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Bonjour chez vous !

Baromètre Odoxa : un intérêt croissant des Français pour les municipales

Selon le dernier baromètre Odoxa publié aujourd’hui, les municipales intéresseraient de plus en plus les Français et seraient « de plus en plus politisées sur fond d’aspiration au dégagisme ». 75% des Français disent désormais s’intéresser aux élections municipales. On assiste également à un retournement : « 55% des Français souhaitent l’élection d’un autre maire plutôt que la réélection du maire actuel, alors qu’en juin dernier une majorité de 52% des Français souhaitaient son maintien ».Émile Leclerc, directeur d’études de l’institut Odoxa, considère que « la campagne des municipales démarre assez tardivement, si vous comparez aux élections nationales comme la présidentielle, où l’on a l’impression d’être déjà en 2027. Dans le détail, quand vous creusez un peu, on constate qu’il y a des catégories de population qui sont plus intéressées, notamment les plus âgées par rapport aux plus jeunes, mais aussi les CSP+ et les cadres par rapport aux ouvriers. Cela donne aussi une idée de l’électorat que l’on aura le jour J ».Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris, rappelle « que les municipales restent une élection locale, autour de figures connues par les gens : des équipes, des personnalités, des grands sportifs, des capitaines d’industrie, mais ça peut aussi être des présidents d’association. Les candidats qui font partie intégrante du tissu local ont un avantage par rapport à d’autres, évidemment ».

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  • Agnès Canayer : « Le dossier calédonien subit l'inconstance politique de la métropole »

    24:53|
    Le Sénat a adopté mardi le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Parmi les mesures les plus importantes d'un point de vue symbolique, on retrouve : la reconnaissance d'un « État de Nouvelle-Calédonie » et la création d'une nationalité néo-calédonienne, qui permettra de bénéficier d'une double nationalité, en plus de la nationalité française. Le texte est cependant rejeté par le FLNKS, le principal parti indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, mais aussi par des partis non-indépendantistes, comme « Calédonie ensemble ».Agnès Canayer, sénatrice (LR) de la Seine-Maritime, membre de la Délégation sénatoriale aux outre-mer, considère que « l'avenir de la Nouvelle-Calédonie est un sujet extrêmement sensible et compliqué, avec des enjeux forts pour la France. C'est un sujet qui a toujours été piloté par Matignon, et Édouard Philippe avait été à l'époque extrêmement investi dans ce dossier. Depuis, c'est vrai que les Premiers ministres successifs avaient plus ou moins lâché l'affaire. Le dossier calédonien subit aujourd'hui les conséquences politiques de la métropole. Aujourd'hui on a en permanence des changements gouvernementaux et ça rend la constance de l'action publique compliquée. Cela accolé au timing de l'évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, ça n'aide pas à trouver une solution imposée ».Agnès Canayer rappelle « qu'il y a eu les émeutes de mai 2024, qui ont été sanglantes, qui ont largement déstabilisé et appauvri la Nouvelle-Calédonie. Mais il faut remonter plus en amont, sur le cycle des trois référendums prévus par l'accord de Nouméa, sur la sortie de la dépendance de la Nouvelle-Calédonie par rapport à la France. Les néo-calédoniens ont dit `non' par trois fois, donc il fallait trouver un nouveau statut. C'était le but de l'accord de Bougival, complété par l'accord d'Élysée-Oudinot de janvier dernier, et que nous tentons de transposer dans la Constitution pour tenter de trouver une solution ».
  • Carole Delga : « Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de France »

    21:37|
    Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente de Régions de France, était l'invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Depuis longtemps opposée à toute alliance avec La France Insoumise, elle était même la frondeuse socialiste face à la Nupes, elle réitère son opposition encore plus affirmée vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon ne sera plus le vote refuge comme il a pu l'être dans les précédentes élections ».Carole Delga ajoute que « les Français sont lucides sur ce que représente Jean-Luc Mélenchon. (...) Lorsque vous allez sur le terrain, que ça soit en Bretagne, en Occitanie ou en Auvergne Rhône-Alpes, c'est l'homme le plus détesté de France. Que ce soit lui, Bardella ou le Pen, ça les arrange d'avoir cette confrontation des extrêmes. Mais mon engagement politique c'est pour que la République gagne et pour que les idées socialistes et les idées de gauche gagnent. Et nous, Républicains, nous devons ouvrir les yeux aux Français sur le danger de l'extrême droite ».Carole Delga fustige également « la course des candidatures à la présidentielle de 2027. Il y en a trop. Vu le nombre de candidats, j'ai l'impression que personne ne réalise ce que c'est que d'être président de la République française. Ce genre de candidatures spontanées, tous bords confondus, ça n'est pas à la hauteur du moment et de ses problèmes. Donc je ne rajouterai pas mon nom à la liste. En revanche, je serai toujours autour d'une table de travail pour faire des propositions. Nous devons avoir une France qui retrouve sa puissance, qui ait un poids plus fort à l'échelle internationale, mais aussi une France qui construit une Europe plus forte ».
  • Municipales : le grand brouillage à gauche

