{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/69958d07c4b7a0510c9fa380/6ab294bd68ec5641e2185315?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"11 septembre, la fabrique du siècle (Zoran Budimilja)","description":"<p>Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, Lignes de force publie une série spéciale en cinq parties, enregistrée en grande partie à New York, en collaboration avec Le Point et le site d&#39;information new-yorkais Tablet Magazine. Un entretien par jour, pendant cinq jours, pour suivre ce que l&#39;attentat a laissé dans le siècle.</p><p><br></p><p>Entretiens en anglais.</p><p><br></p><p>•••</p><p><br></p><p>Marc Weitzmann reçoit Zoran Budimlija, médecin, né à Novi Sad, dans une Yougoslavie qui n&#39;existe plus. Arrivé au bureau du légiste en chef de New York le 12 mars 2001 pour un stage de six mois, il devait passer son examen final le 12 septembre. Il est resté treize ans, et il a été l&#39;un des responsables des équipes chargées d&#39;identifier, par l&#39;ADN, les restes des victimes du World Trade Center.</p><p><br></p><p>C&#39;est une histoire qui n&#39;avait jamais été racontée. Elle commence le jour même, par une question matérielle : où mettre les corps. La 30e Rue est bloquée, des morgues s&#39;improvisent sous des tentes, les semi-remorques frigorifiques stationnent finalement pendant des années, les gravats défilent sur des convoyeurs de l&#39;industrie minière où les légistes sont chargés de repérer ce qui pourrait être un reste humain.</p><p><br></p><p>Sur 2 800 personnes portées disparues, 21 905 fragments sont identifiés. La force de l&#39;effondrement a soufflé et soudé les corps. Les techniques de l&#39;époque ne suffisaient pas, l&#39;équipe de Zoran Budimlija a mis au point une méthode d&#39;extraction de l&#39;ADN nucléaire à partir des os. Elle fait aujourd&#39;hui référence.</p><p><br></p><p>Cette histoire, c&#39;est aussi celle des familles. Celles à qui l&#39;on a fait la promesse de poursuivre le travail d&#39;identification, quoi qu&#39;il en coûte, et aussi longtemps qu&#39;il le faudra. Celles à qui l&#39;on a laissé le choix d&#39;être prévenues à chaque identification, une seule fois, ou jamais.</p><p><br></p><p>Vingt-cinq ans plus tard, 1 645 personnes ont été identifiées et 1 099 disparus manquent encore à l&#39;appel.</p>","author_name":"Marc Weitzmann"}