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Au bonheur des livres
Au nom du père et de la mère, avec Dominique Bona et Raphaël Enthoven
Ep. 8
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Père ou mère, les parents sont un grand sujet de la littérature ! On l'a vu tout particulièrement en cette rentrée littéraire de l'automne 2025, où les livres sont nombreux à revenir sur des liens de filiation et ou d'héritage… Les deux auteurs qu'accueille cette semaine Claire Chazal sur le plateau de « Au bonheur des livres » l'illustrent à merveille : Dominique Bona, académicienne souvent remarquée pour ses biographies, consacre un ouvrage émouvant à son père, l'historien Arthur Conte, sous le titre « Le roi Arthur » (Ed. Gallimard) et Raphaël Enthoven évoque la figure de sa mère, la journaliste et écrivaine Catherine David, dont il raconte de façon souvent poignante la lutte avec la maladie, dans « L'Albatros » (Ed. de L'Observatoire). Au-delà des singularités biographiques, leur dialogue aborde la question universelle de la transmission, dont les livres que nous aimons sont souvent un vecteur privilégié.Ces deux auteurs sont par ailleurs invités de la Foire de Brive, grand rendez-vous littéraire annuel auquel s'associe Public Sénat.
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16. Écrire la quête d’identité avec Philippe Besson et Victor Dekyvère
28:42||Ep. 16Ce sont deux romanciers de génération et d'expérience différentes qui se rencontrent aujourd'hui sur le plateau d'Au Bonheur des livres : Philippe Besson, qui publie son presque trentième livre, Une pension en Italie (Ed. Julliard) et Victor Dekyvère, dont on découvre le premier ouvrage, Les années bleues (Ed. Rivages), mais que l'on connaît déjà comme journaliste à la télévision.Si Claire Chazal les accueille ensemble, c'est cependant qu'il y a chez eux une sorte de sensibilité commune, attentive au difficile apprentissage dans la vie des êtres un peu fragiles. Cela apparaît encore une fois dans le nouveau récit de Philippe Besson, qui s'apparente à un souvenir de vacances en Toscane tournant au drame, comme dans l'espèce de saga chorale que met en place Victor Dekyvère pour nous raconter le destin de trois jeunes gens sur plusieurs décennies. L'un et l'autre savent donner une ampleur romanesque à ce qu'on devine être des fêlures intimes, et nul doute qu'ils auront beaucoup à dire, et à échanger, sur ce pouvoir de métamorphose de la littérature.
15. Entre poésie et violence, deux romans d'initiation, avec Cécile Coulon et Pascal Quignard
28:10||Ep. 15C'est à une très belle rencontre que nous invite aujourd'hui « Au bonheur des livres », entre deux écrivains de génération différente, mais qui se retrouvent dans un même amour de la poésie et de la nature : Cécile Coulon et Pascal Quignard. Claire Chazal, les reçoit ainsi pour parler de leurs nouveaux livres, Le visage de la nuit (Ed. L'iconoclaste) et Il n'y a pas de place pour la mort (Éditions Hardies, tout récemment créées), qui constituent à leur façon deux romans d'initiation. Le premier est une sorte de conte à suspense, fascinant, qui met en scène une figure de monstre adolescent en quête d'identité, le second le récit d'une fuite amoureuse qui fait la part belle aux souvenirs autobiographiques... Dans l'un et l'autre cas, la fièvre des mots fait naître un univers singulier, et c'est ce monde totalement à part de la littérature, à la fois intime et universel, que nous fera partager Claire Chazal avec ses invités.
14. Charles Dickens et Romain Gary, les derniers tours de géants littéraires
28:00||Ep. 14C'est à la rencontre de deux grands écrivains du patrimoine mondial de la littérature que vous invite aujourd'hui Claire Chazal : Charles Dickens et Romain Gary. Au bonheur des livres accueille ainsi leurs biographes respectifs, Philippe Delerm et Kerwin Spire, qui leur consacrent deux essais absolument passionnants, centrés sur les dernières années de leur vie.Dans Le Suicide exalté de Charles Dickens (Ed. du Seuil), Philippe Delerm s'intéresse à la singulière fin de carrière de l'auteur de David Copperfield, devenu en son temps une « star » qui s'épuisera en tournées gigantesques, tandis que Kerwin Spire clôt sa trilogie consacrée au romancier des Racines du ciel en étudiant dans Monsieur Romain Gary : Alias Émile Amar (Ed. Gallimard) ses dernières années, celles en particulier où il se dédouble sous le pseudonyme d'Ajar et obtient le prix Goncourt pour La vie devant soi.Dans les deux cas, ce sont de formidables conteurs qui s'intéressent à leurs aînés, pour essayer de percer un peu du mythe qui s'est créé autour de ces créateurs et personnalités hors-normes.
13. Eva Jospin et Dan Franck, Écrivains et artistes, une histoire commune
28:14||Ep. 13Cette semaine, notre émission « Au bonheur des livres » célèbre également le bonheur des images, puisqu'il y est question du rapport fécond entre l'art et la littérature. Claire Chazal reçoit ainsi l'artiste Eva Jospin, qui, en plus de l'actualité de son importante exposition parisienne au Grand Palais avec Claire Tabouret, publie un très beau livre, où elle illustre une nouvelle de Jean Giono, L'homme qui plantait les arbres (Ed. Gallimard). Elle est accompagnée sur le plateau par Dan Franck, qui fait paraître quant à lui le deuxième volet de sa série intitulée Le roman des artistes (Ed. Grasset), libre chronique historique retraçant la passionnante et très romanesque saga des écrivains et des artistes au XIXe siècle, en particulier, pour ce volume, autour de la révolution de 1848. Ainsi se trouvent réunis deux sensibilités et deux regards, d'écrivain et d'artiste, pour nous faire approcher un peu des mystères de la création, à la fois dans le foisonnement des œuvres du passé et dans la réalité toute contemporaine d'une pratique d'aujourd'hui... une belle rencontre en perspective.