    35:20|
    Barrage contre le Rassemblement National, « cordon sanitaire » contre La France Insoumise, les alliances entre appareils politiques sont de plus en plus brouillées à l'approche du premier et du second tour des municipales, les 15 et 22 mars. Mais les oppositions entre le Parti Socialiste et La France Insoumise se multiplient. Des divisions internes à la gauche qui font oublier l'alliance Nupes (la Nouvelle Union populaire écologique et sociale) formée en 2022 pour les législatives.Françoise Degois, éditorialiste politique, rappelle qu'en 2024, « le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête des législatives, ça c'est un fait. Là où les choses changent aujourd'hui, c'est que la gauche et Les Républicains sont en train de perdre la partie dans le petit monde rural. C'est tout le travail de Marine le Pen en 2017 et en 2022, où elle était quasiment la candidate des champs face au candidat des villes qu'était Emmanuel Macron avec l'élite mondialisée. Si la gauche et la droite traditionnelle perdent pied depuis quelques années c'est sur le monde rural, pas sur les bastions ouvriers que la gauche est en train de récupérer ».Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, contredit cette analyse : « La gauche récupère des ouvriers qui n'existent plus. C'est une classe sociale en France qui n'existe pratiquement plus. En revanche, le déclassement généralisé des zones périurbaines a fait que le Rassemblement National a pu progresser sur l'ensemble du territoire et arriver jusque dans des catégories socio-professionnelles et géographiques où on ne le trouvait pas jusqu'à maintenant. On verra le 15 et 22 mars si le RN a réussi à rentrer dans les municipales via les petites listes Divers droite, dont on sait qu'elles sont généralement sponsorisées par le RN en coulisses. Et cela suit le dernier sondage Odoxa, qui montre que pour la première fois, l'envie des électeurs est de ne pas renouveler le mandat ».
  • Jean-Michel Arnaud : « Nous attendons des réponses claires sur l’organisation des JO de 2030 »

    28:08|
    Après deux semaines de compétition à Milan et Cortina, les Jeux Olympiques d’hiver de 2026 se sont achevés dimanche. A l’issue de la cérémonie de clôture, le drapeau olympique a été remis à la France et a fait son grand retour ce lundi à Albertville, en Savoie : car la prochaine édition des JO d’hiver en 2030 aura lieu dans les Alpes françaises. Jean-Michel Arnaud, sénateur (UC) des Hautes-Alpes se réjouit : « Les Jeux Olympiques sont une perspective joyeuse, portée par l’enthousiasme des J.O de Milan Cortina, l’enthousiasme des très nombreux téléspectateurs sur FranceTélévisions et toutes les chaînes associées. Il y a cette envie d’avoir envie d’avoir de beaux jeux, de retrouver l’esprit olympique de Paris 2024, mais aussi l’enthousiasme vécu au bord des pistes de ski, de bobsleigh, même sur le curling et cette razzia française sur les médailles. Cela montre que malgré quelques esprits chagrins, il y a toujours un enthousiasme autour du sport. Le sport fédère et peut rassembler les territoires de la Haute-Savoie jusqu’à Nice pour les JO de 2030 ».Concernant la crise de gouvernance et les départs au sein du COJOP (le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques), le sénateur veut regarder le verre à moitié plein : « La feuille de route est installée, nous avons une loi olympique qui a été votée, nous avons Solideo, la Société de Livraison des Exports Olympiques qui est au travail, nous avons un délégué interministériel aux JO, M. Molina qui est en place. Il y a une volonté très claire au plus haut sommet de l’État - le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Sports et la présidente du CNOSF, le comité national olympique et sportif français. Nous aurons le plaisir d’auditionner demain matin M. Grospiron et la DIJOP (délégation interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques au Sénat). Nous attendons des réponses claires sur l’organisation pour rapidement passer la première ».
  • 100. Bonjour chez vous ! du 24 février 2026

    01:27:56||Ep. 100
    A la une de nos régions, le drapeau olympique est désormais sur le sol français. Il a été ramené dans une ambiance festive par les champions olympiques des JO de Milan à Albertville en Savoie. On prend la température à Albertville avec nos partenaires de presse locale.Il y a la fête et il y a les questions autour de l’organisation de ces Jeux avec des tensions au sein du Comité d’organisation. Son patron Edgar Grospiron est auditionné mercredi au Sénat. La gouvernance de ces Jeux dans les Alpes françaises traverse de lourdes turbulences depuis plusieurs mois. Peut-il se maintenir à la tête du COJOP ? On pose la question au sénateur centriste des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud.Tout juste revenu d’Albertville, Sébastien Lecornu est ce mardidans les allées du Salon de l’Agriculture pour répondre à la colère des agriculteurs et préparer le projet de loi agricole. Nous recevons François Patriat, ancien ministre de l’agriculture et président des sénateurs Renaissance. Dans notre débat, on se penche sur notre baromètre Odoxa. A trois semaines des municipales, on constate que 75% des Français s’intéressent à cette élection, mais que le dégagisme pourrait bien toucher les maires.
  • François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »

