariés, soit une politique ultralibérale.En diabolisant la gauche sud-américaine et en se servant de l’éviction de Lula dans la course à la présidence, Jair Bolsonaro a réussi à capter le rejet du PT et à se hisser aux portes du pouvoir. Il n'a toutefois pas été élu président au premier tour, comme il l'espérait. Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29 %) du Parti des travailleurs (PT), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour.Alors qui est réellement Jair Bolsonaro ? Pourquoi ce candidat d’extrême droite séduit-il les électeurs brésiliens ? Quel est son programme ? Quels sont les enjeux de cette élection ? La démocratie est-elle en danger au Brésil ?Invités:François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef au Journal du dimanche, en charge de l'actualité internationaleThomas SNEGAROFF-Historien, spécialiste des Etats-UnisSilvano MENDES -Journaliste à la rédaction brésilienne de RFI, Radio France InternationaleMaud CHIRIO -Historienne, spécialiste du Brésil contemporain et notamment de la dictature militaire brésilienne. Sondernier ouvrage «La politique en uniforme »a été publié aux éditions Presses universitaires de RennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/12/2018

Pluies, ouragans, chaleur : doit-on s'habituer ? 11.10.2018

Tempêtes tropicales, pluies torrentielles et inondations: le climat se déchaîne aux quatre coins de la planète. Cette nuit, les Etats-Unis ont affronté l’un des plus puissants ouragans de leur histoire. Des vents particulièrement violents ont déferlé à plus de 250 km/h sur la Floride. L’ouragan baptisé Michael a fait un mort et de considérables dégâts sur son passage. L’état d’urgence a été déclaré sur l’ensemble de la Floride afin de débloquer une aide fédérale. En France, de fortes pluies se sont abattues cette nuit dans le département du Var. Cinq voitures ont été emportées vers la mer à cause des inondations et de la montée d’une rivière. Les corps de deux personnes à bord d’un véhicule ont été retrouvés. En tout, les pompiers du Var sont intervenus 250 fois, dans des conditions météorologiques compliquées, et les recherches continuent.La montée des eaux et les tempêtes à répétition ne sont pas les seules conséquences du réchauffement climatique. Dans les Alpes, les randonneurs et les alpinistes en font l’amère expérience. Éboulements dangereux et meurtriers, manteaux neigeux instables, températures positives à plus de 3 000 mètres…Au sommet des montagnes, le paysage se défigure peu à peu. En Isère, la station des Deux-Alpes ne pourra pas ouvrir son glacier à la Toussaint. Alors que les estimations prédisent une hausse des températures au cours des années à venir, les spécialistes et guides alpins tirent la sonnette d’alarme.Des températures estivales jusqu’en automne… Et des moustiques aussi! Le climat doux du mois de septembre, entrecoupé de quelques épisodes pluvieux, a favorisé une prolifération de ces insectes adeptes de la chaleur et de l’humidité. A tel point qu’ils pourraient nous accompagner jusqu’à Noël, selon les spécialistes. Déjà présent dans 42 départements français, le moustique tigre inquiète particulièrement et fait craindre la transmission de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Au gré du réchauffement climatique et des voyageurs, il s’installe et s’adapte à nos régions, en remontant de plus en plus vers le nord. Pour contrer cette invasion, plusieurs mairies ont mis en place des opérations de démoustication, mais ces initiatives semblent insuffisantes.Pourquoi le réchauffement climatique provoque-t-il des tempêtes de plus en plus violentes? Les Alpes sont-elles menacées de disparaître? Faut-il craindre la prolifération des moustiques?Invités:Louis BODIN - Prévisionniste,météorologueDominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction desEchosBenoît HARTMANN - Géographe, spécialiste des questions environnementalesAnne-Laure BARRAL - Journaliste, spécialiste des questions environnementales àFrance-InfoDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/15/2018