12. Romans de société, avec Fabrice Pliskin et Sorj Chalandon
28:01||Ep. 12Le but d'un roman est-il de nous aider à réfléchir à la société dans laquelle nous vivons ? Claire Chazal posera la question à ses invités, pour ce nouveau numéro de « Au bonheur des livres », qui réunit Fabrice Pliskin, auteur du Fou de Bourdieu (Ed. Cherche-midi) et Sorj Chalandon, qui publie le très autobiographique Livre de Kells (Ed. Grasset).S'ils sont d'inspirations très différentes, ces deux livres ont en effet en commun de s'intéresser à ce qu'on peut appeler la réalité du monde… Sous un jour ironique chez Fabrice Pliskin, qui imagine le parcours d'un individu ordinaire, assassin presque par mégarde, qui découvre en prison le sociologue Pierre Bourdieu, dont il va devenir le zélateur obsessionnel et caricatural, expliquant tous les rouages de la société par le seul fait du déterminisme. C'est une fable à la fois terrible et drôle, qui dresse un tableau assez décapant de nos confusions présentes.Sorj Chalandon s'intéresse davantage au passé, quant à lui, à travers le récit d'une expérience de militant qui fut la sienne, et qui amène à réfléchir, sous une forme à peine romancée, à ce que sont devenus ses idéaux de jeunesse dans la société d'aujourd'hui.Dans les deux cas, ces écrivains qui sont aussi journalistes demandent à la littérature de ne pas être un simple divertissement, ni le seul moyen d'une confession intime : c'est de leur désir de dire le monde que Claire Chazal débattra avec eux.
11. Fables du monde, entre apocalypse et rédemption ? Avec Clara Dupont-Monod et Enki Bilal
27:58||Ep. 11« Au bonheur des livres » vous propose cette semaine de voyager dans le temps, ce qui est aussi une bonne manière de s'interroger sur notre monde présent. Claire Chazal a convié en effet Enki Bilal, multi-artiste qu'on ne présente plus, à parler du quatrième tome de sa série dessinée d'anticipation Bug (Ed. Casterman), avec Clara Dupont-Monod, romancière multiprimée qui propose avec La confrontation (Ed. Grasset) une fable acide sur notre monde numérisé : un preneur d'otages qui prétend s'appeler Elon Musk est confronté, dans une joute rhétorique digne du Moyen Âge, à un négociateur du GIGN... Roman graphique ou fiction en forme d'allégorie contemporaine : les registres artistiques de nos deux invités ne sont pas les mêmes, mais leur regard sur les dangers de nos sociétés est également acéré, et leurs échanges à ce propos s'annoncent forcément passionnants.
10. Romans en musique, Agnès Desarthe et Elsa Fottorino
27:55||Ep. 10C'est une émission d'Au bonheur des livres toute en musique que nous propose cette semaine Claire Chazal, en accueillant Agnès Desarthe et Elsa Fottorino. Ces deux romancières formidables sont en effet également mélomanes, et cette passion se retrouve avec bonheur dans leurs nouveaux livres.Elsa Fottorino, par ailleurs journaliste spécialisée et elle-même musicienne avertie, raconte ainsi dans Passion brève (Ed. Mercure de France) la relation intense, mais complexe, entre un vénérable pianiste virtuose et sa cadette de quarante ans... ou comment l'amour se joue parfois des conventions, quand l'art réunit les êtres.Agnès Desarthe, quant à elle, compose avec son livre au titre évocateur, L'Oreille absolue (Ed. de L'Olivier), une magnifique œuvre orchestrale, au sens strict, où elle réalise en musique ce rêve un peu fou que nous avons tous : suspendre la mort…Deux univers, une même passion musicale : trois raisons de s'intéresser à une conversation qui s'annonce passionnante entre Claire Chazal et ses invitées !
9. Guilloux, Camus, Roth : au bonheur des écrivains, avec Sylvie Le Bihan et Marc Weitzmann
28:18||Ep. 9Au bonheur des livres s'intéresse cette semaine aux amitiés littéraires en accueillant Marc Weitzmann, récent lauréat du prix Femina Essai pour « La Part sauvage » (Ed. Grasset), et Sylvie Le Bihan pour son beau roman « L'ami Louis » (Ed. Denoël). Le premier propose ainsi un essai sur le grand écrivain américain Philip Roth (1933-2018), dont il ne livre pas exactement une biographie, mais plutôt le récit, passionnant, de l'amitié qui les a unis et qui est l'occasion de faire le point sur l'une des oeuvres les plus importantes, sans doute, de la deuxième moitié du XXe siècle. Sylvie Le Bihan, quant à elle, raconte de façon légèrement fictionnalisée l'amitié qui a rapproché Albert Camus et un grand romancier un peu oublié aujourd'hui, Louis Guilloux (1899-1980), l'auteur du « Sang noir », auquel sa famille a été lointainement liée. Le dialogue entre ces invités sera l'occasion pour Claire Chazal d'évoquer la question, plus que jamais contemporaine, du rapport des écrivains avec la société, en se demandant si la littérature n'est pas parfois, comme le disait Saint-John Perse de la poésie, la « mauvaise conscience de son temps » !