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Bonjour chez vous !

La canicule est-elle politique ?

Alors qu’aujourd’hui, le thermomètre reste au plus haut pour près de 40 millions de Français, plus de la moitié du pays est placée en vigilance rouge en raison de la canicule. Et c'est une météo qui échauffe aussi les politiques. Y a-t-il une responsabilité du gouvernement ? La canicule est-elle politique ? Faut-il généraliser la climatisation ? La France est-elle en retard par rapport à ses partenaires européens ?On en parle avec Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition écologique, Françoise Degois, Éditorialiste politique et le sondeur Frédéric Dabi. Françoise Degois met en cause la responsabilité gouvernementale en évoquant notamment les réductions drastiques liées au « Fonds vert ». Créée en 2023, cette initiative du gouvernement correspond à une enveloppe budgétaire prévue pour aider les collectivités territoriales à s’adapter aux changements climatiques. Elle fustige le gouvernement de l’ancienne ministre : « Le Fonds vert qui est passé de 2 milliards à à peine 830 millions cette année, de base, c’était une bonne idée, que le gouvernement a divisé par trois. Ce n’est pas vous que je remets en cause, mais entendre Gabriel Attal pérorer et expliquer que vous avez tout bien fait sur l’écologie et le climat en ce moment, alors que ça fait dix ans qu’il y a ce gouvernement au pouvoir et que vous avez tous été aux manettes.. ça me fait sourire ». Pour l’ancienne ministre de la Transition écologique, il faut rendre hommage à ce Fonds vert qui a vu le jour sous impulsion gouvernementale et pas par une initiative de la gauche : « Qui a fait le Fonds vert ? (…) La gauche que vous saluez et qui prétend être à la manœuvre, qu’est-ce qu’elle fait aujourd’hui ? Elle dit qu’il ne faut pas remettre en cause le Fonds vert, alors qu’elle ne s'est pas battue pendant les arbitrages budgétaires l’année dernière sur le Fonds vert. Et le Fonds vert a eu la plus grosse enveloppe budgétaire sous Gabriel Attal. Lorsqu’on négociait le budget l’année dernière avec la gauche, ils n’ont pas dit un mot sur le Fonds vert », retorque-telle.Selon le directeur général Opinion de l’IFOP, le bilan écologique du Président Emmanuel Macron reste cependant mitigé. Les Français ne se poseraient plus ce genre de question. Il illustre : « Il y a eu beaucoup d’espoir au début du premier quinquennat avec Nicolas Hulot, qui incarnait très fortement ces questions-là. Ensuite il y a eu l’idée de la proximité du Président avec les chasseurs, il y a eu l’affaire du glyphosate. Cependant, je suis frappé de voir que ce n’est plus un point de grief à l’égard d’Emmanuel Macron, qui est, au contraire, crédité pour être le Président des crises ».

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  • 9. Bonjour chez vous ! du 22 septembre 2026

    01:28:17||Ep. 9
    Un budget sur la réserveLe projet de la nouvelle loi de finance sera présenté fin septembre en Conseil des ministres. A la clé : dégager 54 milliards d’économies à un moment où la dette publique frôle 120% du PIB et le pouvoir d’achat des Français s’amincit de mois en mois. Le gouvernement Lecornu par-viendra-t-il à proposer des solutions durables ? On en parle avec Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l’Oise et membre de la commission des finances. PS en batailleLe premier tour de la primaire socialiste se tiendra les 9 et 10 octobre, mais parmi les candidats la tension monte déjà. Entre l’exclusion soudaine de Philippe Brun et les invectives de Ségolène Royal à l’égard de Raphaël Glucksmann, le vote s’annonce tendu. Pour en parler, Boris Vallaud, député (PS) des Landes et président du groupe socialiste à l’Assemblée, est l’invité de la matinale de Bonjour chez Vous ! Où s’arrêtera la contagion nationaliste ? Dimanche 20 septembre, l'extrême droite est revenue sur le devant de la scène en Allemagne. Après son sacre lors des élections en Saxe-Anhalt, le parti AfD s’est une nouvelle fois imposé dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale face à une droite de gouvernement de plus en plus affaiblie. De quoi cette nouvelle victoire est-elle le nom ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Place au débat avec nos invités.
  • 8. Bonjour chez vous ! du 21 septembre 2026

    01:27:56||Ep. 8
    Vous n’aurez pas Saint-Pierre-et-Miquelon !Le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Mark Carney se sont entretenus dimanche dernier à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le mot d’ordre : afficher l’entente entre les deux pays face aux velléités américaines d’annexer l’ile française. Quelle stratégie adopter face aux Américains ? On revient sur cette visite avec Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.A vos marques pour la primaire à gaucheAprès l’exclusion de Philippe Brun, ils seront finalement 5 à se disputer la victoire à la primaire socialiste. Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Olivier Faure et Emmanuel Maurel : qui pour incarner la social-démocratie à la prochaine élection présidentielle ? Emmanuel Maurel, président du parti Gauche républicaine et socialiste, est aujourd’hui l’invité de Bonjour chez Vous !Comment amortir le choc pétrolier ?La semaine dernière, les prix à la pompe ont atteint des records. A l’heure où les Français peinent de plus en plus à boucler les fins de mois, Sébastien Lecornu réunit aujourd’hui ses ministres. Quelles mesures pour contrer la hausse des prix ? Place au débat avec nos invités.
  • Comment amortir le choc pétrolier ?

