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Bonjour chez vous !

Quelle élection dans une France en « ébullition » ?

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« Ce n’est pas normal qu’à six mois d’une présidentielle le pays soit dans un tel état d’ébullition » a déclaré le Président de la République Emmanuel Macron en déplacement à Marseille. Face au mécontentement exprimé par les Français lors des récentes manifestations, le Chef de l’Etat dit déplorer l’instauration d’un climat délétère à quelques mois du plus grand rendez-vous de la vie démocratique française. A qui profite le chaos ? On en parle avec Françoise Degois, éditorialiste politique, Erwan Lestrohan, directeur conseil à l'institut ODOXA et Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme.« C’est la première fois qu’une présidentielle est précédé de ces convulsions sociales » déclare Françoise Degois, qui impute au Président Emmanuel Macron la responsabilité du « pourrissement de la rue », qui bénéficie in fine aux deux extrêmes, notamment au RN.Un constat confirmé par le sondage ODOXA.« La question du coût de la vie sert de coagulant » du mécontentement, estime Erwan Lestrohan, en ajoutant qu’à la suite des manifestations contre la vie chère un sentiment de colère est dominant au sein de la société. La déception des Français vis-à-vis de leur classe dirigeante se répercute également dans les intentions de vote, avec un vote RN de plus en plus diffus et un bloc central en grande difficulté dans les sondages.« C’est la victoire des grandes gueules sur les technos, mais aussi sur les anciens ministres de la macronie », commente à ce sujet Hubert Coudurier. Face à une crise multifactorielle, où le politique semble impuissant, Emmanuel Macron – dont la popularité a atteint un plancher historique – entraine dans sa chute ses anciens ministres, notamment Edouard Philippe et Gabriel Attal.

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  • 29. Bonjour chez vous ! du 27 octobre 2026

    01:28:06||Ep. 29
    La Corse : le Sénat rejette l’autonomieLa Corse n’obtiendra pas l’autonomie : après dix heures de débats tendus et plusieurs amendements, les sénateurs ont finalement rejeté le projet de loi constitutionnelle pour « une Corse autonome au sein de la République ». Mais alors que le chapitre législatif se ferme, une nouvelle crise avec les nationalistes peut-elle s’ouvrir ? Les sénateurs corses Paul Toussaint Parigi, rattaché au groupe Union Centriste et Indépendants (nationaliste), et Jean-Jacques Panunzi (LR) nous répondent ce matin dans Bonjour chez Vous ! Les urgences du gouvernementAffaire Lyhanna, violences dans le périscolaire, disfonctionnements de l’aide sociale à l’enfance : ces drames ont ébranlé la France et mis en lumière la vulnérabilité des enfants face aux crimes sexuels. Mais alors que le projet de loi pour la protection de l’enfance arrive aujourd’hui au Sénat, une question se pose encore : pourra-t-il apporter des solutions durables ? Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Quelle élection dans une France en « ébullition » ?« Ce n’est pas normal qu’à six mois d’une présidentielle le pays soit dans un tel état d’ébullition » a déclaré le Président de la République Emmanuel Macron en déplacement à Marseille, en déplorant l’instauration d’un climat social délétère à quelques mois du plus grand rendez-vous de la vie démocratique française. A qui profite ce chaos ? Place au débat avec nos invités.
  • La Corse : le Sénat rejette l’autonomie

    29:02|
    Dans la nuit du 26 au 27 octobre, le Sénat a rejeté le projet de loi constitutionnelle pour l’autonomie de la Corse, provoquant ainsi la colère des nationalistes. Allons-nous vers une nouvelle période de tensions ? Les sénateurs Paul Toussaint Parigi (Haute-Corse) et Jean-Jacques Panunzi (Corse-du-Sud) sont nos invités ce matin dans Bonjour chez Vous !« J’ai un sentiment de tristesse pour la Corse et pour les Corses » déclare Paul Toussaint Parigi, qui se dit déçu par la « sourde oreille » des Républicains, foncièrement opposés au texte. Il déplore notamment l’amendement du terme « communauté », critiqué entre autres par le sénateur LR Bruno Retailleau.Le sénateur de la Corse-du-Sud déplore tout autant le rejet du texte, mais se prononce en faveur de la suppression du mot « communauté » : « Le mot communauté me dérange, il n’y a pas de communauté corse en Corse ». Il fustige également le manque d’engagement de la part du gouvernement : « Il ne faut pas croire que cela a été les travaux d’Hercule, il n’y a eu que 6 réunions en 4 ans ».Malgré un mécontentement tangible, les deux sénateurs affirment vouloir poursuivre les discussions sur l’autonomie de la Corse, en acceptant l’invitation de la ministre de l’Aménagement territorial et de la décentralisation, Françoise Gatel.
  • Aurore Bergé : « La prescription est une violence pour les victimes » d’inceste

