{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a2d5637252d86e84699e723/6a7eea746e5b5bfda66f1cff?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Ces autrices méritent-elles leur succès ? ","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6a2d5637252d86e84699e723/1786698878576-70d0c47b-498b-4143-a918-219ba985ea0c.jpeg?height=200","description":"<p>Deux autrices dont le roman paru récemment est un succès :</p><p><br></p><p><u>Le Calamity club, Kathryn Stockett</u></p><p>C'est un gros coup de coeur, je découvrais la plume de l'autrice, qui n'avait rien publié depuis plus de 15 ans, sans doute paralysée par le succès de La couleur des sentiments, vendu à des millions d'exemplaires en 2009 partout dans le monde, une véritable success story éditoriale. Elle avait été retoquée par tous les éditeurs avant de finalement parvenir à faire paraître son livre, qui va devenir un best-seller mondial.</p><p>Elle revient ici avec une histoire de sororité très réussie. Ici les femmes sont fortes, libres et courageuses, et prennent leur destin en main, d'une façon qui est pour le moins originale. Meg et Birdie parlent, en une alternance de chapitres, à la première personne, ce sont elles les narratrices, et impriment leur forte personnalité à chaque page.</p><p>Au tout début du roman (nous sommes comme dans La couleur des sentiments dans l'état du Mississipi, en 1933, la Grande Dépression est passée par là) Birdie est dépêchée par sa mère pour aller demander de l'aide à sa soeur qui a fait un beau mariage. Meg, elle, devient orpheline (sa mère est partie un matin et n'est jamais revenue) et est envoyée dans un pensionnat avec une directrice sadique.</p><p>Nous découvrons l'intrigue au fur et à mesure, avec elles, à espérer que leur situation s'améliore.</p><p>Rien ne les relie au début, mais leur trajectoire va finalement se rejoindre au cours du récit. Ce sont deux héroïnes très attachantes, qui ont un regard tout à la fois acéré et empathique. Il y a beaucoup d'humour aussi, ce qui n'empêche pas l'émotion et de la mélancolie. Un bonheur de lecture, un excellent roman détente !</p><p><br></p><p><u>Une unique lueur, Fred Vargas</u></p><p>Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans de Fred Vargas, les derniers en date (Quand sort la recluse, Sur la dalle) n'avaient pas reçu un bon accueil critique, qui parlaient d'ennui et de confusion, ce qui m'avait un peu découragée. Cet opus, 13ème aventure du commissaire Adamsberg, marquait, parait-il, un regain de vitalité.</p><p>Je ne suis malheureusement pas d'accord, je n'ai pas trouvé qu'il était du niveau des premiers Vargas, comme Pars vite et reviens tard, qui avaient fait sa réputation d'autrice.</p><p>Ce que j'ai eu plaisir à retrouver, c'est la façon toujours aussi unique et ésotérique qu'a Adamsberg de résoudre ses enquêtes. Ici, des jeunes femmes incroyablement belles sont retrouvées mortes, dans une mise en scène travaillée. Et pour démasquer le tueur, il faudra cette fois réviser ses classiques, de Nerval le poète maudit aux vieux films hollywoodiens. Son enquête tordue et érudite, comme habituellement, m'a poussé à tourner les pages et à aller au bout du livre.</p><p>Ce qui m'a déçu est tout ce qui n'est pas Adamsberg. Il est entouré d'une équipe aux petits oignons, qui cette fois-ci n'a pas été mise en valeur. J'avais aussi le souvenir dans les premiers romans de dialogues amusants entre eux, que je n'ai pas retrouvés ici.</p><p>Bref, un roman policier que j'ai quand même trouvé relativement agréable, sans plus.</p><p><br></p>","author_name":"Un matin bouquin"}