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Bonjour chez vous !
Dominique Estrosi Sassone : « Le modèle social doit être revu de fond en comble »
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La Cour des comptes a publié, lundi 26 mai, un rapport sur la situation de la sécurité sociale, évoquant une trajectoire budgétaire « hors de contrôle ». Face à ce constat, Dominique Estrosi Sassone, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes, espère que ce rapport « servira d’électrochoc », soulignant avec gravité : « On ne peut plus continuer comme ça. » En effet, le déficit de la sécurité sociale est désormais estimé à 22 milliards d’euros pour 2025. Pour la présidente de la commission des affaires économiques au Sénat, « le modèle social doit être revu de fond en comble ».Dominique Estrosi Sassone s’est également exprimée sur la loi relative à la fin de vie, adoptée hier à l’Assemblée nationale. Selon elle, le développement des soins palliatifs doit être prioritaire, car il s’agit de « la solution la plus humaine pour accompagner la fin de vie ». En revanche, elle se dit opposée à l’aide à mourir telle que prévue dans le texte, estimant que « l’on ne doit pas aider les gens à mourir ». Elle juge le projet de loi « pas équilibré » et critique particulièrement la clause sur le délit d’entrave, qu’elle considère comme « complètement inadmissible ».
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154. Bonjour chez vous ! du 27 mai 2026
01:28:20||Ep. 154Au programme de cette édition : Un nouveau record de température pour un mois de mai a été battu ce mardi… et les fortes chaleurs vont encore s’intensifier dans les prochaines heures. Des pointes à 39 degrés sont attendues, tandis que plusieurs drames ont déjà été recensés, notamment des noyades. Ces épisodes de chaleur extrême deviennent-ils la nouvelle norme ? La France est-elle réellement préparée à faire face à ces événements climatiques ? Et comment protéger les populations les plus vulnérables ? Nous serons à Tours, où plusieurs accidents ont endeuillé ce week-end.Face au réchauffement climatique et aux tensions énergétiques liées à la crise au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle à accélérer l’électrification du pays. Un milliard d’euros investis par Stellantis à Mulhouse, 240 000 bornes de recharge supplémentaires promises d’ici 2030… Ces annonces sont-elles suffisantes face à l’urgence climatique ? La France peut-elle réussir sa transition sans fragiliser son industrie et son pouvoir d’achat ? Et les territoires sont-ils prêts pour cette révolution énergétique ? Nous en parlons avec la sénatrice RDSE de la Gironde, Nathalie Delattre.Le Rassemblement national reste largement en tête dans les intentions de vote selon notre dernier baromètre Odoxa. Mais cette position dominante à un an de la présidentielle est-elle forcément un avantage ? Le RN peut-il éviter le piège de l’hyper-exposition ? Le parti est-il traversé par des divergences stratégiques entre ses différentes figures ? Et comment transformer une avance dans les sondages en victoire réelle ? Nous recevons Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale.L’intelligence artificielle s’invite désormais dans les collectivités locales, les transports, les services publics ou encore la gestion énergétique. L’IA peut-elle améliorer concrètement le quotidien dans nos territoires ? Les collectivités françaises sont-elles prêtes à cette révolution technologique ? Et comment éviter que ces outils ne creusent davantage les fractures sociales et territoriales ? Débat avec le sénateur Alexandre Basquin et Laetitia Dordain de la Banque des Territoires. la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.
Nathalie Delattre : « L'électrique n'est pas un gros mot »
25:20|Dans un contexte de crise énergétique, le président de la République Emmanuel Macron, a appelé ce mardi à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs économiques dans le plan de l’électrification de la France. La sénatrice (RDSE) de la Gironde Nathalie Delattre, qui était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », réagit à cette initiative en consentant que « l’électrification des usages est impérative ». La guerre en Ukraine et le contexte géopolitique actuel avec le Moyen-Orient nous l’ont prouvé, selon elle « nous devons avoir un bouquet électrique. L’électrique n’est pas un gros mot. De plus, la souveraineté énergétique est fortement liée à la souveraineté numérique ». Face au coût de cette transition énergétique, la sénatrice est catégorique : « de toute façon, ce sont les Français qui payent ». Et il n’y a plus besoin de les convaincre à franchir le pas : « c’est le prix à la pompe qui pousse les gens à passer à l’électrique »
Jean-Philippe Tanguy : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat »
21:19|Si les Français étaient amenés à voter pour la présidentielle dès aujourd’hui, le Rassemblement National arriverait en tête du premier tour selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. En effet, avec 32 % des intentions de vote au premier tour, le candidat Jordan Bardella conserve une confortable avance notamment face aux candidats Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon, qui rassemblent respectivement 17% et 16%. Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, et député de la Somme, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », Jean-Philippe Tanguy assure que quel que soit le candidat du RN, il n’y a pas de divergences majeures entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Même si pour Jean-Philippe Tanguy, ils ont certes des différences qui les caractérisent car « ce ne sont pas des clones ».En attendant la présidentielle de 2027, cap sur les sénatoriales. Le député de la Somme espère qu’ils auront un groupe grâce aux derniers résultats des municipales. Il ajoute : « On va faire des campagnes actives. On estime qu’effectivement on peut gagner des sénateurs ». Par ailleurs, le député de la Somme se montre confiant : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat ».