    21:54|
    Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce mardi au Salon de l’agriculture, porte de Versailles à Paris alors que le monde agricole traverse une crise majeure.François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, président du groupe centriste RDPI-Renaissance au Sénat, et ancien ministre de l’Agriculture, témoigne : « Je suis élu maintenant depuis presque un demi-siècle. J’ai fait des salons de l’Agriculture tous les ans, et toutes les années il y a eu des difficultés, voire des crises. Et je pense que dire que les quinquennats d’Emmanuel Macron n’auraient pas été favorables à l’agriculture est un non-sens. Prenons trois sujets liés à l’agriculture : la retraite portée au SMIC, personne ne l’avait faite et tout le monde la demandait depuis des années, l’assurance récolte, une mesure qui permet de sauver l’agriculteur face aux conditions climatiques que l’on connaît aujourd’hui et la loi EGalim, qui permet aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie ».François Patriat a également réagi aux suites politiques du meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque. Convoqué au Quai d’Orsay, l’ambassadeur américain Charles Kushner ne s’est pas présenté à la convocation du ministre des affaires étrangères. Le diplomate avait commenté la mort de Quentin Deranque la qualifiant de "drame qui concerne la communauté nationale". Pour François Patriat, « c’est inadmissible. Quand on se permet de porter un jugement sur ce qu’il se passe à l’intérieur du pays, alors que dans son propre pays le nombre d’homicides est six fois supérieur à celui de la France. Venir donner des leçons ici, dans un pays dans lequel il est hôte, me paraît inapproprié et incorrect. Il est dans la méthode de son mentor, M. Trump, avec aujourd’hui ce mépris pour l’Europe, en croyant que la loi et l’ordre c’est lui. Cela méritera certainement des suites de la part du gouvernement français, compte tenu du fait qu’un ambassadeur qui ne répond pas à une invitation c’est non seulement une maladresse mais une grossièreté ».
  • 99. Bonjour chez vous ! du 23 février 2026

    01:28:16||Ep. 99
    Au programme de « Bonjour chez vous ! », nous revenons sur l’un des événements du week-end : la marche à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d’ultra-droite tué la semaine dernière. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’une réunion “pour faire un point complet sur l’ensemble des groupes d’action violente qui sévissent, qui ont des liens avec des partis politiques quels qu’ils soient”. Une démarche salutaire ? Qu’en pense Marion Maréchal ? C’est notre invitée dans l’Entretien.Autre événement du week-end : l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris dans un contexte de crise agricole. Nous recevons le sénateur (Les Indépendants) d’Indre-et-Loire Vincent Louault.Dans notre débat, on évoque les municipales et leurs conséquences sur le prochain scrutin sénatorial. En fonction de l’issue du scrutin municipal, le RN peut avoir un groupe au Sénat ? Si le RN fait une poussée, cela signifie-t-il que LR va perdre des sénateurs ? Et puis à la Une de nos régions. C’est jour de fête à Albertville qui va célébrer les médaillés français, et accueillir le drapeau olympique qui revient de Milan. Ce sera l’occasion de faire le point sur l’organisation des JO de 2030 dans les Alpes françaises.
  • Municipales : une campagne sous haute tension

    34:22|
    Le premier tour des élections municipales approche. Le scrutin local aura son importance sur le plan national avec des élections sénatoriales qui ont lieu en septembre. La moitié des sénateurs sont élus par 162.000 « grands électeurs », c'est-à-dire les parlementaires, les conseillers régionaux et départementaux, mais surtout les délégués des conseillers municipaux, qui représentent près de 90% du collège des électeurs. En mars 2027, c'est l'élection présidentielle qui se tiendra. Ces scrutins sont donc très importants pour l'image des partis dans la course pour le pouvoir.Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, affirme que « ce qui est étonnant c'est que (le Rassemblement national et La France Insoumise) sont en position de force, l'un et l'autre, à l'échelle nationale, alors que localement ils sont très peu implantés. Ce sont pour eux des élections avec un fort enjeu, et c'est pour cela qu'ils présentent énormément de candidats, pour augmenter leurs chances d'obtenir des sénateurs à la rentrée, au mois de septembre ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards analyse les projections pour les municipales et les sénatoriales : « Ce n'est pas tout à fait les mêmes augures qui s'annoncent pour le Rassemblement National et La France Insoumise. LFI ne gagnerait pour l'instant que quelques mairies, on pense à Roubaix, ou à quelques autres, dans les villes de moins de 10.000 habitants. Pour le RN, ils ont de nombreux endroits dans le sud-est où il pourrait faire des scores très importants. Le RN pourrait même avoir un groupe au Sénat. Ce qui serait une grande nouveauté dans la Chambre haute ».