Partager

Bonjour chez vous !
Bonjour chez vous ! du 26 janvier 2026
Ep. 79
•
Au programme de cette édition :la bataille politique pour les municipales qui s’intensifie, notamment dans les grandes villes où les résultats dépassent l’enjeu local. À Paris, la confrontation entre la gauche et la droite s’annonce particulièrement serrée, révélatrice des recompositions politiques à l’œuvre. Analyse avec Yves Thréard et Élisabeth Martichoux.Focus sur la bataille parisienne avec Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris et soutien de Rachida Dati. Elle analyse les équilibres politiques et les fractures du camp gouvernemental. Les divisions du socle commun peuvent-elles empêcher la droite de conquérir Paris ? Quelles alliances sont envisageables pour le second tour ?Dans l’entretien politique, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et député du Nord, expose la stratégie de son parti dans la bataille municipale et ses ambitions dans les grandes villes.Enfin, dans nos régions, un phénomène inattendu : la médiatisation mondiale des lunettes d’Emmanuel Macron. Une exposition qui profite à l’entreprise jurassienne Henry Jullien et met en lumière un savoir-faire industriel français. Le maire de Lons-le-Saunier revient sur cette success story aussi soudaine qu’imprévue.
More episodes
View all episodes

Adel Ziane : « On voit bien que la parole raciste est subtilement utilisée par le RN »
22:52|Vendredi 23 octobre un homme a tiré depuis sa voiture sur plusieurs individus à Trappes, en tuant un homme et en blessant 5 personnes. Le tueur présumé a plus tard révélé avoir voulu viser des individus en raison de leur origine. Quelle réponse politique faut-il apporter ? Adel Ziane, sénateur (PS) de la Seine-Saint-Denis, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous !« Tout cela mérite une réponse forte » déclare le sénateur, qui se dit profondément meurtri par ce drame, fomenté selon lui par une « parole raciste » omniprésente dans l’espace médiatique, notamment sur certaines chaines d’information. Adel Ziane pointe également du doigt une responsabilité du Rassemblement national : « On voit bien que la parole raciste est subtilement utilisée par le RN ».Afin de faire barrage à l’extrême droite, la gauche devra à tout prix unir au-delà de son socle politique. Il plaide par conséquent pour un rassemblement autour des valeurs républicaines. Enfin, interrogé sur la loi casseur-payeur, Adel Ziane affirme que ce projet de loi relève plus de « l’affichage », en estimant que « la loi casseur payeur ne va rien apporter de nouveau » à l’appareil judiciaire préexistant. « Ce n’est pas ça qui permettra de reconstruire la mairie de Limoges », conclut-il.
Othman Nasrou : « Je crois à une droite courageuse et nous avons un bon candidat »
21:41|« J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« L’an prochain les Français vont renverser la table et j’espère que cela ne sera pas du côté du populisme et de la démagogie » déclare le secrétaire général des Républicains, en fustigeant le manque de constance du RN sur de nombreuses thématiques et un programme économique « qui ne tient pas debout ». « Je ne suis pas sûr que la victoire de Marine Le Pen apaisera le pays », ajoute-t-il.Othman Nasrou confirme en revanche son soutien à Bruno Retailleau, candidat désigné du parti et le seul en mesure d’incarner la fermeté. Quant à une éventuelle rivalité entre celui-ci et le maire de Cannes, David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle, le secrétaire général dément l’existence de toute animosité entre les deux hommes. « Ils se parlent » affirme-t-il.Enfin, interrogé sur l’attentat raciste survenu à Trappes vendredi 23 octobre, Othman Nasrou – autrefois conseiller municipal de la ville des Yvelines – se dit profondément touché par ce drame : « Il faut rappeler que dans notre pays personne ne doit être mis en cause en raison de son origine et sa religion », conclut-il.
Quelle France veut Marine Le Pen ?
36:25|8500 sympathisants étaient réunis ce dimanche 25 octobre à Orléans pour le lancement de la campagne de Marine Le Pen. Malgré une rentrée émaillée de controverses pour le RN, la candidate RN trône en tête des sondages, avec une cote de popularité inédite et apparemment inébranlable. Décryptage du congrès du RN avec nos invités : Mathieu Souquière, essayiste, Lou Fritel, journaliste politique à Paris Match et Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA. Selon ce dernier, Marine Le Pen affiche une stabilité remarquable dans les sondages. Il met également l’accent sur la forte progression de la candidate au sein de certains pans de la population, autrefois imperméables au vote RN, comme les retraités et les plus jeunes. « Objectivement c’est un congrès réussi », estime Lou Fritel, présente sur les lieux, qui évoque une ambiance festive et positive. La journaliste estime que la popularité du RN découle de la convergence de plusieurs crises, notamment sécuritaire, et de la perte de crédibilité des partis de gouvernement : « ceux qui critiquent le RN n’ont pas de crédibilité auprès des Français qui considèrent les experts comme ceux qui ont mené la France dans le mur ». Un constat qui est partagé par Mathieu Souquière. Malgré une rentrée émaillée de controverses, Marine Le Pen maintient une côte de popularité très haute. La candidate a réussi le processus de normalisation du parti au sein de l’espace politique. Toutefois, en raison du rôle de la France à l’international, il déclare qu’une éventuelle arrivée de l’extrême droite au pouvoir devrait être source d’inquiétude.
