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Bonjour chez vous !

L'intégrale du vendredi 31 octobre 2025

Ep. 35
Au programme de cette édition : L’heure de vérité pour la taxe Zucman. Les députés s’interrogent sur son efficacité : mesure de justice ou folie fiscale ? Au-delà du symbole, la taxation des hauts patrimoines pose la question du rapport entre équité et compétitivité. Deux économistes, Anne-Laure Delatte et Bertrand Martinot, confrontent leurs analyses.L’entretien : « C’était mieux avant » : c’est le message que porte Franz-Olivier Giesbert dans son dernier livre. Il y raconte sa nostalgie d’une France d’antan, ses doutes sur le présent, et sa vision d’un pays en quête de sens.Sénat : Les violences dans le sport restent un sujet tabou. Comment protéger les victimes, prévenir les dérives et rétablir la confiance ? La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un colloque sur ce thème, expose ses pistes pour faire bouger les lignes.À la une de nos régions : Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, les territoires s’adaptent. Inondations, sécheresses, feux de forêt : la Drôme devient un laboratoire de résilience et de prévention. Un reportage au cœur d’un département qui tente de se reconstruire.

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  • Ordonnances ou 49.3 : Le dilemme de Sébastien Lecornu

    33:32|
    Sébastien Lecornu s’était refusé jusqu’ici à utiliser le 49-3 pour laisser libre cours au débat parlementaire. Cette décision faisait face aux menaces du Parti Socialiste de censurer le gouvernement en cas de recours à l’article 49-3. Avec le risque de blocage, de censure, de dissolution et de législatives anticipées, la donne a changé et des élus socialistes appellent à présent le Premier ministre a faire usage de cet outil.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat juge « qu’il faut en finir de toute façon. Le 49-3 avait sa préférence, sauf qu’il y a renoncé sous la pression du Parti Socialiste. Maintenant il doit le ressortir, donc s’asseoir sur une partie de ses promesses. Mais il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétère. Nous aurons certainement un 49-3 dans les heures qui viennent, annoncé demain devant la représentation nationale, discuté ensuite face à trois motions de censure. Ce sont des mauvaises solutions. Tout ça pour en arriver là ».Le Parti Socialiste estime qu’un 49-3 maintenant ne serait pas « un 49-3 de blocage, mais un blocage de compromis ». Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, s’amuse de cette communication : « Ils peuvent habiller ça comme ils veulent, je n’oublie pas que le 49-3 est depuis le début, pour eux, un outil anticonstitutionnel. C’est dramatique pour le discours et la crédibilité des femmes et des hommes politiques de ce pays. Tout ça fait les choux gras des extrêmes ».
  • Aurore Bergé : « Jusqu’au bout, le gouvernement a cherché le compromis sur le budget »

    21:21|
    Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit faire savoir ce lundi, s'il a recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale. Il espère avoir la clémence des socialistes, satisfaits par les nombreuses concessions gouvernementales.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, insiste sur le fait que le gouvernement a « jusqu’au bout cherché la capacité de compromis, et peu importe la méthode, ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera retenue. Vous savez que l’on vote d’abord les dépenses, sur lesquelles il est plus facile de s’accorder, et ensuite les recettes. Et nous, ce que nous voulions, et je crois que c’est la demande majoritaire des Français et des entreprises, c’est la question de la stabilité ».Aurore Bergé est également revenue sur l’opération « Talents de France », lancée ce lundi par son ministère : « pendant longtemps la lutte contre les discriminations a été une logique de segmentation. Je ne pense pas qu’il faille faire ça. Je pense qu’il faut une réponse républicaine. Il faut dire qu’on a un gâchis humain aujourd’hui, parce qu’on a des talents qui restent à la porte, on a une aberration économique parce que les entreprises sont en pénurie sur des secteurs de souveraineté. Il faut changer les méthodes de recrutement en fonction des compétences, et pas en fonction de critères qui ne devraient jamais avoir leur place ».
  • 74. L'intégrale du lundi 19 janvier