    35:38|
    Face à une énième hausse des prix du carburant, la colère gronde en France. Pris en étau entre les manifestations des derniers jours et le chantage à la censure des partis d’oppositions, le gouvernement Lecornu se réunit aujourd’hui tandis que le président s’exprimera jeudi. Réussiront-ils à fournir des solutions satisfaisantes ? Pour en parler Arnaud Benedetti, directeur de la nouvelle revue politique, Pablo Pillaud Vivien, Rédacteur en chef de la revue Regards et Elizabeth Martichoux, éditorialiste politique de Public Sénat.Selon cette dernière le gouvernement et le chef de l’Etat opteront pour une « répartition des taches », le premier s’occupera en priorité du quotidien des français et le deuxième centrera son discours sur le volet international. Un partage qui reflète selon elle l’incapacité d’Emmanuel Macron de tisser un lien avec les Français.« Si ça dure il y a des risques pour le gouvernement », alerte Arnaud Benedetti quant à un retour des gilets jaunes. Selon le politologue, il est crucial que le gouvernement revoie la question des aides ciblées, afin que celles-ci ne deviennent pas une « usine à gaz », trop compliquées à mettre en place.« On attend des propositions politiques, pas des explications » affirme Pablo Pillaud Vivien, qui souligne le manque de projets à long terme pour résoudre la crise énergétique. Il estime que les aides ciblées sont caduques face à des problèmes qu'il juge structurels.
  • Emmanuel Maurel : « Il y a 50 nuances de gauche dans le pays »

    21:12|
    Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Olivier Faure et Emmanuel Maurel, qui sortira victorieux à l’issue de la prochaine primaire socialiste ? Quelles mesures pour se distinguer ? Emmanuel Maurel, président du parti Gauche républicaine et socialiste et candidat à la primaire, revient sur les lignes de son programme.« Démondialiser, démocratiser, démarchandiser » seront les mots clés de sa campagne. Le candidat souhaite le retour d’une industrie française souveraine et plaide pour un processus de relocalisation des entreprises.Il estime que la crise des prix du carburant doit permettre de trouver des solutions de longue durée, notamment la valorisation de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables dans le mix énergétique français. « Il y a 50 nuances de gauche dans le pays » affirme-t-il, mais face à la montée de l’extrême droite, il souligne l’importance d’un front uni autour d’une incarnation et d’une ligne unique afin de peser lors de la future élection présidentielle.
  • Alain Joyandet : « Saint-Pierre-et-Miquelon c’est la France »

    25:09|
    Dimanche 20 septembre 2026, le président de la République Emmanuel Macron s’est entretenu avec le premier ministre canadien Mark Carney dans un décor tout sauf anodin : Saint-Pierre-et-Miquelon. Située au large des côtes canadiennes, cet archipel est au centre des convoitises américaines. Est-ce que la France a les moyens de contrer le géant américain ? Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées répond aux questions d’Oriane Mancini dans la matinale Bonjour chez Vous !Selon le sénateur, la rencontre entre les deux hommes politiques à Saint-Pierre-et-Miquelon est stratégiquement importante car elle permet de renforcer la présence française dans l’Atlantique nord et de resserrer les liens entre la France et le Canada.Un rapprochement qui est d’autant plus crucial, car il pourrait offrir à la France un accès aux hydrocarbures canadiens : « Il faut chercher partout des solutions de remplacement » estime-t-il.
  • 7. Bonjour chez vous ! du 17 septembre 2026

    01:28:28||Ep. 7
    Agnès Evren : En mission contre les violences périscolairesEst-ce que Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire portent une part de responsabilité dans les événements du périscolaire parisien ? La sénatrice (LR) Agnès Evren revient sur les auditions de l’ancienne maire de Paris et de celui qui était à l’époque son adjoint, dans la matinale Bonjour chez Vous !Benjamin Haddad : Trump hostile à « l’Europe puissance »Le Canada, va-t-il bientôt rejoindre les rangs de l’Union Européenne ? Dans son discours annuel sur l'état de l'UE, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a mis le pays à la feuille d'érable à l’honneur et a affirmé que celui-ci pourrait devenir « premier membre associé », une catégorie intermédiaire entre partenaire et membre. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ? Quelles conséquences pour l’Europe et pour la France ? On en parle avec Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe.Le débat : le Sénat, nouvelle force tranquille ?Comment le Sénat a réussi à s’imposer en tant que pilier de la Cinquième République ? A une époque où le chaos et l’injure règnent en maitres à l’Assemblée nationale, la Chambre Haute du Parlement se distingue par sa stabilité et la qualité des débats. Est-ce que les prochaines élections changeront ce status quo ? Place au débat avec nos invités.
  • Agnès Evren : « Il y a eu une omerta systémique » dans l’affaire du périscolaire