28. Bonjour chez vous ! du 26 octobre 2026
01:28:26||Ep. 28Le PS à la poursuite de LFIVendredi 23 octobre un attentat raciste a ébranlé la France : à Trappes un homme a tiré depuis sa voiture sur plusieurs individus, en tuant un homme et en blessant 5 personnes. Le tueur présumé a plus tard révélé avoir voulu viser des individus en raison de leur origine. Quelle réponse politique faut-il apporter ? Adel Ziane, sénateur (PS) de la Seine-Saint-Denis, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Les Républicains en crise d’identité« J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, est l’invité ce matin de Bonjour chez Vous ! Le débat : quelle France veut Marine Le Pen ?8500 sympathisants étaient réunis ce dimanche 25 octobre à Orléans pour le lancement de la campagne de Marine Le Pen. Malgré une rentrée émaillée de controverses pour le RN, la candidate à la présidentielle trône en tête des sondages, avec une côte de popularité inédite pour une favorite à l’élection ultime. Décryptage du congrès du RN avec nos invités.
Othman Nasrou : « Je crois à une droite courageuse et nous avons un bon candidat »
21:41|« J’appelle solennellement mes anciens amis LR, qui se querellent aujourd’hui, à nous rejoindre ». Le 25 octobre, lors du Congrès du RN à Orléans, le président de l’UDR Éric Ciotti a lancé un appel à l’union des droites, en tendant une main au LR. Pris en étau entre l’extrême droite et le centre, bas dans les sondages, menacé par la candidature de David Lisnard, les LR vi-vent-ils une crise d’identité ? Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« L’an prochain les Français vont renverser la table et j’espère que cela ne sera pas du côté du populisme et de la démagogie » déclare le secrétaire général des Républicains, en fustigeant le manque de constance du RN sur de nombreuses thématiques et un programme économique « qui ne tient pas debout ». « Je ne suis pas sûr que la victoire de Marine Le Pen apaisera le pays », ajoute-t-il.Othman Nasrou confirme en revanche son soutien à Bruno Retailleau, candidat désigné du parti et le seul en mesure d’incarner la fermeté. Quant à une éventuelle rivalité entre celui-ci et le maire de Cannes, David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle, le secrétaire général dément l’existence de toute animosité entre les deux hommes. « Ils se parlent » affirme-t-il.Enfin, interrogé sur l’attentat raciste survenu à Trappes vendredi 23 octobre, Othman Nasrou – autrefois conseiller municipal de la ville des Yvelines – se dit profondément touché par ce drame : « Il faut rappeler que dans notre pays personne ne doit être mis en cause en raison de son origine et sa religion », conclut-il.
27. Bonjour chez vous ! du 22 octobre 2026
01:28:02||Ep. 27Repenser le maintien de l’ordreLes conclusions du rapport sur l’avenir du maintien de l’ordre ont été présentées hier au Sénat, avec 30 recommandations « choc ». Dans une période troublée pour la France, ébranlée par plusieurs épisodes de violences en marge des manifestations, ce rapport pourra-t-il aboutir à une évolution des stratégies de maintien de l’ordre ? Olivier Bitz, sénateur (Union Centriste et Indépendants) de l'Orne et rapporteur du projet, nous répond ce matin dans Bonjour chez Vous ! Un quinquennat de crise en criseBorne, Attal, Barnier, Bayrou, Lecornu : sous le second quinquennat d’Emmanuel Macron les premiers ministres se succèdent au fur et mesure que les crises s’accumulent. Le pays peut-il sortir de l’impasse ? Michel Barnier, député LR de Paris et ancien premier Ministre, livre son analyse au micro de Steve Jourdin. Le débat : la Corse sera-t-elle bientôt autonome ?4 ans après les émeutes en Corse de 2022, le débat sur l’autonomie de l’ile revient au centre de l’actualité avec le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la Ré-publique ». Le texte, loin de faire l’unanimité, peut-il aboutir ? Tracera-t-il le chemin pour d’autres départements en quête de plus d’autonomie ? Place au débat avec nos invités.
