Partager

cover art for Frédéric Dabi : « On est dans une crise politique jamais vue, l'homme politique est un astre mort »

Bonjour chez vous !

Frédéric Dabi : « On est dans une crise politique jamais vue, l'homme politique est un astre mort »

Le scrutin municipal approche à grand pas avec un premier tour le 15 mars et le second le 22 mars. Alors que les campagnes sur le terrain s'accélèrent, la matinale « Bonjour chez vous ! » recevait Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'IFOP pour nous éclairer sur les enjeux qui sous-tendent l'élection locale dans un contexte de crise particulier. Une question est au centre du débat : le vote local va-t-il être influencé par des enjeux nationaux ?

Frédéric Dabi explique que « ces élections municipales se tiennent dans un contexte inédit, car comme en 2001, c'est le dernier scrutin organisé avant l'élection présidentielle. Inédit également parce que nous sommes dans une crise politique jamais vue, avec une décrédibilisation de l'homme politique : les Français ont l'impression qu'il ne fait rien, que c'est un astre mort. La question qui se pose aujourd'hui c'est quel sera l'impact au niveau local. Car, au contraire, les maires sont des élus de terrain, qui inspirent davantage la confiance, et ils contribuent à réenchanter la promesse du politique ».

Frédéric Dabi se penche sur le cas particulier de « Nice, qui est peut-être l'une des villes les plus importantes en termes de symbole, avec une élection où le scrutin est plus qu'incertain. Le maire sortant, Christian Estrosi, est en danger, et là aussi, on le verra en fonction des configurations de vote au second tour, s'il y a une union des droites, si au contraire il y a un front républicain contre Éric Ciotti, d'ailleurs Christian Estrosi en avait bénéficié en 2015 aux élections régionales. En général, le second tour est convenu dans le premier tour, mais je ne pense pas que ce soit le cas dans ce scrutin, on remarquera plutôt une discontinuité de l'un à l'autre ».

More episodes

View all episodes

  • 5. Bonjour chez vous ! du 15 septembre

    01:28:19||Ep. 5
    Pour la prochaine loi de finances, le gouvernement et les députés recherchent désespérément 30 milliards de d’économies. Face à la baisse du pouvoir d’achat en France, seront-ils en mesure de trouver des solutions durables ? Pour en parler, Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la Commission des finances, est l’invitée de Bonjour chez Vous !Explosion de la dette et des taux d’intérêt, début de récession économique et instabilité institutionnelle, la France fait face à une crise sur tous les fronts. Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Economie et des Finances, répond ce matin aux questions d’Oriane Mancini et livre sa version du chaos budgétaire, dont certains lui imputent la responsabilité.Enfin, au crépuscule du décennat d’Emmanuel Macron, vers qui se tourneront ses électeurs ? Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Raphael Gluckmann ? LR ou le PS ? Embrassant la gauche et la droite, le bloc central pourra survivre au départ de l’inventeur du « en même temps » ? Place au débat avec nos invités.
  • Bruno Le Maire : « Nous approchons à grands pas d’un accident financier »

    22:54|
    Il a été ministre de l’Economie et des Finances pendant 7 ans. Bruno Le Maire affirme vouloir mettre en garde les Français face à un « accident financier » sans précédent, qui pourrait – selon lui – coûter à la France sa place parmi les grandes puissances. Face à une telle urgence, il prône une politique de lucidité afin de « reprendre le contrôle de nos finances publiques ».L’ancien ministre de l’Economie évoque plusieurs mesures qu’il juge cruciales pour y parvenir, notamment une baisse de contribution de la France au budget de l’Europe et l’introduction d’une part de capitalisation dans le système des retraites.Bruno Le Maire revient par la suite sur ses années à Bercy. L’ancien ministre affirme avoir été freiné dans la mise en acte de sa politique de redressement des comptes et dénonce le choix de la dissolution, qui a plongé la France dans le chaos économique.Enfin, interrogé sur d’éventuelles visées présidentielles, Bruno Le Maire laisse planer le doute : « être candidat ça ne se décide pas comme ça ».
  • Pour qui voteront les électeurs du bloc central ?

