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Bonjour chez vous !

Dominique Estrosi-Sassone : « Les maires sont les premiers confrontés à la crise du logement »

Face à la crise du logement, le Sénat s’est emparé du sujet dans le cadre d’un projet de loi de régulation du foncier examiné cette semaine. Il vise à relancer la production de logements : rétablissement d’une programmation nationale avec 400.000 logements par an d’ici à 2030 et les maires deviendraient présidents des commissions d’attribution. La sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi-Sassone, à l’origine de la proposition de loi, était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Dominique Estrosi-Sassone estime que « pour encourager la production de logements sociaux, la base c’est de redonner confiance aux élus locaux. Et pour leur redonner confiance, il faut que dans l’acte de construire, ils puissent avoir un retour autour de l’attribution des logements sociaux. Cela ne veut pas dire que les maires feront n’importe quoi. Les maires sont des élus responsables et les premiers confrontés à la crise du logement. J’insiste vraiment, mais c’est une question de confiance ».La sénatrice est également revenue sur « la colère des agriculteurs qui s’exprime depuis plusieurs semaines. Mais elle est montée d’un cran supplémentaire la semaine dernière. Les agriculteurs sont malheureusement aujourd’hui pris en tenaille de toutes parts. Il faut plus que jamais les soutenir. Le gouvernement a à nouveau annoncé des mesures. Mais le plus important c’est la question économique des fermes, les problèmes de trésorerie des entreprises familiales, à taille humaine ».

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  • Municipales : des alliances locales aux conséquences nationales

    31:33|
    À l’approche des élections municipales, les enjeux électoraux se précisent et n’échappent pas à la politique nationale. À Bourg-en-Bresse, un candidat du parti « Reconquête ! » d’Éric Zemmour est soutenu par des élus locaux Les Républicains. Est-ce l’amorce d’une alliance pérenne ?Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news estime que « le cas de Bourg-en-Bresse est très observé et peut-être sera amené à se reproduire sur le territoire. C’est un des enjeux de ces municipales : à quel point sur le terrain, et contrairement aux consignes officielles des partis, les exécutifs locaux vont s’unir pour gagner. Cela vient aussi s’articuler avec ce que l’on a vu dans les enquêtes d’opinion : l’intention de constituer un front républicain contre La France Insoumise ».Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie Conseil, considère que « ce type d’union risque de fracturer le centre et la droite, parce que de nombreux élus locaux ne sont pas alignés sur cette idée. Le risque est l’effacement des Républicains face à une extrême droite plus forte, et qui ira toujours plus loin dans les propos extrémistes au niveau régalien. Mais il y a cette tentation opportuniste de réussir le coup aux municipales ».
  • 72. L'intégrale du jeudi 15 janvier

    01:28:23||Ep. 72
    Au programme de cette édition : notre invité est Éric Lombard, ancien ministre de l’Économie. Ses déclarations suscitent de vives réactions : il affirme que la méthode de Sébastien Lecornu ne fonctionne pas et que des milliers de Français parmi les plus aisés ne paient pas d’impôt sur le revenu. Maintient-il ces propos ? Que révèlent-ils de l’état du système fiscal français et du débat budgétaire ? Il s'explique en exclusivité sur notre plateau.Sébastien Lecornu échappe à deux motions de censure liées au Mercosur. Mais cette séquence politique lui permet-elle réellement de sortir de l’impasse politique ? Dispose-t-il encore des marges nécessaires pour construire un compromis durable sur le budget ? Débat avec Michaël Darmon et Émilie Zapalski.Et puis la crise du logement reste l’une des premières préoccupations des Français. Le Sénat examine un texte consacré au logement social et à la relance de la construction. Peut-on encore inverser la tendance face à la pénurie et à la hausse des prix ? L’auteure du texte, la sénatrice LR des Alpes-Maritimes et présidente de la commission des affaires économiques Dominique Estrosi-Sassone, est notre invitée.À l’approche des municipales, les recompositions politiques locales se dessinent. À Bourg-en-Bresse, la droite soutient un candidat issu de Reconquête. Cette alliance locale annonce-t-elle une stratégie nationale ? Sommes-nous face à un laboratoire de l’union des droites ? Reportage.
  • Éric Lombard : « Les statistiques démontrent une suroptimisation fiscale des plus hauts revenus »

