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Bonjour chez vous !
Municipales : quatre maires face aux enjeux du quotidien
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À l’approche des élections municipales, la matinale « Bonjour chez vous ! » organise un grand débat avec quatre maires : Florence Portelli, maire (LR) de Taverny, Denis Thuriot, maire (Renaissance) de Nevers, Luc Carvounas, maire (PS) d’Alfortville et Éric Piolle, maire (Écologistes) de Grenoble. Imposition, pouvoir d’achat, accès au logement, transports, sécurité, pouvoirs publics et santé : tous les grands enjeux du scrutin des 15 et 22 mars sont abordés dans ce débat.Sur les questions de sécurité, notamment face à la montée du narcotrafic, un profond désaccord oppose Florence Portelli et Éric Piolle sur l’armement de la police municipale. Le maire de Grenoble explique avoir « armé nos polices municipales de pistolets à impulsion électrique. Et je considère qu’elles seraient plus exposées en étant armées d’armes létales ». La maire de Taverny est immédiatement revenue sur ces propos : « Je ne veux pas que ma police municipale soit de la chair à canon. Je n’ai aucun dogme là-dessus, c’est une question de pragmatisme. Une policière municipale a été victime d’un terroriste en 2015. À partir du moment où il y a un uniforme, on prend des balles. Donc je ne vais pas désarmer avec un tonfa. On ne peut pas rester sur des mesurettes à la bisounours ».Face aux difficultés des maires à financer la construction de logements sociaux, Luc Carvounas déplore que « ce soit la double peine pour le maire. Il n’a pas la taxe d’habitation, il ne touchera pas non plus pendant quinze ans la taxe foncière puisque les bailleurs en sont exonérés. Mais les politiques qui nous gouvernent n’ont pas le courage de dire que supprimer la taxe d’habitation était la plus grosse bêtise ». Denis Thuriot, membre du parti présidentiel, a tenu à défendre le bilan d’Emmanuel Macron : « On ne peut pas reprocher au président de la République, quel qu’il soit, quand il est élu, de respecter son programme. C’est le seul impôt qui ait été supprimé qui n’a pas été remplacé. C’est du pouvoir d’achat redonné aux gens ».
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Rachid Temal : « Le président Trump souhaite la victoire de l’extrême-droite en Europe »
24:57|Dans un long discours, le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a attribué la responsabilité des dégradations des dernières manifestations à une « immigration incontrôlée », nuisant à « un pays autrefois grand ». Simple commentaire ou véritable ingérence ? Rachid Te-mal, sénateur (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) du Val-d'Oise, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Ils partent d’un fait, et ils l’amplifient » déclare le sénateur, qui qualifie les propos du Président étatsunien de véritable « complotisme ». Rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, Rachid Temal met l’accent sur l’importance d’agir contre la manipulation de l’information et de renforcer le pouvoir de l’Etat face à la diffusion de fausses informations, notamment venant de l’étranger.Selon le sénateur, face à ces lectures simplistes, la seule solution est de « comprendre ce qu’il s’est passé » afin de pouvoir apporter les justes réponses. Il plaide ainsi pour la création d’une commission d’enquête sur les stratégies du maintien de l’ordre, afin de mieux analyser les défaillances. Rachid Temal s’est aussi exprimé sur les violences et sur les dégradations, en apportant son soutien aux mairies touchées. Cependant, face aux appels de plusieurs hommes politiques à « faire payer les casseurs », il alerte quant aux failles d’une telle démagogie : « Ne faisons pas croire que la reconstruction de la mairie de Limoges passera par les amendes », conclut-il.
Hervé Marseille : « Je suis favorable à l’état d’urgence »
21:22|Au lendemain des manifestations du 17 octobre, le bilan annoncé est lourd : 2397 interpellations, au moins 3 000 commerces saccagés et des centaines de millions d’euros de dégâts. Le gouvernement a-t-il montré toutes ses défaillances lors des dernières manifestations ? Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union centriste et indépendants, répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Il faut tirer des leçons pour comprendre ce qui s’est passé », déclare le sénateur, en déplorant que l’enjeu sécuritaire ait été fortement sous-estimé lors des récentes mobilisations. Hervé Marseille évoque non seulement une responsabilité du gouvernement mais aussi des renseignements, qui n’ont pas pris conscience de l’ampleur du phénomène. Le sénateur estime également qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur : « Le Président la République n’a apporté aucune réponse », en adoptant une posture de spectateur des événements.Quant aux mesures mises en place à la suite aux mobilisations, il affirme être « favorable à l’état d’urgence », tout en précisant que celui-ci ne serait pas susceptible de pacifier la situation de manière durable. Il récuse en revanche la proposition du candidat à la présidentielle Gabriel Attal de faire intervenir l’armée : « l’armée n’est pas entrainée pour faire du maintien de l’ordre ». Enfin, interrogé sur le projet de loi casseur-payeur, il déclare que les récents événements pourront être mobilisés dans les débats afin de « durcir le cadre » d’application de la loi.
