{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/69958d07c4b7a0510c9fa380/6abbab626ffb28f8d6c058cc?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"11 septembre, la fabrique du siècle (Sigrid Bratlie)","description":"<p>Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, Lignes de force publie une série spéciale en cinq parties, enregistrée en grande partie à New York, en collaboration avec Le Point et le site d&#39;information new-yorkais Tablet Magazine. Un entretien par jour, pendant cinq jours, pour suivre ce que l&#39;attentat a laissé dans le siècle.</p><p><br></p><p><em>Entretiens en anglais.</em></p><p><br></p><p>•••</p><p><br></p><p>« Ils ont pris des risques, et cela a mal tourné en 2019. »</p><p><br></p><p>Marc Weitzmann reçoit Sigrid Bratlie, biologiste moléculaire norvégienne. Elle a publié en 2025 Le Mystère de Wuhan, un livre encore inédit en français.</p><p><br></p><p>Sa thèse n&#39;exclut pas formellement un passage naturel de l&#39;animal à l&#39;homme, mais elle en juge la probabilité très faible. Dans son enquête, elle reconstitue alors un faisceau d&#39;indices : la base de données du laboratoire mise hors ligne à l&#39;automne 2019, le projet DEFUSE révélé en 2021 – une demande de financement qui décrivait la fabrication de virus dont la recette génétique ressemble de près à celle du SARS-CoV-2 –, et l&#39;article de Nature Medicine qui a fondé la version officielle tandis que ses auteurs exprimaient, en privé, des doutes.</p><p><br></p><p>Sans tomber dans des thèses complotistes, Sigrid Bratlie recense et détaille les convergences d&#39;intérêts : des opérations de renseignement américain dans les laboratoires au financement de ces recherches par les États-Unis, en passant par le refus des autorités chinoises d&#39;autoriser les inspections.</p><p><br></p><p>Mais quel est le lien avec le 11 Septembre ? C&#39;est l&#39;objet de cet épisode, qui rappelle que cette stratégie remonte à 2001. En réponse aux attaques du World Trade Center et aux lettres à l&#39;anthrax, l&#39;administration Bush consolide la biodéfense américaine et en confie le portefeuille à Anthony Fauci. Placer ces travaux sous l&#39;étiquette de la santé publique permettait alors de mener des recherches qui, conduites à découvert, auraient violé la Convention sur les armes biologiques. Dans cette perspective, la santé publique serait un prétexte à une course aux armements.</p><p><br></p><p>Vingt-cinq ans après, aucune enquête indépendante n&#39;a encore été menée, et la loi bipartisane de 2023 qui prévoyait la déclassification des renseignements sur les origines du Covid est restée lettre morte.</p>","author_name":"Marc Weitzmann"}