    22:17|
    Alors que le projet de loi pour la protection de l’enfance arrive aujourd’hui au Sénat, une question se pose : pourra-t-il apporter des solutions durables ? Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.Bien qu’en commission le sénateur se soient initialement opposés à l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur mineurs, la ministre ne compte pas en rester là et souhaite proposer un amendement au nom du gouvernement afin de réintégrer cette notion. Elle estime en effet que la prescription est une « violence supplémentaire » pour les victimes de violences sexuelles. Parmi les autres mesures qui seront analysées, elle évoque aussi l’instauration d’un contrôle d’honorabilité pour tous les individus souhaitant travailler au contact des enfants, notamment dans le périscolaire. Aurore Bergé alerte également sur les drames liés à l’inceste, en encourageant les familles à mieux écouter les enfants : « En tant que proches, on a une responsabilité envers nos enfants ».Enfin, interrogé sur l’attentat raciste survenu à Trappes, Aurore Bergé, dont le projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme sera présenté au Sénat le 14 décembre, réagit avec la plus grande fermeté : « Il y a des hommes et des femmes qui sont pris pour cibles, c’est ça qui devrait nous révolter et nous unir ».
  • Adel Ziane : « On voit bien que la parole raciste est subtilement utilisée par le RN »

    22:52|
    Vendredi 23 octobre un homme a tiré depuis sa voiture sur plusieurs individus à Trappes, en tuant un homme et en blessant 5 personnes. Le tueur présumé a plus tard révélé avoir voulu viser des individus en raison de leur origine. Quelle réponse politique faut-il apporter ? Adel Ziane, sénateur (PS) de la Seine-Saint-Denis, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous !« Tout cela mérite une réponse forte » déclare le sénateur, qui se dit profondément meurtri par ce drame, fomenté selon lui par une « parole raciste » omniprésente dans l’espace médiatique, notamment sur certaines chaines d’information. Adel Ziane pointe également du doigt une responsabilité du Rassemblement national : « On voit bien que la parole raciste est subtilement utilisée par le RN ».Afin de faire barrage à l’extrême droite, la gauche devra à tout prix unir au-delà de son socle politique. Il plaide par conséquent pour un rassemblement autour des valeurs républicaines. Enfin, interrogé sur la loi casseur-payeur, Adel Ziane affirme que ce projet de loi relève plus de « l’affichage », en estimant que « la loi casseur payeur ne va rien apporter de nouveau » à l’appareil judiciaire préexistant. « Ce n’est pas ça qui permettra de reconstruire la mairie de Limoges », conclut-il.
  • Othman Nasrou : « Je crois à une droite courageuse et nous avons un bon candidat »

    21:41|
    « J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« L’an prochain les Français vont renverser la table et j’espère que cela ne sera pas du côté du populisme et de la démagogie » déclare le secrétaire général des Républicains, en fustigeant le manque de constance du RN sur de nombreuses thématiques et un programme économique « qui ne tient pas debout ». « Je ne suis pas sûr que la victoire de Marine Le Pen apaisera le pays », ajoute-t-il.Othman Nasrou confirme en revanche son soutien à Bruno Retailleau, candidat désigné du parti et le seul en mesure d’incarner la fermeté. Quant à une éventuelle rivalité entre celui-ci et le maire de Cannes, David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle, le secrétaire général dément l’existence de toute animosité entre les deux hommes. « Ils se parlent » affirme-t-il.Enfin, interrogé sur l’attentat raciste survenu à Trappes vendredi 23 octobre, Othman Nasrou – autrefois conseiller municipal de la ville des Yvelines – se dit profondément touché par ce drame : « Il faut rappeler que dans notre pays personne ne doit être mis en cause en raison de son origine et sa religion », conclut-il.
  • Quelle France veut Marine Le Pen ?

