{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a2d5637252d86e84699e723/6aa3dd8a564171e32a5bb03f?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"De l'humour so british","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6a2d5637252d86e84699e723/1789121128145-8c7d0367-3f6d-4831-971c-731b9e915510.jpeg?height=200","description":"<p><u>Qui prend la mouche (Hamish Macbeth T1), M.C. Beaton</u></p><p>M. C. Beaton installe ses personnages dans des endroit pittoresques qu'elle connait bien. Ici nos sommes en Ecosse dans les Highlands, les rivières sont poissonneuses, et est organisé dans le petit village de de Lochdubh un stage de pêche à la mouche, durant lequel un crime va être commis. Tous les participants sont suspectés, mais ne vous attendez pas à essayer de résoudre en mode ludique avec l'enquêteur l'énquête. L'intérêt du livre réside plus dans la galerie des personnages, et dans la personnalité d'Hamish. J'avais imaginé je ne sais pourquoi un enquêteur misanthrope caché dans sa cabane au fin fond des bois, qui renâclait à résoudre les enquêtes. en fait Hamish aime bien ses semblables, et même s'il semble parfois très nonchalant, il a une intuition hors norme, qui le sert dans son travail de policier. On fait aussi la connaissance de Priscilla, et il se dessine un duo d'enquêteurs avec ces deux-là.</p><p>En bref, l'humour fonctionne à plein, tout au long du roman, n'espérez pas un chef d'oeuvre, mais cela offre un agréable moment de lecture. Pour ma part; je vais continuer la série, j'a apprécié ma lecture.</p><p><br></p><p><u>Pièce montée, Margaret Kennedy</u></p><p>Le roman initial date de 1951, c'est ici une réédition de ce début d'année. </p><p>Le roman est une comédie de moeurs, drôle et sarcastique. Une comédie de moeurs est une oeuvre qui observe et critique les habitudes, les comportements et les travers d'une société, avec humour et ironie. C'est exactement le cas  avec Margaret Kennedy, qui se moque beaucoup de ses personnages, mais elle le fait sans méchanceté aucune. </p><p>Lucy, le personnage principal, est formidablement attachante : abandonnée devant l'autel en tout début de roman, elle préfère s'exiler plutôt que subir les regards compatissants qui lui font plus de  mal que de bien. Elle s'en va en province, dans un petit bourg qui abrite sur la colline un institut culturel dans lequel elle vient enseigner. Elle va découvrir ce monde plein de prétentieux, d'ambitieux, de ridicules et autres personnages délicieusement croqués, et il faut à ce moment là bien se concentrer pour comprendre tous les tenants et aboutissants de l'intrigue. C'est là mon tout petit bémol concernant le personnage. Mais Lucy est tellement attachante qu'on l'oublie bien vite. </p><p>On a un plaisir immense à suivre ses aventures, car elle est courageuse, libre, ce qui lui importe, bien plus que se trouver un prétendant, est de donner un sens à sa vie, et elle va peu à peu retrouver confiance, et goût de vivre. Son amitié avec Mélissa, qui est très joliment racontée, importe plus que l'intrigue amoureuse. C'est un féminisme très doux; mais bien présent. </p><p>Certains critiques ont relevé une parenté très nette avec Jane Austen, et je souscris : observation des caractères, mariages, préjugés sociaux, rapports de classe, ironie, et importance des convenances.  </p><p>En résumé, ils ont trouvé ce roman élégant, drôle, britannique et psychologiquement très fin, je souscris aussi ! </p>","author_name":"Un matin bouquin"}