Taxe d’habitation : alors, ça baisse ou pas ? 12.10.2018

Au moment où les avis d'imposition commencent à arriver dans les boîtes aux lettres, certains contribuables ont découvert que leur taxe d'habitation a augmenté par rapport à l'année dernière. Une mauvaise surprise pour nombre de Français alors que le gouvernement a abondamment communiqué sur une baisse cet automne de 30 % de cet impôt pour 80 % des foyers fiscaux les plus modestes, avant sa suppression totale pour tout le monde d'ici la fin du quinquennat.En dépit des promesses de l’exécutif, le montant de la taxe d'habitation est du ressort des collectivités locales. Son montant est calculé en multipliant la valeur locative nette du logement par des taux votés par la commune et/ou l’intercommunalité. Or certaines communes ont décidé en 2018 d’augmenter leur taux. Au total, elles seraient 5 680 à l’avoir fait cette année, soit près d'une sur six.Interrogé jeudi lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre a pointé la responsabilité des communes. « La taxe d'habitation a effectivement baissé pour 80 % des contribuables sauf lorsque des communes, informées de ce que la mesure s'accompagnait d'un dégrèvement, ont choisi, librement sans doute, de remonter leur taux », a souligné Edouard Philippe. De son côté, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a tenté de minimiser la situation. « Il y a moins de 400 000 foyers fiscaux, sur 29 millions, qui vont connaître une augmentation de leurs impôts locaux de plus de 2 %. Donc non, moi je dis que la quasi-intégralité des conseillers municipaux de France a finalement respecté la volonté générale de baisser les impôts des Français ». Bercy souligne également que par rapport à l'an dernier, moins de communes ont augmenté la taxe d'habitation.De leur côté, les maires en question se défendent. Certains expliquent que la hausse n'est pas de leur fait : c'est le cas par exemple de Jérôme Merle, le maire de Sassenage dans l'Isère. Interrogé sur Europe 1, il a affirmé être « contraint » par la baisse des dotations de l’État. « Bercy a mis en place des textes qui lui permettent de taxer les communes, ils nous saignent et après ils nous dénoncent. Je trouve ça scandaleux ».Ces relèvements de fiscalité locale n'ont en tout cas pas manqué de faire réagir les internautes. Sur les réseaux sociaux, certains contribuables s’indignent de cette hausse et témoignent de leur incompréhension. Des militants En Marche ont lancé sur les réseaux sociaux un mot-clé #balancetonmaire pour dénoncer ces décisions.Alors pourquoi la taxe d'habitation ne baisse-t-elle pas partout ? Qui bénéficie du dégrèvement et de l'exonération ? Pourquoi la facture s'alourdit-elle pour certains foyers ?Invités :- Jean-Marc DANIEL – Economiste et auteur de « Macron, la valse folle de Jupiter »- Claude WEILL -Editorialiste à « Nice-Matin » et« Var-Matin »- Fanny GUINOCHET - Journaliste à « L’Opinion », spécialiste des questions économiques et sociales- Patrick MARTIN-GENIER - Spécialiste en droit publicDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/15/2018

Macron / Philippe : l'épreuve du remaniement. 13.10.18

Alors que le remaniement ministériel est sur toutes les lèvres, sa date précise reste un mystère. Pour justifier cette attente, Emmanuel Macron a annoncé hier vouloir « faire les choses avec méthode, au bon rythme » et « dans le calme ». Depuis l’Arménie, où il était en déplacement pour le sommet de la francophonie, le chef de l’Etat a assuré que le gouvernement reste « au travail », dans l’attente de sa nouvelle composition. Mais cette latence abîme un peu plus la popularité du Président, devancé par son Premier ministre selon un dernier sondage réalisé pour le Figaro. La majorité des Français interrogés admet faire plus confiance à Edouard Philippe, jugé plus compétent qu’Emmanuel Macron. D’autant que le Premier ministre s’est affirmé depuis la démission de Gérard Collomb, assurant l’intérim au ministère de l’Intérieur en même temps que ses propres fonctions. Alors que des rumeurs circulent sur des tensions avec Macron, Edouard Philippe a démenti toute divergence : il n’y aurait pas « une feuille de papier à cigarette » entre eux.Si Emmanuel Macron a affirmé qu’ « aucun poste n’est vacant » au gouvernement, le ministère de l’Intérieur se voit tout de même obligé de continuer à travailler sans chef à sa tête. Après la démission de Gérard Collomb, les hauts-fonctionnaires du cabinet ont dû revoir leur organisation. Les réunions importantes et les points sur la sécurité sont dirigés par Edouard Philippe, qui cumule les postes au gouvernement, en attendant la nomination d'un successeur. Malgré les ajustements pour assurer le rythme de travail quotidien, l’absence d’un ministre attitré commence à peser, notamment sur le terrain et dans les rangs des forces de l’ordre. Si la Vème République a connu trois autres ministres de l'Intérieur démissionnaires, c’est la première fois que son remplacement est aussi long.Face au suspense qui perdure autour du remaniement, l’opposition n’a pas manqué de saisir cette occasion pour critiquer le gouvernement. Chez Les Républicains, très présents sur la scène médiatique, on dénonce une « mascarade » et une « tragicomédie », avec un «gouvernement fantôme, qui fait semblant d’être là ». Pour le président du Parti, Laurent Wauquiez, ce remaniement est la preuve que le gouvernement « ne marche pas ». Alors que le gouvernement apparaît fragilisé et instable, Emmanuel Macron reste la cible privilégiée des critiques.Le suspense touchera-t-il bientôt à sa fin quant au remaniement du gouvernement ? Comment le ministère de l'Intérieur fonctionne-t-il sans ministre attitré ? Ce remaniement est-il de bon augure pour l'opposition ?Invités :- Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro- Bernard Sananès, politologue, président de l'institut de sondages Elabe- Jean Garrigues, historien de la vie politique- Alix Bouilhaguet, rédactrice en chef de « L'émission politique » sur France 2Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/16/2018

