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Bonjour chez vous !
Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?
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2.397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés : le bilan des manifestations du 17 octobre est lourd. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie ? Faut-il prendre exemple sur nos voisins européens ? On en débat avec Mélanie Vogel, sénatrice représentant les Français établis hors de France et présidente du groupe écologiste au Sénat, Régis Debord, secrétaire adjoint CRS UNSA Police et Lauriane Josende, sénatrice (LR) des Pyrénées-Orientales. « On est plus sur du maintien de l’ordre mais sur du rétablissement de l’ordre » déclare Régis Debord. Il estime que face à une multiplication du nombre de black blocs en manifestation, il faudrait une augmentation d’effectif conséquente, afin d’endiguer la violence. Un constat que Mélanie Vogel ne partage pas : « Il faut parler des revendications, avant de parler du maintien de l’ordre ». La sénatrice ajoute également que les récents événements ont mis à mal l’image de la France à l’étranger. « Nos voisins européens sont effarés », affirme-t-elle, en plaidant pour une évolution dans la doctrine du maintien de l’ordre en France, sous inspiration des modèles allemand et suédois, qui privilégient le dialogue et la désescalade. « La situation dans les autres pays n’est pas la même » retorque Lauriane Josende. La sénatrice des Pyrénées-Orientales rappelle que les forces de l’ordre « travaillent aujourd’hui dans une poudrière » et que les véritables responsables du chaos ambiant sont les hommes politiques : « on est tous responsables ».
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26. Bonjour chez vous ! du 21 octobre 2026
01:28:47||Ep. 26Comme un climat d’insurrection…Doit-on se préparer à une nouvelle vague de contestations ? Suite aux manifestations du 17 octobre, les appels à manifester se multiplient à nouveau, en dépit des interdictions préfectorales. La France semble en ébullition, le gouvernement peut-il encore calmer les esprits ? Renaud Muselier, sénateur (Union Centriste et Indépendants) des Bouches-du-Rhône, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. 17 octobre, la douloureuseCommerces saccagés, bâtiments dégradés, mobilier urbain brulé : presque une semaine après les manifestations du 17 octobre, la France panse ses blessures. Mais à l’heure où de nouvelles manifestations se profilent pour samedi, une question se pose : quel est le coût réel de la violence, mais aussi des revendications exprimées ? Qui paiera la facture ? Nicolas Bouzou, économiste et président des Rencontres de l’Avenir de Saint-Raphaël, est ce matin l’invité de Bonjour chez Vous ! Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?2.397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés : le bilan des manifestations du 17 octobre est lourd. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie ? Place au débat avec nos invités.
Nicolas Bouzou : « Nous paierons tous » pour les dégradations
30:34|Commerces saccagés, bâtiments dégradés, mobilier urbain brulé : les dégâts des dernières manifestations se chiffrent déjà à plusieurs millions d’euros. A l’heure où les comptes de la France sont dans le rouge, qui payera la facture ? Quelles conséquences pour les Français ? Nicolas Bouzou, économiste et président des Rencontres de l’Avenir de Saint-Raphaël, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.Selon l’économiste, la « facture » des émeutes a augmenté de manière significative au cours des dix dernières années, en affirmant que les coûts des dédommagements pourraient dépasser le milliard d’euros seulement pour les 3000 commerces touchés. Une augmentation qui pourrait se répercuter sur le coût des assurances, qui « va augmenter pour tout le monde », mais aussi sur l’attractivité de la France sur les marchés financiers. Nicolas Bouzou dément également l’idée reçue selon laquelle la violence aurait participé aux avancées sociales : « Vous avez dans l’histoire deux fois plus d’avancées sociales obtenues par des manifestations pacifiques ».Enfin, interrogé sur le risque d’une crise économique, son constat est sans appel : « On est au bord de la crise financière » et si la France continue sur cette trajectoire « la Banque Centrale Européenne sera très peu sensible à l’Etat providence français ».
