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Bonjour chez vous !
Vers un dégel durable des relations France-Algérie ?
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Nous débattons avec nos éditorialistes autour des relations diplomatiques franco-algériennes. L’Elysée a annoncé que l’ambassadeur de France en Algérie allait retourner sur place et que les OQTF allaient reprendre. Le président Emmanuel Macron souhaite clairement apaiser les tensions entre les deux pays. En déplacement au Kenya, le chef de l’Etat annonce que cette nouvelle ère dans les relations doit « permettre d’apporter des solutions sur tous les sujets », il ajoute que « les derniers mois ont causé beaucoup de torts à l’Algérie et à la France ». Pour l’éditorialiste politique Françoise Degois, l’idée de l’histoire des mémoires est essentielle dans cette relation, elle explique : « nous devons régler notre histoire, nous devons regarder en face sans nous couvrir la tête de cendres ». L’éditorialiste poursuit : « la colonisation a été une abomination et on a le droit de le dire ».Arnaud Benedetti, directeur de la nouvelle revue politique et fondateur du comité de soutien à Boualem Sansal évoque une responsabilité commune : « quand vous voulez avoir une relation apaisée, il faut être deux. (…) Je ne confonds pas l’Algérie avec le régime algérien, mais les hiérarques qui, aujourd’hui, gouvernent à Alger, sont eux, fâchés avec la France. »
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147. Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
01:28:15||Ep. 147Au programme de cette édition : faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? Une Française est toujours en réanimation et l'ensemble des 22 personnes identifiées en France comme cas contacts sont actuellement hospitalisées. Le virus peut-il se propager ? Comment se transmet-il ? Comment s’en protéger ? L'infectiologue Benjamin Rossi répond à ces questions. Le Sénat a rejeté lundi le texte sur la fin de vie créant une aide à mourir. Que va devenir cette réforme sociétale d’Emmanuel Macron ? Faut-il un référendum comme le demande Bruno Retailleau ? Débat entre la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canalès et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne, Christine Bonfanti-Dossat.Comment protéger nos enfants des réseaux sociaux ? Des familles attaquent TikTok en justice après des drames impliquant leurs enfants. La France va-t-elle interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Une proposition de loi est dans les tuyaux du Parlement. La sénatrice centriste de la Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, rapporteure de ce texte, est notre invitée.Enfin, à la une de¿nos régions, la France prépare déjà les JO d'hiver de 2030 et s’entraine à les sécuriser. Nous vous emmenons en Savoie, à Val-d'Isère, au cœur d’un exercice grandeur nature, une simulation d’attaque armée en haut des pistes. Reportage.
Catherine Morin-Desailly : "il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok"
25:43|La sénatrice centriste de la Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly rapporteure du texte sur les réseaux sociaux nous apporte son expertise et son analyse sur les plates-formes numériques, leurs usages et leurs dérives. Est-ce que la loi visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans va pouvoir entrer en vigueur pour la rentrée prochaine ? Catherine Morin-Desailly nous explique que la suite des échéances dépend de l’agenda de la Commission européenne pour l’examen de cette loi. « Tout dépend du délai qu’elle va prendre pour répondre à la proposition du Parlement français sur ce texte de loi. Il faut qu’il soit notifié à Bruxelles ».Pour la vice-présidente de la commission des affaires européennes qui s’est spécialisée dans les affaires numériques, « il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok ». Elle demande « la responsabilité pleine et entière des plateformes, la transparence des algorithmiques, le safety by design (principe qui met la sécurité au cœur de la plateforme)».
Benjamin Rossi : "Il y a une épidémie médiatique sur l'hantavirus"
20:22|Faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? La ministre de la Santé Stéphanie Rist a tenu une conférence de presse ce mardi afin de faire un point sur les risques d’épidémie et la situation sanitaire dans le pays. Circulation, cas contaminés, hospitalisation, réanimation, le gouvernement souhaite rassurer. L’infectiologue Benjamin Rossi était l’invité du jour de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le médecin à l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois ne souhaite pas alarmer : « On n’est pas dans un problème de pandémie mondiale. (…) Le Covid, on ne le connaissait pas quand il est arrivé, alors que l’hantavirus, on le connaît depuis les années 90. On le connaît principalement en Amérique du Sud et on le connaît suffisamment pour se dire qu’il n’est pas très contagieux ». Pour Benjamin Rossi, en ce moment il y a davantage une « épidémie de communication et une épidémie médiatique » qu’un risque sanitaire mesuré.
Quelle suite après le rejet de l'aide à mourir ?