    23:14|
    Lors d'un entretien dans « Libération », l'ancien ministre de l'Économie Éric Lombard, sous le Premier ministre François Bayrou, a affirmé que des milliers de Français parmi les plus fortunés, échapperaient à l'impôt sur le revenu. Le président de la commission des finances du Sénat, Claude Raynal, et son homologue de l'Assemblée nationale, Éric Coquerel, ont demandé à Bercy des chiffres. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics et Roland Lescure, actuel ministre de l'Économie, contestent les déclarations d'Éric Lombard.Éric Lombard maintient malgré tout ses propos : « Nous savons que pour des personnes ayant des revenus et des patrimoines importants, se sont développées des techniques légales qui permettent de baisser fortement la base fiscale. C'est documenté, d'ailleurs il y a des moyens sur lesquels nous travaillons pour corriger cela. Il faut que les éléments statistiques soient publiés ».Éric Lombard explique que « les équipes de Bercy sont tout à fait capables de regarder le patrimoine de nos concitoyens les plus fortunés, ils ont par définition les revenus déclarés. S'il y a un écart trop important entre les revenus déclarés et le patrimoine, ça veut bien dire qu'il y a suroptimisation et que cela doit être corrigé. Amélie de Montchalin a contesté, mais je ne veux pas polémiquer. Les chiffres vont être publiés, en tout cas moi je souhaite qu'ils soient publiés ».
  • Vanessa Perrée : « Nous privilégions la piste du crime organisé sur l’assassinat d’Alain Orsoni »

    23:20|
    Avec la montée du crime organisé en France, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a dressé devant les sénateurs un premier bilan de la loi narcotrafic, votée en avril 2025, avec seulement 14% de décrets appliqués. Vanessa Perrée, procureure du nouveau parquet national anti-criminalité organisée créé par la loi narcotrafic votée en avril dernier, était l’invitée de notre matinale sur « Bonjour chez vous ! ».Vanessa Perrée considère que « les moyens déployés par l’État pour lutter contre le crime organisé augmentent, notamment grâce à cette prise de conscience dans le cadre de la loi narcotrafic. Le parquet national anti-criminalité organisée a été créé par ce biais, avec une équipe pour le moment de 34 personnes : 16 magistrats, 13 personnels de greffe, des assistants spécialisés, c’est-à-dire des policiers, des inspecteurs de finances publiques qui peuvent nous aider en matière de saisie et de confiscation, un officier de liaison gendarme. L’idée est d’avoir une équipe pluridisciplinaire ».Vanessa Perrée est revenue sur l’assassinat d’Alain Orsoni, homme d’affaires et nationaliste corse, lors des obsèques de sa mère, ce lundi : « Le parquet national anti-criminalité a été saisi de ces faits au vu de la personnalité de la victime en co-saisine avec le parquet de Marseille pour faire des investigations conjointes pour élucider cette affaire. Nous privilégions la piste du crime organisé, mais le parquet national anti-terroriste, qui est à Paris également, et avec qui j’ai des contacts, est également en observation ».
  • 71. L'intégrale du mercredi 14 janvier

    01:28:38||Ep. 71
    Au programme de cette édition : nous recevons Vanessa Pérée, procureure du nouveau Parquet national de lutte contre la criminalité organisée, juridiction présentée comme l’un des piliers de la lutte contre le narcotrafic. Quels changements concrets apporte ce parquet dans l’organisation judiciaire ? Dispose-t-il des moyens à la hauteur des attentes de l’État ? Ce nouveau parquet marque-t-il un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée en France ?La loi de lutte contre le narcotrafic a été adoptée le 29 avril 2025. Son initiateur, le sénateur LR du Rhône Étienne Blanc est notre invité. Après l’audition du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez ce mardi au Sénat, les outils juridiques et policiers sont-ils enfin adaptés à l’ampleur de la menace ?Face à la colère des agriculteurs, Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence examinée au Parlement. Cette réponse politique est-elle suffisante pour apaiser la crise ? Budget, agriculture, sécurité : l’exécutif peut-il encore reprendre la main ou se retrouve-t-il dans une impasse politique ? Débat et analyse avec nos éditorialistes Frédéric Dabi et Françoise Degois.Enfin dans nos régions, les agriculteurs multiplient les actions pour alerter les consommateurs sur l’origine des produits. Ces mobilisations locales peuvent-elles peser durablement sur les choix politiques et économiques ?
  • Budget, crise agricole : Lecornu à la recherche d’une voie de sortie