L'IA est-elle un véritable atout pour les territoires ?
35:22|La question est au cœur de notre débat. Les collectivités territoriales tentent de se positionner dans la transition numérique en marche, selon leurs moyens, leurs subventions et leur agenda politique.La directrice du digital de la Banque des territoires Laetitia Dordain souhaite généraliser cette révolution numérique sur l’ensemble du territoire : « Nous travaillons activement avec les collectivités territoriales dans ce but, dans le cadre de l’IA Factory. On est en partenariat avec Mistral AI, pour pouvoir effectivement développer ces cas d’usages ». Laetitia Dordain souhaite tout de même alerter sur les risques de disparité : « il ne faut pas qu’il y ait des collectivités à deux vitesses. Avoir de l’intelligence artificielle dans les métropoles, et dans les petites collectivités, ne pas en avoir. [..] C’est important de pouvoir les accompagner, et ne pas laisser seules les collectivités qui peuvent avoir moins d’expertise, moins de moyens. »Pour le sénateur communiste du Nord et auteur de "Numérique : stop à l’exploitation !" Alexandre Basquin, il faut, au contraire, clairement limiter les effets de l’IA et se concentrer sur une souveraineté numérique assurée par l’Etat français, au lieu d’utiliser des logiciels qui ont des actionnaires étrangers tels que Mistral AI. Il illustre : « On a constaté plus de 6 000 fuites de données sur la dernière année, avec également une cybercriminalité qui se développe. Tant en termes de souveraineté, que de protection de nos données, on a encore beaucoup à faire ». Pour le sénateur communiste, la seule solution résiderait dans un investissement orchestré par l’Etat « dans un bien public, qui nous permettrait d’être pleinement souverain. »
153. Bonjour chez vous ! du 26 mai 2026
01:27:57||Ep. 153Au programme de cette édition : la course à la présidentielle se resserre. Le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale révèle une baisse de la cote de popularité d’Édouard Philippe, désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon, qui atteint un niveau inédit à onze mois du premier tour. Le Rassemblement national reste largement en tête. Comment expliquer la dynamique de Jean-Luc Mélenchon ? Édouard Philippe est-il fragilisé par les affaires et les divisions du bloc central ? Analyse avec Nathalie Mauret du groupe Ebra et Erwan Lestrohan d’Odoxa.Vie chère, inégalités sociales, dépendance aux importations… Les territoires ultramarins restent particulièrement exposés à la hausse des prix et aux crises économiques. Le gouvernement doit-il aider davantage les Outre-mer ? Les réponses apportées jusqu’ici sont-elles suffisantes ? Et comment réduire durablement les écarts entre l’Hexagone et les territoires ultramarins ? Nous recevons la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou.Le Sénat publie un rapport sévère sur les pratiques de la grande distribution. Menaces, déséquilibres commerciaux, pression sur les producteurs… Les sénateurs dénoncent des rapports de force jugés abusifs envers les industriels et les agriculteurs. La grande distribution abuse-t-elle de sa puissance ? Les agriculteurs et producteurs sont-ils devenus les variables d’ajustement des prix bas ? Et les propositions du Sénat peuvent-elles réellement changer les règles du jeu ? Nous en parlons avec la présidente de la commission d’enquête sénatoriale, la sénatrice centriste de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier.Et puis en régions, les secours en montagne sont de plus en plus sollicités. Le nombre d’interventions explose, tout comme leur coût pour les collectivités. Faut-il mieux encadrer certaines pratiques à risque ? Les comportements imprudents doivent-ils être davantage sanctionnés ? Et qui doit payer le coût des secours en montagne ? Reportage dans les Pyrénées-Orientales.