    24:30|
    La Commission d'enquête sénatoriale sur les violences dans les Périscolaire a auditionné en ce début de semaine l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo ainsi que son successeur Emmanuel Grégoire, qui était auparavant son adjoint. La sénatrice (LR) de Paris Agnès Evren, rapporteuse de la commission, revient ce matin sur les temps forts de ces auditions.« Il faut sortir de cette diminution de responsabilité », affirme la sénatrice, qui déplore le comportement tenu par l’ancienne maire de Paris Anne Hidalgo, qui n’aurait eu de cesse de minimiser sa responsabilité dans les drames du périscolaire, qu’elle considère comme un phénomène national et pas strictement parisien, et de nier le caractère systémique des crimes. Pour sa part, Agnès Evren retorque qu’avec « 121 écoles maternelles concernées » dans la Capitale, il y a bien une spécificité parisienne.Selon la sénatrice, il est toutefois urgent que l’Etat se saisisse du sujet périscolaire, et en particulier de la formation des agents, en mettant fin au système des vacataires et en créant un diplôme reconnu par l’Etat, afin de professionnaliser la filière.Enfin, elle met l’accent sur la nécessité de rebâtir la confiance des parents, qui ont été laissés – selon elle – dans une profonde « solitude institutionnelle ».
  • Benjamin Haddad : « Le Canada partage des valeurs convergentes avec l’UE »

    22:43|
    Lors de son discours, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a mis en avant plusieurs enjeux cruciaux pour l'avenir de l’Europe et sa prospérité sur le plan international, notamment un approfondissement des relations avec le Canada et la création d’un Conseil européen de sécurité. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, remet ces annonces en perspective dans la matinale Bonjour chez Vous ! Interrogé sur l’état actuel des relations euro-canadiennes et sur leurs évolutions, le ministre se félicite de ce rapprochement avec le Canada, avec qui l’Europe « partage des valeurs et intérêts convergents ». Il revient également sur les réactions du président américain Donald Trump, frontalement opposé à ce projet. « Ce n’est pas à une puissance étrangère de choisir les orientations politiques des Européens », affirme-il, en mettant l’accent sur l’importance de la souveraineté européenne, notamment face à la menace russe. Selon Benjamin Haddad, la création d’un Conseil européen de sécurité et l’élargissement de la dissuasion nucléaire française à d’autres pays de l’espace européen sont des mesures clés pour la sécurité de l’Europe. Il souligne également que pour y parvenir, l’Union européenne devra se doter de ressources propres, afin que le poids financier de ces projets ne pèse pas excessivement sur les pays membres.
  • Le Sénat, nouvelle force tranquille ?

    34:48|
    Comment le Sénat s’est-il imposé comme la nouvelle « force tranquille » ? Elizabeth Marti-choux, éditorialiste politique de Public Sénat, Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme, Michaël Darmon, éditorialiste pour la chaîne I24NEWS et Tâm Tran Huy, directrice adjointe en charge du parlementaire reviennent sur l’évolution du Sénat sous la présidence Macron et sur les enjeux des futurs élections sénatoriales.Selon Tâm Tran Huy, le renouvellement de l’image du Sénat est dû en grande partie au contraste avec l’Assemblée nationale. A l’heure où la Chambre basse du Parlement est marquée par la « bordélisation » des débats, le Sénat renvoie une image d’apaisement. Ce changement ne se résume pas seulement à la perception du Sénat. Michaël Darmon met l’accent sur la manière dont les sénateurs appréhendent le travail parlementaire, avec des élus dynamiques et centrés sur l’actualité, ce sur quoi s’accorde Hubert Coudurier qui estime que depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, le Sénat a voulu montrer l’utilité de son travail, qui débouche sur d’importantes avancées législatives comme le récent projet de loi sur le nar-cotrafic. Un nouvel équilibre institutionnel qui semble intéresser de plus en plus les futurs candidats à l’élection présidentielle. Comme souligné par Elizabeth Martichoux, la candidate RN Marine Le Pen ne souhaite plus démanteler le Sénat, où son parti pourrait à l’issue des prochaines élections former un groupe, tandis que le candidat LR Bruno Retailleau, également sénateur, cherche à tout prix à maintenir une majorité.