Olivier Bitz : « Les moyens pour identifier les auteurs d’exactions sont insuffisants »
28:52|Il est le corapporteur du rapport sur l’avenir du maintien de l’ordre, Olivier Bitz, sénateur (Union Centriste et Indépendants) de l’Orne, revient ce matin dans Bonjour chez Vous ! sur ses 30 préconisations « choc », présentées hier au Sénat.« Les mouvements d’aujourd’hui ne s’organisent plus comme il y a 20 ans » déclare le sénateur, en estimant que face à la montée de la violence dans les manifestations, une réforme de la doctrine du maintien de l’ordre en France est plus que jamais nécessaire. Parmi les mesures phares : vidéosurveillance, utilisation de liquide de marquage, dédommagements des individus ayant subi des dégradations mais également un renforcement de l’articulation entre maintien de l’ordre et judiciarisation. Olivier Bitz plaide notamment pour la présence d’un magistrat de parquet avec les forces de l’ordre. Il récuse en revanche le blocage des réseaux sociaux en temps d’émeute, qui avait été employé lors des émeutes en Nouvelle Calédonie : « On s’est rendu compte qu’au niveau opérationnel cela ne marche pas ».Enfin, interrogé à propos de la future commission d’enquête sur les violences du 17 octobre, dont il sera rapporteur aux cotés de David Margueritte, Olivier Bitz déclare qu’il souhaite éclaircir les événements, en établissant une « chaine des responsabilités ».
Michel Barnier : « Il faut rétablir l’ordre et l’autorité »
23:10|Mobilisations lycéennes, baisse du pouvoir d’achat, augmentation des taux d’emprunts et de la dette, débats budgétaires : les crises s’accumulent sous le mandat de Sébastien Lecornu. Privé de majorité à l’Assemblée et alors que sa position devient de plus en plus précaire, pourra-t-il encore sortir la France de l’impasse ? Michel Barnier, député LR de Paris et ancien Premier ministre, livre son analyse au micro de Steve Jourdin.« La République est fragile, il faut en prendre soin ». A la suite des manifestations du 17 octobre, Michel Barnier plaide pour un retour à l’ordre et pour un rétablissement du dialogue social : « Il faut écouter les gens qui ont manifesté pacifiquement ». Depuis son départ de Matignon, il déplore une dégradation du climat à l’Assemblée nationale, imputable – selon l’ancien Premier ministre – aux députés de la France Insoumise, dont le rapport à la violence interroge.En ces temps de chaos budgétaire, Michel Barnier insiste sur l’importance de donner un budget à la France, même au prix d’un recours au 49.3, et sur la nécessité d’agir sur l’augmentation de la dette : « La première politique que l’on peut faire pour la jeunesse, c’est de ne pas augmenter la dette ».Enfin, interrogé sur l’élection présidentielle à venir, Michel Barnier apporte une nouvelle fois son soutien à Bruno Retailleau. Malgré une campagne qui peine à décoller, il déclare toutefois que : « les sondages du mois d’octobre, ne sont jamais les votes du mois d’avril ».
La Corse sera-t-elle bientôt autonome ?
34:27|4 ans après les émeutes en Corse de 2022, le débat sur l’autonomie de l’ile revient au centre du débat, avec le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Le texte, loin de faire l’unanimité, peut-il aboutir ? Tracera-t-il le chemin pour d’autres départements en quête de plus d’autonomie ? Pour en parler Mickaël Vallet, sénateur (PS) de la Charente-Maritime, Géraldine Chavrier, professeure de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la décentralisation et autrice de Décentraliser pour sauver la démocratie aux éditions Le Bord de l’Eau et Pierre Simonpoli, rédacteur en chef de France 3 Corse Via Stella.« Personne n’est favorable à un status quo » estime ce-dernier, en rappelant que derrière ce projet de loi se cache une longue histoire de revendications. « Ça fait 50 ans qu’on parle d’autonomie » affirme-t-il en ajoutant que depuis 2015 les nationalistes sont stablement au pouvoir, élus avec de larges majorité. Un constat partagé par Géraldine Chavrier : « On a voulu permettre depuis 1982 l’adaptation à la spécificité corse », sans y parvenir. Favorable à la promulgation du texte, elle estime que l’inscription de l’autonomie de la Corse dans la Constitution est le seul moyen de contraindre l’Etat à une reconnaissance de la spécificité corse. « Il faut qu’on m’explique ce qu’on fera de mieux avec cette autonomie » déclare Mickaël Vallet. Le sénateur déplore d’une part le manque de consultation du Parlement, « qui arrive en fin de course », et d’autre l’absence de transparence dans les futures applications du texte : « vous achetez quelque chose sur promesse ».