Aude : au cœur de la nuit... le déluge - 15.10.2018

Des ponts arrachés, des rues transformées en torrents, des personnes réfugiées sur les toits... Depuis ce matin, les images et les témoignages qui circulent donnent la mesure des pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’Aude cette nuit. Selon un dernier bilan provisoire, les intempéries ont fait 13 morts et 5 blessés graves dans ce département placé en vigilance rouge alors que les opérations de secours se poursuivent pour venir en aide aux sinistrés qui ont été surpris cette nuit par la rapidité de la montée des eaux.En l’espace de quelques heures, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie sur ce département placé en vigilance rouge. Selon Vigicrues, la crue a atteint un niveau sans précédent depuis 1891 dans la vallée de l’Aude soit « pas loin de 7 mètres ».700 pompiers, 9 hélicoptères et un avion sont mobilisés pour la reconnaissance des zones et le sauvetage des personnes, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe qui doit se rendre sur place cet après-midi avec le ministre de la Transition écologique François de Rugy.De nombreuses routes sont actuellement coupées. La circulation des trains est interrompue. Les établissements scolaires ont été fermés et les autorités demandent aux habitants de rester chez eux. Météo France appelle également la population à la vigilance et à ne pas se déplacer « dans la mesure du possible » dans le département. Et rappelle qu'il ne faut « en aucun cas » s'engager, à pied ou en voiture sur une voie immergée. Un numéro de téléphone a été mis en place par la préfecture pour obtenir des informations, le 04 68 10 29 00.Outre l’Aude, six autres départements du Sud sont en vigilance orange ce lundi : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le Tarn-et-Garonne.Mais comment fonctionne notre système d’alertes en France face aux risques majeurs ? Le département de l’Aude a été placé en alerte vigilance rouge dimanche en fin d’après-midi, était-ce déjà trop tard ? Qu'est-ce qu'un épisode cévenol (ou méditerranéen) ?Invités:Emmanuel BOCRIE - Ingénieur-prévisionniste à Météo FranceEmma HAZIZA - Hydrologue experte en gestion du risque inondations,Grégory ALLIONE- Président de la Fédération des sapeurs-pompiers des Bouches-du-RhôneStéphane PENET - Directeur des assurances de biens et de responsabilité de la Fédération française de l’assuranceDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/18/2018

