{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6a2d5637252d86e84699e723/6a74a53e676fd7391f5e6280?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Deux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6a2d5637252d86e84699e723/1786024378124-fe7b8828-9c53-4157-a470-9c588efa7e5e.jpeg?height=200","description":"<p>L'idiot, Fedor Dostoïevski</p><p>C'est malheureusement une lecture mitigée, alors que j'y allais persuadée d adorer (comme cela avait été le cas dans mes jeunes années pour Les frères Karamazov). Tant pis ! J'ai ressenti ma lecture comme un torrent de mots, de personnages, de situations, de noms russes à rallonge (j'y ai remédié en donnant à chacun un surnom), qui parfois ont pu me faire suffoquer, avec des personnages que j'ai jugé outrés. J'ai eu l'impression de me retrouver face à une pièce de théâtre grand-guignolesque. La fin est à l'image de tout le roman : on avance  vers une tragédie grecque, les passions s'intensifient, les choix deviennent impossibles, et on s'achemine intranquillement vers le pire. </p><p>Dostoïevski décrit en détail le physique des personnages, leurs attitudes, tout cela en lien avec leur caractère, leur conscience, qu'il met à nu. </p><p>Par contre le prince Mychkine, l'\"idiot\" du roman, m'a émue : au début du roman, il revient en Russie après des années passées dans un sanatorium en Suisse, il est pauvre, fragile, sans défense, et surtout d'une innocence radicale, avec une capacité à voir la beauté et la souffrance là où les autres ne voient que le calcul et la honte.</p><p>Psychologiquement, il est un paradoxe : il est à la fois très naïf et en même temps d'une lucidité bouleversante. Et surtout d'une franchise désarmante, qui ne juge jamais, même si les autres la trouvent suspecte. Deux autres personnages sont très présents : Rogojine, qui estun epu comme le frère sombre du prince Mychkine, et Nastasia Filippovna, qui est le centre de gravité du roman. Mychkine essaie de sauver tout le monde, mais sa bonté est dangereuse, dans ce monde corrompu, et la fin tragique. </p><p>Bizarrement, ce qui est souvent reproché à ce roman, ce sont les digressions philosophiques, et personnellement c'est ce que j'ai le plus goûté, m'offrant une respiration bienvenue face à l'intrigue torrentielle, à laquelle, sinon, on n'échappe pas. </p><p><br></p><p>La horde du contrevent (2004), Alain Damasio</p><p>Une autre lecture de classique (ou en passe de le devenir, grâce à la secte des \"adorateurs\" de Damasio, qui ne cesse de grandir chaque année), cette fois-ci de science-fiction, et au-delà ! Il le mérite, ses qualités sont évidentes, le fait que j'aie abandonné passées les 150 pages s'explique plus par mes limites personnelles que par la très grande qualité du roman, bien réelle. </p><p>La forme de narration est très originale, polyphonique : paragraphe après paragraphe, l'histoire est racontée tour à tour par tous les membres de la horde, et chacun des paragraphes commence par un signe typographique qui indique immédiatement qui parle. Chacun possède son propre vocabulaire, son rythme, sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde, et c'est un véritable tour de force littéraire. Le lecteur n'a jamais une vision objective de la réalité (si tant est que cela soit possible), il doit reconstituer la réalité du récit à partir des témoignages parfois complémentaires, parfois contradictoires. </p><p>L'histoire aussi est assez démente : c'est un monde dans lequel le vent, permanent, souffle à une puissance extraordinaire. Depuis des siècles, des expéditions appelées des hordes sont entraînées pour accomplir une mission impossible : remonter le vent à la source, l'Extrême-Amont, afin de découvrir l'origine de ce phénomène. Nous en sommes à la 34ème expédition, les autres ayant toutes échoué. </p><p>Ma difficulté personnelle face à cette lecture a été mon manque de sens pratique, je ne comprenais absolument rien des stratégies et formations mises en place par la horde pour lutter et avancer contre le vent, et cela m'a fatiguée, et fait me sentir bête, aussi j'ai abandonné aux alentours de la 150ème page, considérant que la littérature, c'est avant tout du plaisir ! Mais rien à voir avec la grande qualité intrinsèque du roman, évidente. </p><p>Je compte bien continuer avec La zone du dehors, ayant déjà lu Les furtifs, paru à la fin de années 2000 et que j'avais a-do-ré ! </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Un matin bouquin"}