{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6978d5734c57a3b32ead9e06/6a108856294da705c3aba012?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Nucléaire : aux sources de la coopération franco-chinoise","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6978d5734c57a3b32ead9e06/1779467910293-740f84e8-fe68-406a-ac9f-8a0cd07f2591.jpeg?height=200","description":"<p>Arrivé à Shenzhen en 1984 pour négocier la construction de la centrale nucléaire de Daya Bay, Hervé Machenaud, ancien directeur de la branche Asie-Pacifique d'EDF, raconte un choc culturel fondateur. La ville ne compte alors que 7 500 habitants. Face à lui, des négociateurs chinois mutiques le jour, festifs le soir — une dualité qui lui enseigne une règle cardinale : « il y a deux chinois dans un Chinois, le public et le privé ».</p><p>Le projet nucléaire devient un laboratoire de confiance inédit. EDF accepte une responsabilité technique sans clause de sanction. Les ingénieries des deux pays fusionnent. Et EDF transmet spontanément 115 modifications issues du retour d'expérience de Gravelines : « ils ont compris qu'on était partenaire », dit-il.</p><p>Machenaud refuse le récit du pillage technologique. EDF n'avait pas de technologies propres — c'était celles de ses fournisseurs. Et la France elle-même avait acheté le savoir-faire de Westinghouse en 1970, avant de devenir le meilleur constructeur mondial.</p><p>Quarante ans plus tard, il observe une Chine qui n'a pas l'intention de « devenir comme nous ». Communautariste dans ses fondements, régie par une régulation <em>a posteriori</em> héritée de l'Empire, elle déroute encore l'Occident.&nbsp;</p>","author_name":"GILLES FONTAINE"}