Partager

cover art for Michel Barnier : « Il faut rétablir l’ordre et l’autorité »

Bonjour chez vous !

Michel Barnier : « Il faut rétablir l’ordre et l’autorité »

•
Mobilisations lycéennes, baisse du pouvoir d’achat, augmentation des taux d’emprunts et de la dette, débats budgétaires : les crises s’accumulent sous le mandat de Sébastien Lecornu. Privé de majorité à l’Assemblée et alors que sa position devient de plus en plus précaire, pourra-t-il encore sortir la France de l’impasse ? Michel Barnier, député LR de Paris et ancien Premier ministre, livre son analyse au micro de Steve Jourdin.« La République est fragile, il faut en prendre soin ». A la suite des manifestations du 17 octobre, Michel Barnier plaide pour un retour à l’ordre et pour un rétablissement du dialogue social : « Il faut écouter les gens qui ont manifesté pacifiquement ». Depuis son départ de Matignon, il déplore une dégradation du climat à l’Assemblée nationale, imputable – selon l’ancien Premier ministre – aux députés de la France Insoumise, dont le rapport à la violence interroge.En ces temps de chaos budgétaire, Michel Barnier insiste sur l’importance de donner un budget à la France, même au prix d’un recours au 49.3, et sur la nécessité d’agir sur l’augmentation de la dette : « La première politique que l’on peut faire pour la jeunesse, c’est de ne pas augmenter la dette ».Enfin, interrogé sur l’élection présidentielle à venir, Michel Barnier apporte une nouvelle fois son soutien à Bruno Retailleau. Malgré une campagne qui peine à décoller, il déclare toutefois que : « les sondages du mois d’octobre, ne sont jamais les votes du mois d’avril ».

More episodes

View all episodes

  • 27. Bonjour chez vous ! du 22 octobre 2026

    01:28:02||Ep. 27
    Repenser le maintien de l’ordreLes conclusions du rapport sur l’avenir du maintien de l’ordre ont été présentées hier au Sénat, avec 30 recommandations « choc ». Dans une période troublée pour la France, ébranlée par plusieurs épisodes de violences en marge des manifestations, ce rapport pourra-t-il aboutir à une évolution des stratégies de maintien de l’ordre ? Olivier Bitz, sénateur (Union Centriste et Indépendants) de l'Orne et rapporteur du projet, nous répond ce matin dans Bonjour chez Vous ! Un quinquennat de crise en criseBorne, Attal, Barnier, Bayrou, Lecornu : sous le second quinquennat d’Emmanuel Macron les premiers ministres se succèdent au fur et mesure que les crises s’accumulent. Le pays peut-il sortir de l’impasse ? Michel Barnier, député LR de Paris et ancien premier Ministre, livre son analyse au micro de Steve Jourdin. Le débat : la Corse sera-t-elle bientôt autonome ?4 ans après les émeutes en Corse de 2022, le débat sur l’autonomie de l’ile revient au centre de l’actualité avec le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la Ré-publique ». Le texte, loin de faire l’unanimité, peut-il aboutir ? Tracera-t-il le chemin pour d’autres départements en quête de plus d’autonomie ? Place au débat avec nos invités.
  • Olivier Bitz : « Les moyens pour identifier les auteurs d’exactions sont insuffisants »

    28:52|
    Il est le corapporteur du rapport sur l’avenir du maintien de l’ordre, Olivier Bitz, sénateur (Union Centriste et Indépendants) de l’Orne, revient ce matin dans Bonjour chez Vous ! sur ses 30 préconisations « choc », présentées hier au Sénat.« Les mouvements d’aujourd’hui ne s’organisent plus comme il y a 20 ans » déclare le sénateur, en estimant que face à la montée de la violence dans les manifestations, une réforme de la doctrine du maintien de l’ordre en France est plus que jamais nécessaire. Parmi les mesures phares : vidéosurveillance, utilisation de liquide de marquage, dédommagements des individus ayant subi des dégradations mais également un renforcement de l’articulation entre maintien de l’ordre et judiciarisation. Olivier Bitz plaide notamment pour la présence d’un magistrat de parquet avec les forces de l’ordre. Il récuse en revanche le blocage des réseaux sociaux en temps d’émeute, qui avait été employé lors des émeutes en Nouvelle Calédonie : « On s’est rendu compte qu’au niveau opérationnel cela ne marche pas ».Enfin, interrogé à propos de la future commission d’enquête sur les violences du 17 octobre, dont il sera rapporteur aux cotés de David Margueritte, Olivier Bitz déclare qu’il souhaite éclaircir les événements, en établissant une « chaine des responsabilités ».
  • La Corse sera-t-elle bientôt autonome ?