    01:27:58||Ep. 74
    Au programme de cette édition : quelle stratégie Sébastien Lecornu va-t-il choisir pour faire adopter le budget ? 49.3 ou ordonnances ? Peut-il réussir ce passage en force tout en évitant une censure parlementaire ? Décryptage dans notre dévat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.À l’approche des municipales, Renaissance cherche sa place dans un scrutin traditionnellement difficile pour les partis présidentiels. Quelle stratégie pour exister localement ? Faut-il nouer des alliances, soutenir des maires sortants ou présenter des candidats sous bannière Renaissance ? Nous en parlons avec Aurore Bergé, ministre et figure de Renaissance.Sur la scène internationale, l’Union européenne fait face à un monde sous tension. Est-elle suffisamment ferme face à l’Iran ? Peut-elle répondre aux menaces de Donald Trump sur les droits de douane visant les pays soutenant le Groenland ? Nous en parlons avec le sénateur socialiste Val-d’Oise et vice-président de la commission des affaires étrangères, Rachid Temal, et avec le témoignage rare du neveu du guide suprême iranien Ali Khamenei, installé en France.Enfin, dans nos régions, nous donnons la parole aux élus de terrain à l’approche des municipales. Qui sont ces maires qui cumulent les fonctions et portent seuls la vie locale ? Direction l’Eure, à Quittebeuf, à la rencontre de Benoît Hennart, un maire aux multiples casquettes.
  • Rachid Temal : « Il faut détruire le régime iranien pour que le peuple choisisse son destin »

    25:05|
    Le régime iranien vit-il ses derniers jours ? Donald Trump déclare « qu’il est temps de chercher un nouveau dirigeant iranien ». Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé dimanche que toute attaque visant le guide suprême Ali Khamenei équivaudrait à « une guerre totale contre la nation ».Rachid Temal, sénateur (PS) du Val-d’Oise, estime « qu’il y a des pays qui participent à la situation actuelle en Iran. Il faut une réunion rapide du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que le monde voit qui soutient qui. Parce qu’on sait bien que la Chine achète 90% du pétrole iranien, que du matériel militaire iranien rejoint la Russie contre l’Ukraine. Je pense qu’il faut qu’on le dise et que l’on détruise ce régime, pour que le peuple iranien choisisse librement son destin ».Rachid Temal est également revenu sur la détresse des lycéens et des parents d’élèves avec l’ouverture de Parcoursup : « Parcoursup est un scandale en soi. La réforme du Bac, avec ce système d’options, fait que très tôt on trie les élèves. Car en fonction de votre lycée, vous n’aurez pas toutes les options. C’est un tri social et géographique qui est détestable. Et sur Parcoursup, il faut déjà que les lycéens imaginent ce qu’ils veulent faire, ce n’est pas toujours très simple, et ensuite c’est un algorithme dont personne ne connaît rien qui choisit votre avenir. Quel adulte accepterait cela dans le monde du travail ? ».
  • Budget 2026 : vers un 49.3 ou des ordonnances ?

    34:47|
    Les débats budgétaires à l’Assemblée nationale ont été mis à l’arrêt par le gouvernement. Face à l’impasse et à l’impossibilité de trouver un accord entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin a évoqué à nouveau la possibilité de recourir à l’usage du 49.3 ou des ordonnances pour doter la France d’un budget.Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat explique le fait « que les débats soient interrompus hier à minuit, personne ne l’avait prévu. Mais on savait qu’il fallait absolument, pour le gouvernement, interrompre les débats avant le vote de la première partie du texte. Car on se doutait de l’issue de ces votes au vu de l’état des débats dans l’Hémicycle, et si le volet recettes du texte était rejeté, le gouvernement se trouverait coincé, sans possibilité de recourir aux ordonnances ou au 49.3 ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, analyse les options du gouvernement : « Il y a donc deux questions qui se posent. Le contenu : qu’est-ce que le gouvernement va conserver des débats parlementaires, et sur quoi les socialistes et Les Républicains sont-ils prêts à faire des concessions ? Et le véhicule, aussi important que le contenu, car ce n’est pas la même chose de passer par le 49.3 et les ordonnances. La dernière fois que l’on a utilisé des ordonnances pour faire passer un budget, ça remonte à la Restauration ».
  • Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »

    21:33|
    Prise de contrôle du Venezuela, velléités d’annexer le Groenland, menaces sur l’Iran et accord commercial avec Taïwan : les États-Unis de Donald Trump jouent sur tous les plans. Pour analyser cette actualité internationale en ébullition, Christophe Gomart, ancien chef du renseignement militaire et député européen (LR), était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Christophe Gomart estime que « Donald Trump ne compte pas s’emparer du Groenland par la force. Il va plutôt le faire de façon financière. Et quand on regarde ce qu’il fait au Venezuela, au Groenland, en Iran, à Taïwan, il cherche en fait à bloquer les Chinois et les Russes. Et tout est dit dans sa stratégie de sécurité nationale. Tout le pétrole vénézuélien qui intéressait les Chinois, les terres rares et les ressources fossiles du Groenland, le pétrole et le gaz iraniens, tout sera américain. Il vise l’assèchement de la Chine. Ce qu’il se passe en Ukraine, en fait il s’en fiche un peu ».En tant qu’ancien général et chef du renseignement militaire, Christophe Gomart est revenu sur les vœux d’Emmanuel Macron aux Armées : « il s’autosatisfait de ce qu’il a accompli pour la défense. Un bilan de mon point de vue injustifié quand on regarde les résultats et l’état réel des forces françaises. Il annonce qu’il a doublé la loi de programmation militaire. Dans les faits, à l’euro, c’est vrai, mais avec l’inflation et le coût d’entretien des matériels, on n’aura pas plus de chars, d’avions ou de canons. Or, avec la guerre de haute intensité qui existe aujourd’hui entre la Russie et l’Ukraine, on sait que l’on doit se préparer à cette éventualité ».
  • Colombe Brossel : « Pierre-Édouard Stérin organise la prise du pouvoir par l’extrême droite »