    36:25|
    8500 sympathisants étaient réunis ce dimanche 25 octobre à Orléans pour le lancement de la campagne de Marine Le Pen. Malgré une rentrée émaillée de controverses pour le RN, la candidate RN trône en tête des sondages, avec une cote de popularité inédite et apparemment inébranlable. Décryptage du congrès du RN avec nos invités : Mathieu Souquière, essayiste, Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match et Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA. Selon ce dernier, Marine Le Pen affiche une stabilité remarquable dans les sondages. Il met également l’accent sur la forte progression de la candidate au sein de certains pans de la population, autrefois imperméables au vote RN, comme les retraités et les plus jeunes. « Objectivement c’est un congrès réussi », estime Lou Fritel, présente sur les lieux, qui évoque une ambiance festive et positive. La journaliste estime que la popularité du RN découle de la convergence de plusieurs crises, notamment sécuritaire, et de la perte de crédibilité des partis de gouvernement : « ceux qui critiquent le RN n’ont pas de crédibilité auprès des Français qui considèrent les experts comme ceux qui ont mené la France dans le mur ». Un constat qui est partagé par Mathieu Souquière. Malgré une rentrée émaillée de controverses, Marine Le Pen maintient une côte de popularité très haute. La candidate a réussi le processus de normalisation du parti au sein de l’espace politique. Toutefois, en raison du rôle de la France à l’international, il déclare qu’une éventuelle arrivée de l’extrême droite au pouvoir devrait être source d’inquiétude.
  • 28. Bonjour chez vous ! du 26 octobre 2026

    01:28:26||Ep. 28
    Le PS à la poursuite de LFIVendredi 23 octobre un attentat raciste a ébranlé la France : à Trappes un homme a tiré depuis sa voiture sur plusieurs individus, en tuant un homme et en blessant 5 personnes. Le tueur présumé a plus tard révélé avoir voulu viser des individus en raison de leur origine. Quelle réponse politique faut-il apporter ? Adel Ziane, sénateur (PS) de la Seine-Saint-Denis, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Les Républicains en crise d’identité« J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous ! Le débat : quelle France veut Marine Le Pen ?8500 sympathisants étaient réunis ce dimanche 25 octobre à Orléans pour le lancement de la campagne de Marine Le Pen. Malgré une rentrée émaillée de controverses pour le RN, la candidate à la présidentielle trône en tête des sondages, avec une côte de popularité inédite pour une favorite à l’élection ultime. Décryptage du congrès du RN avec nos invités.
  • Othman Nasrou : « Je crois à une droite courageuse et nous avons un bon candidat »

    21:41|
    « J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« L’an prochain les Français vont renverser la table et j’espère que cela ne sera pas du côté du populisme et de la démagogie » déclare le secrétaire général des Républicains, en fustigeant le manque de constance du RN sur de nombreuses thématiques et un programme économique « qui ne tient pas debout ». « Je ne suis pas sûr que la victoire de Marine Le Pen apaisera le pays », ajoute-t-il.Othman Nasrou confirme en revanche son soutien à Bruno Retailleau, candidat désigné du parti et le seul en mesure d’incarner la fermeté. Quant à une éventuelle rivalité entre celui-ci et le maire de Cannes, David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle, le secrétaire général dément l’existence de toute animosité entre les deux hommes. « Ils se parlent » affirme-t-il.Enfin, interrogé sur l’attentat raciste survenu à Trappes vendredi 23 octobre, Othman Nasrou – autrefois conseiller municipal de la ville des Yvelines – se dit profondément touché par ce drame : « Il faut rappeler que dans notre pays personne ne doit être mis en cause en raison de son origine et sa religion », conclut-il.