    34:27|
    4 ans après les émeutes en Corse de 2022, le débat sur l’autonomie de l’ile revient au centre du débat, avec le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Le texte, loin de faire l’unanimité, peut-il aboutir ? Tracera-t-il le chemin pour d’autres départements en quête de plus d’autonomie ? Pour en parler Mickaël Vallet, sénateur (PS) de la Charente-Maritime, Géraldine Chavrier, professeure de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la décentralisation et autrice de Décentraliser pour sauver la démocratie aux éditions Le Bord de l’Eau et Pierre Simonpoli, rédacteur en chef de France 3 Corse Via Stella.« Personne n’est favorable à un status quo » estime ce-dernier, en rappelant que derrière ce projet de loi se cache une longue histoire de revendications. « Ça fait 50 ans qu’on parle d’autonomie » affirme-t-il en ajoutant que depuis 2015 les nationalistes sont stablement au pouvoir, élus avec de larges majorité. Un constat partagé par Géraldine Chavrier : « On a voulu permettre depuis 1982 l’adaptation à la spécificité corse », sans y parvenir. Favorable à la promulgation du texte, elle estime que l’inscription de l’autonomie de la Corse dans la Constitution est le seul moyen de contraindre l’Etat à une reconnaissance de la spécificité corse. « Il faut qu’on m’explique ce qu’on fera de mieux avec cette autonomie » déclare Mickaël Vallet. Le sénateur déplore d’une part le manque de consultation du Parlement, « qui arrive en fin de course », et d’autre l’absence de transparence dans les futures applications du texte : « vous achetez quelque chose sur promesse ».
  • 26. Bonjour chez vous ! du 21 octobre 2026

    01:28:47||Ep. 26
    Comme un climat d’insurrection…Doit-on se préparer à une nouvelle vague de contestations ? Suite aux manifestations du 17 octobre, les appels à manifester se multiplient à nouveau, en dépit des interdictions préfectorales. La France semble en ébullition, le gouvernement peut-il encore calmer les esprits ? Renaud Muselier, sénateur (Union Centriste et Indépendants) des Bouches-du-Rhône, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. 17 octobre, la douloureuseCommerces saccagés, bâtiments dégradés, mobilier urbain brulé : presque une semaine après les manifestations du 17 octobre, la France panse ses blessures. Mais à l’heure où de nouvelles manifestations se profilent pour samedi, une question se pose : quel est le coût réel de la violence, mais aussi des revendications exprimées ? Qui paiera la facture ? Nicolas Bouzou, économiste et président des Rencontres de l’Avenir de Saint-Raphaël, est ce matin l’invité de Bonjour chez Vous ! Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?2.397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés : le bilan des manifestations du 17 octobre est lourd. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie ? Place au débat avec nos invités.
  • Nicolas Bouzou : « Nous paierons tous » pour les dégradations

    30:34|
    Commerces saccagés, bâtiments dégradés, mobilier urbain brulé : les dégâts des dernières manifestations se chiffrent déjà à plusieurs millions d’euros. A l’heure où les comptes de la France sont dans le rouge, qui payera la facture ? Quelles conséquences pour les Français ? Nicolas Bouzou, économiste et président des Rencontres de l’Avenir de Saint-Raphaël, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.Selon l’économiste, la « facture » des émeutes a augmenté de manière significative au cours des dix dernières années, en affirmant que les coûts des dédommagements pourraient dépasser le milliard d’euros seulement pour les 3000 commerces touchés. Une augmentation qui pourrait se répercuter sur le coût des assurances, qui « va augmenter pour tout le monde », mais aussi sur l’attractivité de la France sur les marchés financiers. Nicolas Bouzou dément également l’idée reçue selon laquelle la violence aurait participé aux avancées sociales : « Vous avez dans l’histoire deux fois plus d’avancées sociales obtenues par des manifestations pacifiques ».Enfin, interrogé sur le risque d’une crise économique, son constat est sans appel : « On est au bord de la crise financière » et si la France continue sur cette trajectoire « la Banque Centrale Européenne sera très peu sensible à l’Etat providence français ».
  • Renaud Muselier : « Ils voulaient la convergence des luttes, ça a été la convergence des brutes »