    26:05|
    Les débats parlementaires sur le budget de l’État s’enlisent et ne trouvent pas de compromis alors que la date butoir avait été fixée au 31 décembre 2025. Pour passer en force, Sébastien Lecornu devra recourir au 49.3 ou aux ordonnances en s’assurant que le Parti Socialiste et Les Républicains ne voteront pas une motion de censure.Colombe Brossel, sénatrice (PS) de Paris, estime « qu’en tant que socialistes, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, nous avons contribué au débat parlementaire, notamment face à la radicalité de nos collègues de la droite sénatoriale. Ce n’est pas le Premier ministre qui y a contribué. Sur la question des ordonnances, je suis quand même heurtée : ce serait un pas supplémentaire en enlevant des pouvoirs au Parlement. Mais la question ça n’est pas tellement le moyen, mais « à quoi servira ce budget ? ».Colombe Brossel justifie également le lancement d’une commission d’enquête sur Pierre-Édouard Stérin, entrepreneur milliardaire français promoteur de politiques allant de la droite à l’extrême droite dans le cadre du « projet Périclès » : « sous couvert de financements d’un certain nombre de politiques publiques, c’est en fait l’organisation et le financement de la prise du pouvoir par l’extrême droite qui est programmée par ce plan Périclès. On voit à quel point les politiques publiques, parce qu’il y a une perte de financement public, sont comblées par cette galaxie autour de Pierre-Édouard Stérin, avec un agenda politique ».
  • 73. L'intégrale du vendredi 16 janvier

    01:28:37||Ep. 73
    Au programme de cette édition : Le gouvernement suspend le vote sur le budget et ouvre une période de clarification stratégique. Sébastien Lecornu hésite entre plusieurs options institutionnelles pour sortir de l’impasse. Quel choix peut encore préserver l’équilibre politique et parlementaire ? Décryptage dans le Club avec Arnaud Benedetti et Tâm Tran-Huy.Au Sénat, la méthode envisagée par l’exécutif interroge. Une procédure jugée trop brutale peut-elle devenir un motif de censure pour les socialistes ? Ou la recherche d’un compromis reste-t-elle possible malgré les tensions ? Nous posons la question à la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel.Sur la scène internationale, la France s’engage militairement au Groenland dans le cadre d’une mission européenne. Face aux déclarations et aux ambitions de Donald Trump sur ce territoire stratégique, l’Union européenne est-elle en mesure d’imposer un rapport de force crédible ? À quel coût politique, diplomatique et militaire ? Analyse avec l’eurodéputé LR et ancien chef du renseignement militaire Christophe Gomart.Enfin, dans les territoires, nous plongeons au cœur d’un service public essentiel mais invisible. Comment anticiper les aléas climatiques et garantir la continuité des déplacements en période hivernale ? Direction la Savoie, aux côtés des agents chargés de sécuriser les routes face à la neige.
  • Municipales : des alliances locales aux conséquences nationales

    31:33|
    À l’approche des élections municipales, les enjeux électoraux se précisent et n’échappent pas à la politique nationale. À Bourg-en-Bresse, un candidat du parti « Reconquête ! » d’Éric Zemmour est soutenu par des élus locaux Les Républicains. Est-ce l’amorce d’une alliance pérenne ?Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news estime que « le cas de Bourg-en-Bresse est très observé et peut-être sera amené à se reproduire sur le territoire. C’est un des enjeux de ces municipales : à quel point sur le terrain, et contrairement aux consignes officielles des partis, les exécutifs locaux vont s’unir pour gagner. Cela vient aussi s’articuler avec ce que l’on a vu dans les enquêtes d’opinion : l’intention de constituer un front républicain contre La France Insoumise ».Émilie Zapalski, fondatrice de l’agence Émilie Conseil, considère que « ce type d’union risque de fracturer le centre et la droite, parce que de nombreux élus locaux ne sont pas alignés sur cette idée. Le risque est l’effacement des Républicains face à une extrême droite plus forte, et qui ira toujours plus loin dans les propos extrémistes au niveau régalien. Mais il y a cette tentation opportuniste de réussir le coup aux municipales ».