{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a4fd0e7f8a80edf8550785e/6a50eb8c3e7a9b3af4f5c91d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Du Jutsu au Do, de l'Art de la Guerre à la Voie de la paix","description":"<p>Dans ce 7ème épisode du podcast Liomugai, nous plongeons au cœur de l'une des évolutions les plus fascinantes de l'histoire martiale japonaise : le grand basculement du <em>Jutsu</em> (術), l'efficacité brute et mortelle de la technique, vers le <em>Do</em> (道), la Voie de l'épanouissement personnel et de la discipline mentale. Comment des méthodes conçues pour la survie sur les champs de bataille sont-elles devenues des miroirs de notre propre esprit ?</p><p><strong>Au programme de cet épisode :</strong></p><p><br></p><ul><li><strong>Le sabre sur le champ de bataille :</strong> Un retour dans le Japon médiéval de la période Sengoku, où le <em>Kenjutsu</em> et l'<em>Iaijutsu</em> étaient des outils pragmatiques et brutaux visant uniquement à vaincre l'ennemi.</li><li><strong>La paix des Tokugawa et le Katsujinken :</strong> Découvrez comment l'unification du Japon a provoqué une crise identitaire chez les samouraïs, transformant le <em>Satsujinken</em> (le sabre qui tue) en <em>Katsujinken</em> (le sabre qui donne la vie), un outil spirituel pour trancher son propre ego. La fin de l'ère des samouraïs sous l'ère Meiji marquera la naissance du <em>Kendo</em> et de l'<em>Iaido</em> modernes.</li><li><strong>La mutation du Karaté :</strong> Nous illustrons cette transformation avec l'histoire du <em>Karate-Jutsu</em> d'Okinawa. Conçu à l'origine pour survivre face aux agressions, cet art a été exporté au Japon par des maîtres comme Gichin Funakoshi dans les années 1920. En 1935, le terme devient officiellement <em>Karate-Do</em>, intégrant la notion de \"Vide\" du Bouddhisme Zen pour forger le caractère plutôt que de simplement détruire un adversaire.</li><li><strong>Le compromis parfait, l'Iai Hyōdō du Mugai-Ryu :</strong> Enfin, nous analysons pourquoi l'école Mugai-Ryu refuse de se diluer dans une pratique purement philosophique. Au lieu d'utiliser les trois kanjis classiques de l'<em>Iaido</em> (居合道), l'école utilise <em>Iai Hyōdō</em> (居合兵道). Nous décodons le kanji supplémentaire <em>Hei</em> (兵), qui représente le soldat et l'arme, rappelant que la pratique reste un système martial redoutable. C'est pour préserver cet esprit originel et valider concrètement l'efficacité technique que l'école exige l'épreuve du <em>Tameshigiri</em> (coupe sur nattes de tatami avec un sabre authentique <em>Shinken</em>) pour l'obtention du premier Dan.</li></ul><p>Sans la rigueur de la technique martiale, la Voie est vide ; mais sans la Voie, la technique est aveugle. Rejoignez-nous pour comprendre comment ces deux aspects s'équilibrent !</p><p>🎧 <em>Vous pratiquez pour le Jutsu ou pour le Do ? </em></p><p><em>Dites-le nous en commentaire et n'oubliez pas de vous abonner au podcast Liomugai sur votre plateforme préférée !</em></p>","author_name":"Lionel Reynaud"}