25. Bonjour chez vous ! du 20 octobre 2026
01:27:53||Ep. 25La France sous influence ?Président des Etats-Unis à temps plein, commentateur politique à ses heures perdues : suite aux manifestations ayant ébranlé la France, Donald Trump a livré son analyse des événements, et non sans raccourcis. Dans un long discours, le Président de la première puissance mondiale a attribué la responsabilité des dégradations à une « immigration incontrôlée », nuisant à « un pays autrefois grand ». Commentaire ou ingérence ? Rachid Temal, sénateur (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) du Val-d'Oise et rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous ! La France à l’heure du couvre-feuParis, Lille, Nice, Lyon : après les pillages et la violence des manifestations du 17 octobre, plusieurs grands centres urbains ont mis en place des couvre-feux. Ces mesures seront-elles suffisantes pour pacifier le pays ? Le gouvernement, a-t-il failli ? Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union centriste et indépendants, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le « bordel » ? A qui la faute ?« Il est hors de question de laisser s’installer ce bordel permanent », a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu à la sortie de la dernière réunion de la cellule interministérielle de crise. Au lendemain des manifestations et dans un climat de violence croissante, à qui profite ce « bordel » ? Qui sont les ingénieurs du chaos ? Place au débat avec nos invités.
Le « bordel » ? A qui la faute ?
34:41|« Il est hors de question de laisser s’installer ce bordel permanent », a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu à la sortie de la dernière cellule interministérielle de crise du 19 octobre. Au lendemain des dernières manifestations et dans un climat de violence croissante, à qui profite ce « bordel » ? Pour en débattre Françoise Degois, éditorialiste politique et Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.« Il devrait se regarder », déclare Françoise Degois, en estimant que le chef du gouvernement porte lui-même une lourde responsabilité. « Je n’ai jamais vu des ministères se planter autant » estime-t-elle en critiquant également l’impuissance du monde politique, incapable d’apporter des réponses aux citoyens : « il une convergence de ras-le-bol ». « Il y a surtout une convergence des haines ». Tout en s’accordant sur la responsabilité du gouvernement et des renseignements, Yves Thréard met l’accent sur un véritable problème de société : « les gens qui cassent et qui pillent ne sont pas intégrés à notre société », en ajoutant qu’il faudrait arrêter de trouver des excuses aux manifestants violents. Les deux intervenants s’accordent toutefois sur l’impact des récents événements sur la présidentielle : la prochaine élection ne sera pas apaisée, et cela pourrait bien profiter sur le long terme à Jean-Luc Mélenchon et à Marine Le Pen, adeptes d’une politique de la « tabula rasa ».
24. Bonjour chez vous ! du 19 octobre 2026
01:28:32||Ep. 24« Comment peuvent-ils faire ça à la France ? ». Dans son allocution du 18 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron a fustigé les épisodes de violence et de dégradation survenus lors de la manifestation de la veille, en appelant à ne pas faire d'amalgame entre les casseurs et les manifestants pacifiques. Les casseurs nuisent-ils aux revendications ? Quelles leçons faut-il tirer des mobilisations du 17 octobre ? Fabien Gay, sénateur (Communiste) de la Seine-Saint-Denis et directeur de L'Humanité, est l'invité ce matin de Bonjour chez Vous ! Par le chaos français, le monde sidéréPillages de magasins, dégradations de bâtiments, affrontements entre la police et les manifestants : les scènes de chaos de la manifestation du 17 octobre ont traversé les frontières, en provoquant de vives réactions dans de nombreux pays. Les manifestations mettent-elles à mal l'image de la France face à nos alliés européens ? Bernard Guetta, député européen (Renew Europe), répond ce matin au micro d'Alexandre Poussart. Six mois de désordre, jusqu'à la présidentielle ? Face à une montée en puissance de la violence et une doctrine du maintien de l'ordre qui pose de plus en plus question, les manifestations mettent-t-elles à nu la faillite de l'Etat français ? Quelles conséquences pour les prochains mois ? Place au débat avec nos invités.
Fabien Gay : « Les pillards sont l’ennemi du mouvement social »
30:39|Vitrines brisées, bâtiments en feu, gaz lacrymogènes : la manifestation du 17 octobre a été émaillée par de nombreux épisodes de violence. Les casseurs nuisent-ils aux revendications ? Quelles leçons faut-il tirer des mobilisations du 17 octobre ? Fabien Gay, sénateur (Communiste) de la Seine-Saint-Denis et directeur de L'Humanité, répond ce matin au micro d'Alexandre Poussart.« J'ai vu des centaines de milliers de gens manifester pacifiquement, qui n'ont eu comme seule réponse la violence policière », déclare le sénateur, présent lors des manifestations parisiennes, en critiquant vivement la stratégie du maintien de l'ordre mise en place lors des manifestations. Fabien Gay déplore également que les scènes de violences aient fait de l'ombre aux revendications exprimées par une grande majorité de citoyens : « Pourquoi les gens qui manifestent pacifiquement se font matraquer et en même temps on laisse faire les pilleurs ? »Selon le sénateur, « Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité » quant au déroulement des événements. Il critique également son allocution, qu'il juge inutile : « Il prend la parole pour ne rien dire ».Enfin, interrogé sur le projet de la loi casseur-payeur, Fabien Gay se dit défavorable, en affirmant qu'une telle loi mettrait à mal la liberté de manifester en France : « Plus aucune manifestation n'aura lieu dans le pays » si ce texte passe, conclut-il.