33:12|Le Sénat a terminé mardi en seconde lecture l’examen des projets de loi sur la fin de vie. Les sénateurs ont adopté le texte sur les soins palliatifs, mais ont rejeté celui sur la création d’un droit à l’aide à mourir. Débat autour du projet de loi sur l’aide à mourir entre deux sénatrices, dans la matinale du jour. La sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne Christine Bonfanti-Dossat ont échangé sur l’avenir de la loi sur la fin de vie.Christine Bonfanti-Dossat déclare : « Aujourd’hui pour supprimer la souffrance, on supprimerait le souffrant et c’est inacceptable dans ce qu’il peut arriver. Moi, je suis soignante et je connais un peu le problème puisque j’ai accompagné des tas de gens. Et je rappelle que les soins palliatifs ou à domicile, la devise c’est que je ne t’abandonnerai pas, je ne m’acharnerai pas et tu ne souffriras pas. (…) En tant que soignante je mets toujours en avant le principe de précaution, de prévention ».Pour la sénatrice Marion Canales, « le Sénat s’obstine de manière déraisonnable » avec les débats sur ce texte. Elle affirme : « Ce n’est pas la mort assurée, c’est la délivrance et la dignité administrée quand on la demande »
146. Bonjour chez vous ! du 12 mai 2026
01:27:53||Ep. 146Au programme de cette édition : le Sénat supprime l’aide à mourir du texte sur la fin de vie. Comme en première lecture, il vide la loi de son article principal. Les sénateurs ont en revanche adopté l'autre partie du texte sur les soins palliatifs. Son rapporteur, le sénateur (LR) du Vaucluse Alain Milon, est l’invité de la matinale.À un an de la présidentielle, la primaire de la gauche a-t-elle déjà du plomb dans l'aile ? Le PS se déchire, Fabien Roussel se tient prêt à être candidat, Jean-Luc Mélenchon l’est déjà. Nous ferons le point avec l'une des candidates à cette primaire, Clémentine Autain, députée (L'Après) de Seine-Saint-Denis.Après deux ans de brouille, se dirige-t-on vers un dégel durable des relations entre la France et l'Algérie ? Emmanuel Macron appelle à une relation apaisée alors que l’ambassadeur de France est de retour à Alger et la ministre déléguée aux Armées Alice Ruffo s’est rendue à Sétif vendredi dernier. On analysera la situation avec Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique et fondateur du comité de soutien à l'écrivain Boualem Sansal.Enfin, à la une de nos régions, le choc à Nice. Une fusillade en plein jour a fait 2 morts et 6 blessés dans le quartier sensible des Moulins, un drame sur fond de narcotrafic. Nous serons à Nice avec Baptiste Bize, directeur de la rédaction de Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin.
Clémentine Autain : « 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune »
21:32|Fabien Roussel se dit « prêt à consacrer toute son énergie » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon confirme sa candidature au nom de LFI, François Ruffin annonce également entrer dans la course. Les ambitions présidentielles à gauche se multiplient. Une effervescence qui illustre les divisions. La candidate à la primaire de la gauche et députée (L’Après) de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain était l’invitée de la matinale. Est-ce qu’une primaire de la gauche a toujours un sens ?La députée est catégorique : « Oui, elle a un sens absolu. (…) Si nous partons façon puzzle, c’est-à-dire dans la dispersion et dans la division, nous perdons nos chances d’être au second tour pour la troisième fois. En effet, les deux dernières fois, la gauche était absente du second tour. C’est la condition sine qua non pour pouvoir l’emporter ». Selon Clémentine Autain « seule une union [pourrait] permettre une dynamique populaire ». La candidate à la primaire de la gauche regrette le peu d’optimisme qu’ont les médias envers le Nouveau Front Populaire, en déclarant « nous avons eu un meeting cette semaine et je suis assez ahurie de voir la couverture médiatique qui, en fait, fait le jeu de la division, fait le jeu des prophètes de la défaite, avec le grand bonheur à la fois de Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. (…) 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune, et j’aimerais que ceux qui commentent, les politiques, prennent conscience de cela. »
Alain Milon : "Moi je ne connais pas de maladies incurables"
24:25|Le Sénat a voté contre la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Cette proposition avait été examinée lundi soir en 2ème lecture par les sénateurs, en séance publique.Lors de l’examen du texte en commission, la droite sénatoriale avait déjà restreint cette aide à mourir pour la transformer en assistance médicale à mourir qui ne pourrait être sollicitée que quelques jours, voire quelques heures avant la mort, ce qui limite la portée du texte. Le rapporteur du texte et sénateur LR du Vaucluse Alain Milon était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Parmi les craintes du sénateur, le fait que la recherche médicale « se débarrasse des maladies incurables ». En effet, comme celles-ci entraînent des coûts financiers très importants en termes de recherche médicale, le sénateur républicain redoute ainsi que les patients soient plus rapidement orientés vers l’aide à mourir, plutôt que par d’autres traitements médicaux. L’ancien médecin explique : « Moi, je ne connais pas de maladies incurables. Elles sont incurables à l’instant T. Si on avait eu cette loi, dans les années 50, la tuberculose était une maladie incurable. Dans les années 70-80, la poliomyélite. Dans les années 80-90, le cancer du sein ».
145. Bonjour chez vous ! du 11 mai 2026
01:27:58||Ep. 145Au programme de cette édition : L’Iran menace la France en cas de déploiement dans le détroit d’Ormuz, déploiement démenti par Emmanuel Macron qui coprésidera mardi avec le Royaume-Uni une réunion sur la sécurisation du détroit. Quelle place pour l’Europe dans ce conflit ? Nous ferons le point avec l’ancien Premier ministre Michel Barnier, aujourd'hui député (LR) de Paris.Nous reviendrons également sur un lancement de campagne qui ne dit pas son nom. Édouard Philippe était ce dimanche à Reims où il a détaillé un calendrier sans vraiment esquisser de programme pour la présidentielle de 2027. Il en appelle à une recomposition politique. Avant de convaincre les Français, l'ancien Premier ministre doit déjà convaincre son camp. Peut-il s’imposer comme le candidat du bloc central et rallier à lui Gabriel Attal voire Bruno Retailleau ? On en parle¿avec nos éditorialistes,¿Yves Thréard et Pablo Pillaud-Vivien.On revient également sur les 25 ans de la loi Taubira. En 2001, La France devenait alors le premier pays au monde à reconnaitre la traite négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Une loi au centre d'une cérémonie de commémoration qui avait lieu ce dimanche au Sénat. Mais faut-il aller plus loin sur le sujet, notamment sur la question des réparations ? La¿sénatrice (RDPI) de la Guadeloupe¿Solanges Nadille répond à nos questions.Enfin, c'est à la une de nos régions : pour aider les Français à faire face à la hausse des prix du carburant, certaines collectivités prennent des mesures en faveur du pouvoir d’achat. C’est le cas de l’agglomération de Laval où les tarifs des transports en commun vont être diminués.