Renaud Muselier : « Ils voulaient la convergence des luttes, ça a été la convergence des brutes »
24:25|Alors que plusieurs communes de France font état des dégâts des dernières manifestations, la crainte d’une nouvelle vague de mobilisations – et de violences – se dessine pour ce samedi 24 octobre. L’Etat a-t-il tirer les leçons du premier épisode ? Renaud Muselier, sénateur (Union Centriste et Indépendants) des Bouches-du-Rhône, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Ils voulaient la convergence des luttes, ça a été la convergence des brutes » déclare le sénateur, en dénonçant les défaillances des renseignements intérieurs, qui n’ont pas pris conscience – selon lui – de la gravité de ce qui se préparait. Renaud Muselier évoque notamment les événements ayant eu lieu à Marseille, où plusieurs pilleurs ont envahi les rues du centre-ville. Quant aux manifestations qui se profilent pour la journée de samedi, le sénateur dit craindre une escalade de la violence : « A Marseille, ceux qui se sont fait piller s’arment, ils ne se laisseront pas faire ».Enfin, interrogé sur le projet de loi casseur-payeur, porté en ce moment au Sénat, Renaud Muselier se dit favorable à une éventuelle promulgation, en insistant sur nécessité d’aller au-delà de la condamnation : « ceux qu’on attrape, qu’ils payent », conclut-il.
Rachid Temal : « Le président Trump souhaite la victoire de l’extrême-droite en Europe »
24:57|Dans un long discours, le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a attribué la responsabilité des dégradations des dernières manifestations à une « immigration incontrôlée », nuisant à « un pays autrefois grand ». Simple commentaire ou véritable ingérence ? Rachid Te-mal, sénateur (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) du Val-d'Oise, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Ils partent d’un fait, et ils l’amplifient » déclare le sénateur, qui qualifie les propos du Président étatsunien de véritable « complotisme ». Rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, Rachid Temal met l’accent sur l’importance d’agir contre la manipulation de l’information et de renforcer le pouvoir de l’Etat face à la diffusion de fausses informations, notamment venant de l’étranger.Selon le sénateur, face à ces lectures simplistes, la seule solution est de « comprendre ce qu’il s’est passé » afin de pouvoir apporter les justes réponses. Il plaide ainsi pour la création d’une commission d’enquête sur les stratégies du maintien de l’ordre, afin de mieux analyser les défaillances. Rachid Temal s’est aussi exprimé sur les violences et sur les dégradations, en apportant son soutien aux mairies touchées. Cependant, face aux appels de plusieurs hommes politiques à « faire payer les casseurs », il alerte quant aux failles d’une telle démagogie : « Ne faisons pas croire que la reconstruction de la mairie de Limoges passera par les amendes », conclut-il.
Hervé Marseille : « Je suis favorable à l’état d’urgence »
21:22|Au lendemain des manifestations du 17 octobre, le bilan annoncé est lourd : 2397 interpellations, au moins 3 000 commerces saccagés et des centaines de millions d’euros de dégâts. Le gouvernement a-t-il montré toutes ses défaillances lors des dernières manifestations ? Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union centriste et indépendants, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Il faut tirer des leçons pour comprendre ce qui s’est passé », déclare le sénateur, en déplorant que l’enjeu sécuritaire ait été fortement sous-estimé lors des récentes mobilisations. Hervé Marseille évoque non seulement une responsabilité du gouvernement mais aussi des renseignements, qui n’ont pas pris conscience de l’ampleur du phénomène. Le sénateur estime également qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur : « Le Président la République n’a apporté aucune réponse », en adoptant une posture de spectateur des événements.Quant aux mesures mises en place à la suite aux mobilisations, il affirme être « favorable à l’état d’urgence », tout en précisant que celui-ci ne serait pas susceptible de pacifier la situation de manière durable. Il récuse en revanche la proposition du candidat à la présidentielle Gabriel Attal de faire intervenir l’armée : « l’armée n’est pas entrainée pour faire du maintien de l’ordre ». Enfin, interrogé sur le projet de loi casseur-payeur, il déclare que les récents événements pourront être mobilisés dans les débats afin de « durcir le cadre » d’application de la loi.