    34:01|
    A moins de 8 mois de la fin du deuxième mandat d’Emmanuel Macron, pour qui voteront ses anciens électeurs en 2027 ? Choisiront-ils de se ranger dans le traditionnel clivage gauche-droite ou renouvèleront-ils leur confiance au bloc central, incarné par Edouard Philippe, Gabriel Attal ou encore Raphael Glucksmann ? Pour en discuter Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Brice Soccol, politologue et essayiste et Françoise Degois, éditorialiste politique Public Sénat.Cette dernière se montre sceptique quant à une continuation du macronisme, dont la condition sine qua non d’existence est Emmanuel Macron lui-même. « Chacun va retrouver son camp », affirme-t-elle. Un pronostic qui est partagé par Yves Thréard. Selon le directeur adjoint du Figaro, le socle du macronisme de 2017 s’est profondément réduit, avec une part croissante d’électeurs souhaitant revenir au traditionnel clivage gauche-droite. Plus surprenant, 15% des anciens électeurs d’Emmanuel Macron envisageraient un vote pour les extrêmes, RN et LFI, lors de la prochaine élection présidentielle. Une intention de vote qui d’après Brice Soccol pourrait bien se concrétiser. Le politologue conclut en effet que la prochaine élection sera dominée par l’affrontement entre les deux extrêmes de l’arc républicain, dont la force repose – selon lui – dans la défense d’un récit programmatique pour l’avenir de la France.
  • 4. Bonjour chez vous ! du 14 septembre

    01:28:04||Ep. 4
    Au lendemain de la célébration de la fête de l’Humanité, la gauche semble plus divisée que jamais, avec une nuée de candidats sur la ligne de départ de la future élection présidentielle. Dernier en date, Fabien Roussel, qui entame sa deuxième campagne sous la bannière du Parti communiste. Quelle place pour les communistes dans la course à la présidentielle ? Quelles réformes pour se démarquer ? Ian Brossat, sénateur (PCF) de Paris, répond aux questions d’Oriane Mancini dans la matinale Bonjour chez Vous ! Rentrée politique réussie pour le RN. Après le meeting de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le parti à la flamme demeure en tête des sondages. Mais à 7 mois de l’élection suprême, plusieurs questions restent encore sans réponses : quelle ligne économique ? Quel programme ? On en parle avec Laurent Jacobelli, député (RN) de Moselle.Le Pen, Retailleau : deux visions pour l’avenir de la France aussi différentes qu’irréconciliables ? La droite peut-elle s’allier pour faire barrage à la gauche ? Gros plan sur l’impossible union des droites dans le débat.
  • Laurent Jacobelli : « La priorité nationale est la pierre angulaire de notre programme »

    23:02|
    Ce dimanche, à l'occasion du meeting de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le parti à la flamme a présenté son programme en mettant à l’honneur la priorité nationale. Invité de la matinale Bonjour chez Vous ! Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du RN, répond aux questions d’Oriane Mancini.« La priorité nationale est la pierre angulaire de notre programme », affirme-t-il, en ajoutant que celle-ci concernera également l’accès au logement, pour lequel une personne de nationalité française aura la priorité. Cependant, comme il le précise : « L’idée n’est pas d’interdire le logement social à ceux qui ne sont pas français mais de rendre les français prioritaires ».Interrogé sur le vote du prochain budget, il affirme que le RN – contrairement à la gauche – ne censurera pas d’emblée mais que le parti fera des propositions à Sébastien Lecornu pour protéger le pouvoir d’achat des Français, notamment face à l’explosion des prix à la pompe.Le député revient enfin sur la possibilité d’une union des droites, en affirmant qu’il ne ferme pas la porte à une alliance avec « tous les patriotes sincères ». Il évoque notamment de possibles collaborations avec des élus LR, souhaitant se détacher de la ligne de Bruno Retailleau, qu’il qualifie de « macroniste ».
  • Les droites, combien de divisions ? (Le Pen, Retailleau, Philippe, Attal…)