    24:25|
    Alors que plusieurs communes de France font état des dégâts des dernières manifestations, la crainte d’une nouvelle vague de mobilisations – et de violences – se dessine pour ce samedi 24 octobre. L’Etat a-t-il tirer les leçons du premier épisode ? Renaud Muselier, sénateur (Union Centriste et Indépendants) des Bouches-du-Rhône, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Ils voulaient la convergence des luttes, ça a été la convergence des brutes » déclare le sénateur, en dénonçant les défaillances des renseignements intérieurs, qui n’ont pas pris conscience – selon lui – de la gravité de ce qui se préparait. Renaud Muselier évoque notamment les événements ayant eu lieu à Marseille, où plusieurs pilleurs ont envahi les rues du centre-ville. Quant aux manifestations qui se profilent pour la journée de samedi, le sénateur dit craindre une escalade de la violence : « A Marseille, ceux qui se sont fait piller s’arment, ils ne se laisseront pas faire ».Enfin, interrogé sur le projet de loi casseur-payeur, porté en ce moment au Sénat, Renaud Muselier se dit favorable à une éventuelle promulgation, en insistant sur nécessité d’aller au-delà de la condamnation : « ceux qu’on attrape, qu’ils payent », conclut-il.
  • Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?

    26:25|
    2.397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés : le bilan des manifestations du 17 octobre est lourd. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie ? Faut-il prendre exemple sur nos voisins européens ? On en débat avec Mélanie Vogel, sénatrice représentant les Français établis hors de France et présidente du groupe écologiste au Sénat, Régis Debord, secrétaire adjoint CRS UNSA Police et Lauriane Josende, sénatrice (LR) des Pyrénées-Orientales. « On est plus sur du maintien de l’ordre mais sur du rétablissement de l’ordre » déclare Régis Debord. Il estime que face à une multiplication du nombre de black blocs en manifestation, il faudrait une augmentation d’effectif conséquente, afin d’endiguer la violence. Un constat que Mélanie Vogel ne partage pas : « Il faut parler des revendications, avant de parler du maintien de l’ordre ». La sénatrice ajoute également que les récents événements ont mis à mal l’image de la France à l’étranger. « Nos voisins européens sont effarés », affirme-t-elle, en plaidant pour une évolution dans la doctrine du maintien de l’ordre en France, sous inspiration des modèles allemand et suédois, qui privilégient le dialogue et la désescalade. « La situation dans les autres pays n’est pas la même » retorque Lauriane Josende. La sénatrice des Pyrénées-Orientales rappelle que les forces de l’ordre « travaillent aujourd’hui dans une poudrière » et que les véritables responsables du chaos ambiant sont les hommes politiques : « on est tous responsables ».
  • Rachid Temal : « Le président Trump souhaite la victoire de l’extrême-droite en Europe »

    24:57|
    Dans un long discours, le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a attribué la responsabilité des dégradations des dernières manifestations à une « immigration incontrôlée », nuisant à « un pays autrefois grand ». Simple commentaire ou véritable ingérence ? Rachid Te-mal, sénateur (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) du Val-d'Oise, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Ils partent d’un fait, et ils l’amplifient » déclare le sénateur, qui qualifie les propos du Président étatsunien de véritable « complotisme ». Rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, Rachid Temal met l’accent sur l’importance d’agir contre la manipulation de l’information et de renforcer le pouvoir de l’Etat face à la diffusion de fausses informations, notamment venant de l’étranger.Selon le sénateur, face à ces lectures simplistes, la seule solution est de « comprendre ce qu’il s’est passé » afin de pouvoir apporter les justes réponses. Il plaide ainsi pour la création d’une commission d’enquête sur les stratégies du maintien de l’ordre, afin de mieux analyser les défaillances. Rachid Temal s’est aussi exprimé sur les violences et sur les dégradations, en apportant son soutien aux mairies touchées. Cependant, face aux appels de plusieurs hommes politiques à « faire payer les casseurs », il alerte quant aux failles d’une telle démagogie : « Ne faisons pas croire que la reconstruction de la mairie de Limoges passera par les amendes », conclut-il.