    31:24|
    Avec le blocage du Parlement sur le débat budgétaire, Sébastien Lecornu pourrait revenir sur sa promesse de ne pas avoir recours à l’usage du 49.3 ou des ordonnances. Françoise Degois, éditorialiste politique, juge que « c’est absolument idiot de la part de Sébastien Lecornu d’avoir fait planer la dissolution et des législatives anticipées à l’approche des élections municipales. C’est prendre les députés et l’opinion publique pour des imbéciles. À partir du moment où Emmanuel Macron a dit non au Mercosur, comment vous imaginiez que le Parti Socialiste, qui détient encore la clé, vote la censure ? Ils le savent parfaitement ».Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, considère que le contexte « est symptomatique d’un personnel politique qui ne parle plus aux Français, et qui se parle à lui-même. On se souvient de la rentrée 2025 où des Français qui pronostiquaient la dissolution, qui même la souhaitaient, sur le mode de la table rase, du « reset », et ça s’est complètement évanoui. Et lorsqu’on interroge les Français, cette question ne se pose pas, avec une éclipse du politique ».
  • Étienne Blanc : « Il faut une coalition avec les États-Unis pour détruire le régime iranien »

    26:31|
    Alors que la répression des manifestations en Iran inquiète les pays occidentaux, le sénateur (LR) du Rhône Étienne Blanc dénonce les procès « rapides » qui pourraient être organisés avec la menace de la peine de mort : « Ce qui se passe en Iran appelle la France à une véritable réaction. Cette démocratie du verbe doit se transformer et devenir une démocratie de l’action. Aujourd’hui l’Europe est d’une impuissance invraisemblable vis-à-vis du régime iranien. Nous devons, avec les États-Unis, participer à une coalition pour aller détruire le régime des mollahs, car il ne nous entendra pas. Maintenant la rue est là, ce sont des milliers d’iraniens qui disent qu’ils n’en peuvent plus. Il faut que l’Occident profite de cela ».La loi narcotrafic, adoptée le 29 avril 2025 dote l’État de moyens dans la lutte contre la montée du narcotrafic : création d’un parquet national anticriminalité organisée, prisons renforcées et statut de « repenti ». Co-auteur du texte avec le sénateur Jérôme Durain, Étienne Blanc pointe que seuls 14% des décrets de la loi ont été mis en vigueur en huit mois : « Vous avez des décrets qui tournent d’un ministère à l’autre, vous avez le Conseil d’État qui se prononce, et vous avez un gouvernement qui passe son temps à créer des normes, donc il crée des administrations au service des normes, on les empile. Cette impuissance publique d’agir rapidement c’est une marque de notre démocratie contemporaine. Mais je crois que nous sommes à bout de souffle ».
  • La gratuité des transports publics est-elle généralisable ?

    32:07|
    Alors que le déficit public explose et que le débat budgétaire s’éternise au Parlement, de plus en plus de collectivités françaises promettent à leurs habitants l’usage de transports urbains gratuits. Mais qui en paye le prix ? À l’approche des élections municipales, la question se pose. Danielle Attias, économiste et professeur émérite à Centrale Supélec / Paris-Saclay, estime que « la gratuité des transports prise en charge par plusieurs commune est viable, à condition de se poser les questions à court terme et à plus long terme. À plus long terme, toute la question des investissements est posée, parce qu’à court terme ça redynamise les centres urbains, ça crée un peu plus de pouvoir d’achat pour les usagers qui peuvent abandonner leur voiture ».Mathieu Flonneau, historien des mobilités et professeur à Paris 1, rappelle que « la gratuité a un coût, c’est évident. Il faut voir qui le paye, et c’est tout l’enjeu des municipales. L’effet de transfert-modèle sur la gratuité des transports en commun n’a pas eu lieu aussi massivement que l’on pouvait l’espérer. Autrement dit, la chasse à la voiture en centre-ville, la décarbonation, les impératifs de mobilité pour rendre la société plus agréable n’ont pas été cochés par cette mesure ».