Remaniement : un second souffle, vraiment ? 16.10.2018

Cette fois-ci, c'est officiel. Après deux semaines de flottement, le remaniement gouvernemental a été annoncé ce mardi matin. Trois ministres et une secrétaire d'Etat sortent du gouvernement après le départ début octobre de Gérard Collomb. Quatre changent de périmètres. Et huit entrent dans l’équipe gouvernementale.Christophe Castaner, macronien de la première heure, hérite ainsi du ministère de l’Intérieur. Il aura à ses côtés le patron du renseignement, Laurent Nuñez, nommé secrétaire d'Etat. Il était jusqu'à présent à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Ce proche d'Emmanuel Macron - qui occupait jusque-là le poste de secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et dirigeait le parti du président -a annoncé son départ « dans les jours à venir » de la direction du mouvement présidentiel. Le jeu des chaises musicales va donc se poursuivre au sein de la majorité.La grogne des territoires a-t-elle été entendue ? Le ministère a été étoffé. La centriste Jacqueline Gourault, l'ancienne « Madame Corse » du gouvernement, se voit dotée d’un ministère à part entière regroupant la cohésion des territoires, précédemment occupé par Jacques Mézard, qui disparaît de l’organigramme gouvernemental, et les relations avec les collectivités territoriales. Elle sera épaulée par deux ministres de plein exercice : Sébastien Lecornu, auparavant secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, qui sera plus spécifiquement chargé des relations avec les collectivités territoriales, et Julien Denormandie, qui passe de secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires à ministre chargé de la ville et du logement. Ce trio inédit aura pour mission de rétablir une relation de confiance, sérieusement dégradée, avec les collectivités territoriales.A la Culture, Françoise Nyssen est remplacée par Franck Riester, député de Seine-et-Marne, ancien membre des Républicains,fondateur du mouvement « Agir » et spécialistes des questions audiovisuelles. Stéphane Travert quitte lui le ministère de l'Agriculture quelques semaines après le vote de loi Alimentation sans avoir totalement convaincu. Il est remplacé par l'ancien hollandais Didier Guillaume, ex-président du groupe PS au Sénat. Marc Fesneau sera en charge des relations avec le Parlement. Christelle Dubos devient secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé. Agnès Pannier-Runacher est nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Gabriel Attal rejoint le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Enfin le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, jusque-là rattaché au Premier ministre,devient « secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes public ».Désormais composé de 35 membres, contre 31 auparavant, le nouvel exécutif se réunira pour la première fois ce mercredi à l'occasion du Conseil des ministres, prévu à 10 heures. Il s'agit d'une « équipe renouvelée, dotée d'un second souffle mais dont le mandat politique reste le même », indique l'Elysée dans son communiqué.Alors quelles leçons tirer de ce remaniement ? Pourquoi est-ce que cela a tant traîné ? Offrira-t-il un nouvel élan au quinquennat d'Emmanuel Macron ?Quelles sont les questions qui restent en suspens ?Invités:Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Roland CAYROL- Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan).Françoise FRESSOZ - Journaliste et éditorialiste« Le Monde »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
10/18/2018

Perquisitions : Mélenchon, insoumis à la justice ? 17.10.2018

Ambiance tendue entre Jean-Luc Mélenchon et la justice. Mardi matin, des perquisitions ont été menées au siège de la France insoumise, au domicile de son leader, chez d’anciens assistants et au Parti de gauche, dans le cadre d'enquêtes sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de la présidentielle de 2017. Le patron des députés LFI a dénoncé une « énorme opération de police politique », le jour du remaniement.Ces perquisitions ont été en partie filmées. D’abord par Jean-Luc Mélenchon qui a fait un direct vidéo sur Facebook, depuis chez lui, parlant face caméra avec les policiers en pleine perquisition derrière lui. Puis par d’autres et des journalistes, un peu plus tard lors de l’arrivée du leader de la France Insoumise au siège du parti, à Paris, près de la Gare du Nord. Des images surréalistes montrant des échanges très tendus et plusieurs bousculades qui ont fait le tour des télévisions et des réseaux sociaux.Invité au micro de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin, Jean-Luc Mélenchon a assumé avoir bruyamment protesté hier : « c'était un moment de tension et de passion ». « Je ne regrette rien », a lancé le député des Bouches-du-Rhône, convaincu qu'il y avait dans ces perquisitions une « volonté d'intimidation ». Pour les « insoumis », c’est clair : ces perquisitions sont une manière pour « le pouvoir » de « nuire à la première force d’opposition ».Le syndicat de police Alliance a lui demandé au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de porter plainte contre le parlementaire. Demande entendue par le parquet de Paris, qui a ouvert ce mercredi une enquête « menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ».Alors qu'est-il reproché à Jean-Luc Mélenchon et aux insoumis ?Est-ce le coup de sang de trop ? Comment en est-on arrivé là ?Sur quoi portent exactement les deux enquêtes préliminaires distinctes ouvertes au Parquet de Paris et confiées à l’Office anticorruption ?Invités:Christophe Barbier - Editorialiste politique àL’ExpressClaude Weill - Editorialiste àNice-MatinetVar-MatinMichèle Bernard-Requin - Magistrate honoraire et auteure de« Juges, accusez, levez-vous !»Lilian Alemagna - Journaliste politique pour le journalLibérationet auteur deMélenchon le PlébéienDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv