{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a2d5637252d86e84699e723/6a76f6067811de82a57f1e65?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Deux romans français parus ce début d'année","description":"<p>Deux romans qui ont fait l'actualité de la rentrée littéraire d'hiver 2026 : </p><p><br></p><p>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p>C'est un roman qui met en perspective la vie d'immigrés et d'expatriés, et leurs difficultés rencontrées sur place. Il est librement inspiré des années d'enseignement de l'auteur dans le lycée français d'Abu Dhabi.</p><p>Le narrateur vit donc à Abu Dhabi, avec sa femme et sa fille, pour laquelle il engage une nounou srilankaise. La situation entre eux est de fait inégalitaire, malgré leur bonne volonté à tous, générant de la culpabilité chez lui pour qui l'expatriation est un choix, et leur nounou, qui elle subit son immigration, laissant derrière elle sa famille .</p><p>On retrouve la qualité d'écriture habituelle de Jérôme Ferrari, parfois ironique, parfois moraliste, toujours incisive.</p><p>Le talent est évident, repéré depuis des dizaines d'années en France, il est même considéré par un des critiques du Masque et la plume comme un de nos auteurs potentiellement nobélisable, c'est dire ! (même si cela ne risque pas d'arriver, avec Le Clezio, Modiano et Ernaux déjà consacrés). Il a un style assez unique effectivement, qui est à la fois lyrique, et très précis. Et c'est un ancien professeur de philosophie, et cela se ressent aussidans son écriture. </p><p>Le début est très réussi, avec cet homme (lui), perdu au milieu des buildings, par une chaleur accablante. </p><p>Par contre, j'ai eu une sensation désagréable plusieurs fois à la lecture du roman, comme s'il avait écrit ce roman pour faire passer des messages à quelqu'un, ou se dédouaner, d'habitude je n'ai aucun souci quand un auteur mélange vraie vie et fiction, je trouve même cela plutôt ludique, mais ici cela n'a pas été le cas. </p><p><br></p><p>Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>Tout d'abord, le titre féminise le mot amour, sans que que je trouve pourquoi : j'ai supposé que l'autrice appelant de se voeux un amour décpnstruit, elle a décidé d'exploser les genres, au moins dans le titre de son roman</p><p>Il ne faut pas aller vers ce roman si on cherche une histoire d'amour classique, ici nous sommes dans l'analyse du sentiment amoureux, son récit est à moitié une autofiction, à moitié un essai, très ancré dans l'époque (elle aussi intègre les messages numériques), c'est très cérébral, y compris quand elle parle de désir. Elle interroge aussi les attentes, les rapports de pouvoir, la possibilité d'un amour égalitaire. </p><p>C'est très cérébral, et pour ma part, j'ai lu le roman \"de loin\", je n'ai pas réussi à y entrer pleinement, malgré (ou à cause de?) l'analyste intellectuelle aiguisée. </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Un matin bouquin"}