Anne-Catherine Loisier : « Nous vivons un crash agroalimentaire »
23:18|6 mois de travaux, 189 auditions : la commission d'enquête du Sénat portant sur les marges des industriels et de la grande distribution s’est conclue en fin de semaine dernière par un rapport avec 24 préconisations afin de rétablir un équilibre entre les différents acteurs économiques concernés. La sénatrice UC de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier évoque, dans la matinale de Public Sénat, des pratiques trompeuses de la part des distributeurs et un rapport de force déséquilibré. Les industriels ont réagi rudement aux conclusions de la commission. De quoi provoquer l’indignation de la sénatrice : « C’est leur politique de communication, qui veut clairement se faire passer pour des victimes. Ils crient au loup. Je les invite à plus de responsabilité. Il faut qu’on discute, parce que ce genre de posture ne résoudra pas ce problème. L’agriculture vit un drame. Tout le monde parle d’industrie, de réindustrialisation de la France. Cependant, l'industrie agroalimentaire qui était un des fleurons de la France vit actuellement un crash agroalimentaire. »
Naïma Moutchou : « On est à un moment où la République est capable de regarder l'histoire en face »
21:15|La ministre des Outre-mer était l’invitée politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle a abordé plusieurs sujets, notamment la vie chère dans les territoires ultramarins, l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, le contexte sanitaire lié à Ebola, ainsi que la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale visant à abroger le Code noir. La ministre des outre-mer a publié une tribune dans la presse dans laquelle elle expose sa vision : « Réparer, c’est reconnaître. Reconnaître pleinement ce qui a été commis au nom de l’État et sous l’autorité du droit ». En plateau, Naïma Moutchou précise : « On est à un moment où la République est capable de regarder l'histoire en face »Concernant la reconnaissance de l'esclavage comme crime étant le plus grave dans les différents crimes contre l'humanité, la ministre prend ses précautions : "Je fais toujours très attention au déni d'un côté ou aux réponses très simplistes ou populistes de l'autre. Le crime contre l'humanité est d'abord le pire crime qui soit dans notre ordonnancement juridique. Donc si vous voulez créer une espèce de concurrence des victimes, ou du côté victimaire, cela est très très dangereux. Le crime contre l'humanité est déjà le pire crime qui existe en soi."
2027 : Les candidats prêts au départ ?
36:08|Chute d’Edouard Philippe, remontée du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national toujours en tête de lice. Nous tirons les principaux enseignements du baromètre mensuel Odoxa lors de la matinale « Bonjour Chez Vous », de Public Sénat avec Erwan Lestrohan et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra.Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, le directeur conseil à l'institut Odoxa analyse les intentions de vote au premier tour : « les résultats nous montrent deux surprises : - 4points pour Edouard Philippe, qui passe de 21% à 17% et + 4 points pour Jean-Luc Mélenchon débutant à 12% pour atteindre 16% au premier tour (…). Mélenchon se trouve ainsi aux portes du premier tour. La première surprise est la percée électorale de Mélenchon, bien devant Gluckmann. La deuxième réside dans la baisse d’E. Philippe dans les sondages. Le candidat paye sa stratégie de recul, alors même qu’il avait un regain de sympathie dans l’opinion publique post-municipale. »Pour Nathalie Mauret, l’augmentation des intentions de vente envers Jean-Luc Mélenchon provient de la stratégie de communication digitale de la France insoumise. Selon elle, le candidat LFI aurait effectué « une entrée de campagne parfaite ». Elle souligne, cependant : « son problème, c’est plutôt de rester au second tour ».La journaliste politique explique également que les résultats de ce sondage se traduisent par le fait qu’à ce stade, « les Français ne soient pas dans cette campagne ». Elle précise : « Nous, les journalistes politiques, les équipes de candidats, nous le sommes. Mais personnellement j’ai encore une interrogation sur le fait que les Français y soient réellement. Par contre, ils s’intéressent à la politique, mais impliqués, pas sûre. […]. On est à onze mois du premier tour. »
Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu »
23:02|Face à la crise au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu présente en fin de journée de nouvelles aides pour les métiers les plus touchés par la hausse des prix de l'énergie. Mais les marges de manoeuvre du Premier ministre sont étroites avec un déficit public inquiétant et une dette abyssale. Un dilemme qui fait dire à l'invité de la matinale, le sénateur LR de la Haute-Marne, Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu ». Le président de la Délégation sénatoriale aux entreprises fait le point sur les conséquences de la guerre et du blocage du détroit d'Ormuz sur les entreprises : « L'impact n'est pas seulement énergétique mais également sur le coût des matières premières, et donc l'impact sur les coûts de production et sur les emplois ».En tant que président de la Délégation aux entreprises, Olivier Rietmann accueille ce jeudi 250 chefs d'entreprise au Sénat pour les Journées des entreprises. Parmi les thèmes abordés : la montée en puissance de l'Intelligence artificielle dans les entreprises françaises. A ce jour, 55% des PME utilisent l'IA. Pour le sénateur : « On n'est plus dans la prospective mais dans l'application (...). La question n'est plus de savoir s'il faut aller ou pas sur l'IA. Il faut y aller et mettre des moyens européens. » Quant aux craintes des conséquences sur l'emploi, Olivier Rietmann reste optimiste : « L'IA ne doit pas prendre la place des emplois mais mettre en place de nouveaux emplois. »