Six mois de désordre, jusqu’à la présidentielle ?
36:05|Dans son allocution du 18 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron a fustigé les épisodes de violence et de dégradation survenus lors de la manifestation de la veille. Face à une montée en puissance de la violence et une doctrine du maintien de l’ordre qui pose de plus en plus question, les manifestations mettent-t-elles à nu la faillite de l’Etat français ? Quelles conséquences pour les prochains mois ? Pour en débattre : Elizabeth Martichoux, éditorialiste politique Public Sénat, Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards, Agathe Ranc, journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales et Louis Morin, Journaliste Politique. Selon Elizabeth Martichoux, Emmanuel Macron n’est plus qu’« un président spectateur ». Face à la montée du chaos, le président n’aurait pas pris conscience de la situation hors du commun que le pays est en train de traverser. Elle dénonce également un manque cruel d’annonces susceptibles de désamorcer la bombe sociale lors de son allocution. Pablo Pillaud-Vivien se dit aussi profondément choqué par les faillites de l’Etat dans l’organisation et la gestion des manifestations : « la préfecture de police de Paris n’a pas su empêcher les pillages » déclare-t-il. Un constat sur lequel s’accorde Agathe Ranc, qui dénonce « la répression policière » survenue samedi. « Il faut aussi questionner les techniques », affirme-t-elle, en rappelant que certains manifestants ont été gazés avant même le début de la mobilisation. Selon Louis Morin, la dégénération des manifestations n’est pas exclusivement liée à une mauvaise doctrine du maintien de l’ordre, en rappelant que « la France est considérée comme étant la bonne élève du maintien de l’ordre à l’international ». Au contraire, il pointe du doigt, l’évolution des manifestations, qui se sont transformées en « mouvements épars ». Il plaide enfin pour davantage d’encadrement dans les mobilisations.
Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »
20:05|Vitrines brisées, bâtiments en feu, gaz lacrymogènes : la manifestation du 17 octobre a été émaillée par des épisodes de dégradation et d’affrontement entre la police et les manifestants. Des scènes de chaos qui ont traversé les frontières, en provoquant de vives réactions dans de nombreux pays. Ces images mettent-elles à mal l’attractivité et la crédibilité de la France ? Bernard Guetta, député européen (Renew Europe), répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Quelque chose se passe en France, mais quelque chose se passe en Europe » déclare le député, en rappelant que des événements de teneur similaire ont eu lieu dans d’autres pays européens, notamment en Albanie et en Italie. Cependant, en ce qui concerne le cas français, ces manifestations surgissent alors que la France est déjà profondément affaiblie sur la scène internationale : « Nous sommes depuis samedi un pays économiquement affaibli, en état d’anarchie et à la politique illisible », affirme-t-il.Un affaiblissement qui risque de porter préjudice à la crédibilité de la France, à un moment où – selon le député – « les idées que la France défend depuis vingt ans » commencent à primer au sein de l’UE : « La France risque de ne plus être dans la salle des machines de l’union européenne ». Enfin, amené à réagir sur les propos du Président des Etats-Unis, Donald Trump, qui laisse entendre qu’une immigration incontrôlée serait à l’origine des violences, il déclare qu’il existe aujourd’hui une « une internationale réactionnaire », dont le seul but est de faire monter l’extrême droite en France comme en Europe.
Pierre-Antoine Lévi : « Il y a des vocations parmi les enseignants, mais on les empêche »
24:48|Remplacement des enseignants absents, réformes du baccalauréat et de Parcoursup, état du bâti scolaire : lors d’une audition sénatoriale de 2 heures, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray est revenu sur les revendications à l’origine du mouvement lycéen. Le gouvernement a-t-il encore des leviers pour endiguer la colère des lycéens ? Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union centriste) du Tarn-et-Garonne revient ce matin sur cette audition dans Bonjour chez Vous !« Le ministre a répondu avec sincérité à toutes les questions », déclare le sénateur, président de la commission ayant auditionné Edouard Geffray, tout en ajoutant que les mesures ébauchées par le gouvernement restent encore insuffisantes. Il pointe notamment du doigt la réduction budgétaire envisagée pour les collectivités territoriales, responsables de l’entretien des bâtiments scolaires : « Si Emmanuel Macron veut une réponse rapide, il faut des moyens ».Pierre-Antoine Lévi revient également sur l’annonce du ministre de l’Education au sujet du remplacement des professeurs absents. Au-delà des 3000 enseignants recrutés en urgence par le ministère pour endiguer la crise, il estime que des reformes plus profondes devront être portées à l’avenir, notamment en ce qui concerne l’affectation des professeurs. Malgré des réponses encore trop faibles et face à des revendications qu’il juge pleinement légitimes, Pierre-Antoine Lévi estime qu’il faudrait également dénoncer les violences survenues lors des mobilisations lycéennes : « On condamne beaucoup le manque de réponses du gouvernement, mais on ne condamne pas assez la violence ».