25. Bonjour chez vous ! du 20 octobre 2026
01:27:53||Ep. 25La France sous influence ?Président des Etats-Unis à temps plein, commentateur politique à ses heures perdues : suite aux manifestations ayant ébranlé la France, Donald Trump a livré son analyse des événements, et non sans raccourcis. Dans un long discours, le Président de la première puissance mondiale a attribué la responsabilité des dégradations à une « immigration incontrôlée », nuisant à « un pays autrefois grand ». Commentaire ou ingérence ? Rachid Temal, sénateur (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) du Val-d'Oise et rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous ! La France à l’heure du couvre-feuParis, Lille, Nice, Lyon : après les pillages et la violence des manifestations du 17 octobre, plusieurs grands centres urbains ont mis en place des couvre-feux. Ces mesures seront-elles suffisantes pour pacifier le pays ? Le gouvernement, a-t-il failli ? Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union centriste et indépendants, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le « bordel » ? A qui la faute ?« Il est hors de question de laisser s’installer ce bordel permanent », a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu à la sortie de la dernière réunion de la cellule interministérielle de crise. Au lendemain des manifestations et dans un climat de violence croissante, à qui profite ce « bordel » ? Qui sont les ingénieurs du chaos ? Place au débat avec nos invités.
Le « bordel » ? A qui la faute ?
34:41|« Il est hors de question de laisser s’installer ce bordel permanent », a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu à la sortie de la dernière cellule interministérielle de crise du 19 octobre. Au lendemain des dernières manifestations et dans un climat de violence croissante, à qui profite ce « bordel » ? Pour en débattre Françoise Degois, éditorialiste politique et Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.« Il devrait se regarder », déclare Françoise Degois, en estimant que le chef du gouvernement porte lui-même une lourde responsabilité. « Je n’ai jamais vu des ministères se planter autant » estime-t-elle en critiquant également l’impuissance du monde politique, incapable d’apporter des réponses aux citoyens : « il une convergence de ras-le-bol ». « Il y a surtout une convergence des haines ». Tout en s’accordant sur la responsabilité du gouvernement et des renseignements, Yves Thréard met l’accent sur un véritable problème de société : « les gens qui cassent et qui pillent ne sont pas intégrés à notre société », en ajoutant qu’il faudrait arrêter de trouver des excuses aux manifestants violents. Les deux intervenants s’accordent toutefois sur l’impact des récents événements sur la présidentielle : la prochaine élection ne sera pas apaisée, et cela pourrait bien profiter sur le long terme à Jean-Luc Mélenchon et à Marine Le Pen, adeptes d’une politique de la « tabula rasa ».
24. Bonjour chez vous ! du 19 octobre 2026
01:28:32||Ep. 24« Comment peuvent-ils faire ça à la France ? ». Dans son allocution du 18 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron a fustigé les épisodes de violence et de dégradation survenus lors de la manifestation de la veille, en appelant à ne pas faire d'amalgame entre les casseurs et les manifestants pacifiques. Les casseurs nuisent-ils aux revendications ? Quelles leçons faut-il tirer des mobilisations du 17 octobre ? Fabien Gay, sénateur (Communiste) de la Seine-Saint-Denis et directeur de L'Humanité, est l'invité ce matin de Bonjour chez Vous ! Par le chaos français, le monde sidéréPillages de magasins, dégradations de bâtiments, affrontements entre la police et les manifestants : les scènes de chaos de la manifestation du 17 octobre ont traversé les frontières, en provoquant de vives réactions dans de nombreux pays. Les manifestations mettent-elles à mal l'image de la France face à nos alliés européens ? Bernard Guetta, député européen (Renew Europe), répond ce matin au micro d'Alexandre Poussart. Six mois de désordre, jusqu'à la présidentielle ? Face à une montée en puissance de la violence et une doctrine du maintien de l'ordre qui pose de plus en plus question, les manifestations mettent-t-elles à nu la faillite de l'Etat français ? Quelles conséquences pour les prochains mois ? Place au débat avec nos invités.