    34:32|
    À quelques mois de l'élection présidentielle, les meetings des candidats de droite se succèdent mais aucune union n’est envisagée. Si Bruno Retailleau ferme la porte à toute alliance avec le RN, le parti de Marine Le Pen semble moins granitique. Dans ce contexte de dispersion, l'union des droites est-elle possible ? Pour en parler, Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle revue politique et parlementaire, Mathieu Souquière, essayiste et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les médias du groupe EbraLes trois intervenants s’accordent sur la réussite du meeting de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont du week-end dernier. Arnaud Benedetti affirme que la candidate RN a trouvé le bon équilibre entre un sujet « déclivant » – celui du logement – et des thèmes comme le pouvoir d’achat, qui avaient fait son succès lors de la campagne présidentielle de 2022. Un meeting réussi qui, selon Mathieu Souquière, a permis d’estomper les controverses des dernières semaines, notamment sur l’accord avec Nigel Farage, promoteur du Brexit en Grande Bretagne, et sur l’interdiction du voile, qui ne semblent toutefois pas affecter les sondages. Avec 35%, Marine Le Pen trône en effet en tête des intentions de vote, ce qui reste inédit pour un favori à l’élection suprême.Face à cet essor, Bruno Retailleau n’arrive pas à créer la dynamique. Présente au dernier meeting du candidat, Nathalie Mauret évoque l’inquiétude des militants LR, qui face aux sondages défavorables, affirment considérer le vote Reconquête ! comme une alternative valable.
  • Ian Brossat : « Le problème de la gauche n'est pas la pluralité des candidats »

    24:18|
    Comme chaque année, le premier week-end du mois de septembre a été rythmé par la politique. Cette année la fête de l'Humanité a réuni plusieurs figures centrales du bloc de gauche, dont Ian Brossat, sénateur (PCF) de la ville de Paris et porte-parole du PCF.Interrogé sur les déclarations de Fabien Roussel, candidat à la future élection présidentielle, qui avait déclaré lors de la fête de l'Humanité vouloir « faire la révolution maintenant », le sénateur affirme que les mobilisations sociales jouent un rôle crucial dans le cadre de la démocratie, qui ne se résume pas - selon lui - au seul vote.Une grande mobilisation qui serait d'autant plus urgente face à l'explosion des prix à la pompe. Le sénateur traite les distributeurs de « des profiteurs de guerre ». Face à cette baisse du pouvoir d'achat, il affirme que le PCF veut remettre la valeur travail au centre de son programme et se battre pour faciliter l'accès aux logements sociaux. Enfin, face aux critiques des Insoumis sur la division de la gauche, il tranche : « Le problème de la gauche n'est pas la pluralité des candidats mais le manque d'électeurs ».
  • 3. Bonjour chez vous ! du 10 septembre 2026

    01:28:00||Ep. 3
    Vol des données des fichiers de la Sécurité Sociale, des impôts et de l’Education nationale. Le piratage informatique devient un phénomène de plus en plus récurrent. Est-ce que les administrations protègent suffisamment nos données sensibles ? Quelles conséquences pour les particuliers et pour l’Etat français ? On en parle avec Jean François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances.Autrefois terrain d’affrontement entre les USA et l'URSS, l'espace est devenu en quelques années le nouveau terrain d’affrontement des grandes Puissances. Face aux USA, leader historique de la course vers les étoiles, et au géant chinois, quelle place pour l'Europe ? Souveraineté, collaboration infranationale, progrès scientifique, les enjeux sont nombreux. On en parle avec Philippe Baptiste Face à une nouvelle flambée du prix du pétrole et de l’essence à la pompe, quelles conséquences pour le pouvoir d’achat des Français ? Quels effets sur le plan politique ? Place au débat avec nos invités.
  • Philippe Baptiste : « L’Europe réinvestit dans la course spatiale »

    20:10|
    Le Salon international de l’Espace se tient en ce moment à Paris. L’Espace qui est au cœur des préoccupations des Européens, soucieux de préserver leur souveraineté face aux géants chinois et américains. Quel avenir pour l’Europe ? Et pour la France ? Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, nous éclaire à ce sujet.Interrogé sur le sujet, le ministre fait l’éloge des nombreux projets français dans le domaine aérospatial, notamment la fusée Ariane VI et le lanceur Vega, qui font de la France – selon lui – la première puissance aérospatiale de l’Union européenne. Cependant, il souligne également que l’Europe continue d’accumuler du retard vis-à-vis des autres géants de ce monde. Philippe Baptiste plaide donc pour une coordination plus étroite entre les Etats européens, dont l’Allemagne, grande absente du Salon de l’Espace qui était sensé être un sommet franco-allemand. Mais le ministre reste confiant : le nouveau budget ne devrait pas prévoir de coupes pour le Ministère. « Ce sont des dépenses d’avenir », affirme-il.