{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a95a74aee851f3f310678ea/6aca39957ce338e8cd324cfe?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La plainte : le parcours expliqué aux victimes","description":"<p><strong>Porter plainte : le parcours expliqué</strong></p><p>Porter plainte, beaucoup y pensent. Peu osent passer la porte du commissariat. Par peur de ne pas être pris au sérieux, de devoir tout raconter, de payer, de se tromper de démarche, ou tout simplement parce que personne n’a jamais expliqué comment cela se passe vraiment.</p><p>Dans ce deuxième épisode d’INFOVICTIMO, je tente de décrypter ce parcours, étape par étape, avec des mots simples.</p><p><br></p><p><strong>Main courante, plainte, signalement : ne plus confondre</strong></p><p> Trois démarches, trois effets très différents. La main courante consigne des faits, la plainte déclenche l’action de la justice, le signalement alerte le procureur, y compris quand la victime n’est pas vous. Et si l’on vous oriente vers une main courante « pour commencer », vous avez le droit de refuser : la loi oblige les services à recevoir votre plainte.</p><p><br></p><p><strong>Lever les peurs qui retiennent</strong></p><p> Déposer plainte est gratuit, intégralement. On peut porter plainte contre X, sans désigner personne : c’est à l’enquête d’identifier l’auteur. Et si vous changez d’avis, vous pouvez retirer votre plainte, sachant que le procureur peut décider de poursuivre malgré tout. C’est aussi une protection, notamment face aux pressions.</p><p><br></p><p><strong>Le jour du dépôt</strong></p><p> Comment se préparer, quoi apporter, pourquoi relire votre déclaration avant de signer, et ce que vous pouvez exiger sur place. Je vous parle aussi des délais pour agir : vous avez souvent plus de temps que vous ne le croyez. Ce qui presse, ce n’est pas la plainte, ce sont les preuves.</p><p><br></p><p><strong>Et après ?</strong></p><p> Votre plainte part chez le procureur de la République, qui décide des suites : enquête, renvoi devant le Tribunal, mesures alternatives, information judiciaire ou classement sans suite. Vous avez le droit d’être informé et de demander où en est votre dossier. Et je vous présente l’article 85 du Code de procédure pénale, ce recours que trop peu de victimes connaissent : si votre plainte reste trois mois sans réponse, ou si elle est classée, vous pouvez saisir le juge d’instruction. Le silence de la justice n’est pas un mur, c’est un compteur.</p><p><br></p><p><strong>Ce que la plainte fait à l’intérieur</strong></p><p><br></p><p> Raconter les faits, c’est souvent les revivre. Nous regardons en face ce que la plainte remue sur le plan psychique, et comment se protéger pendant ce moment.</p><p><br></p><p><strong>Quand la victime ne peut pas agir elle-même</strong></p><p> Une victime gravement blessée, hospitalisée, hors d’état de s’exprimer : qui peut agir pour elle, et comment s’entourer tôt des bons spécialistes.</p><p><br></p><p><strong>Les proches : accompagner sans se substituer</strong></p><p> Vous voudriez qu’elle porte plainte, mais la décision lui appartient. Ce que les proches peuvent faire, immensément : informer, sécuriser les preuves, et rester. Les mots qui blessent, même dits avec amour, et ceux qui aident.</p><p><br></p><p><strong>La chronique : ce que l’actualité nous dit sur les victimes</strong></p><p><br></p><p> Pourquoi la plupart des victimes ne portent jamais plainte, et ce que ce silence dit de notre société.</p><p>Une plainte n’est jamais un acte perdu. Elle date les faits, elle fixe votre récit pendant que votre mémoire est fraîche, elle peut peser des années plus tard et conditionne des droits à indemnisation. C’est une pierre posée.</p><p><br></p><p>INFOVICTIMO, les chemins de la résilience : une émission de Sweta Pannagas, avocate spécialiste en dommage corporel intervenant pour les victimes de préjudices graves et handicap lourd, coach des victimes et de leurs proches, chroniqueuse. Diffusée sur IDFM 98 FM les 1er et 3e mardis du mois à 20h30, et en podcast sur toutes les plateformes.</p><p>Pour en savoir plus : <a href=\"http://www.plumedephoenix.com\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">www.plumedephoenix.com</a></p><p>Le savoir c’est le pouvoir, un droit qui n’est pas défendu est un droit perdu.</p>","author_name":"Sweta Pannagas"}