{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/697215612fc16cfb936ea255/69a08e45eebc4a99c6082e88?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"De la mafia à la TV : l’histoire folle de la bague de Lucky Luciano","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/697215612fc16cfb936ea255/1772129756009-21ae496e-fe2f-4d4b-9e0a-5e83d8fb9d5b.jpeg?height=200","description":"<p>En 2009, une montre Patek Philippe attribuée à Luciano est vendue aux enchères pour 36 000 dollars, devenant une pièce prisée des collectionneurs de souvenirs liés à la Mafia. Mais en 2012, un autre objet surgit, cette fois dans un simple prêteur sur gages de Las Vegas : une bague en or sertie d’un diamant, ornée d’un démon hurlant.</p><p>Son propriétaire, resté anonyme, affirme qu’il s’agit de la bague-sceau personnelle de Lucky Luciano. Il la conserve, dit-il, depuis quarante ans. Et il va plus loin : si cette pièce était apparue plus tôt, cela aurait provoqué « du sang et une guerre entre les familles ». Il en demande 100 000 dollars. Mais avant d’en arriver là, revenons à l’homme.</p><p><br></p><p>Lucky Luciano naît en Sicile le 24 novembre 1897, sous le nom de Salvatore Lucania. Il arrive à New York à l’âge de dix ans avec sa famille immigrée. Cette même année, il est arrêté pour vol à l’étalage. À quatorze ans, il est déjà impliqué dans des activités d’extorsion. En 1925, il est le bras droit du chef mafieux Joe Masseria. Il semble intouchable. Mais en octobre 1929, des rivaux l’enlèvent, lui tranchent la gorge et le poignardent avec un pic à glace. Il survit — et garde une cicatrice qui renforce son aura. La guerre entre Masseria et Salvatore Maranzano éclate en 1930. Luciano choisit de ne pas rester prisonnier d’un système archaïque. Il organise l’assassinat de Masseria : un dîner à Coney Island, une excuse pour aller aux toilettes, et ses hommes exécutent le patron. Il élimine ensuite Maranzano et devient le “boss des boss”.</p><p><br></p><p>Mais Luciano veut moderniser la Mafia. Il structure les activités criminelles en groupes distincts, donnant naissance aux célèbres Cinq Familles de New York. Il instaure une règle de silence — l’omertà — et crée une instance dirigeante appelée la Commission, destinée à éviter les guerres internes. Sa puissance semble sans limite. Il fréquente des célébrités comme Frank Sinatra, mène grand train, entretient de nombreuses maîtresses.</p><p>Mais en 1935, le procureur Thomas Dewey le poursuit pour organisation d’un vaste réseau de prostitution. Au procès, Dewey le qualifie de « gangster le plus dangereux du monde ». En 1936, Luciano est condamné. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il apporte une aide aux autorités américaines pour sécuriser les ports. En échange, sa peine est commuée, mais il est expulsé vers l’Italie. Il meurt d’une crise cardiaque le 26 janvier 1962. Et c’est là que la bague entre en scène.</p><p><br></p><p>Selon son détenteur, elle aurait été offerte à sa mère par un homme dont il refuse de révéler le nom. Sa mère aurait rendu des « services particuliers » à ces figures du milieu, jouissant de leur confiance. La bague est en or, ornée d’un diamant central et surmontée d’un démon sculpté. Mais une question se pose : Lucky Luciano, catholique pratiquant, aurait-il porté un symbole aussi démoniaque ? Aucune preuve d’authenticité n’accompagne l’objet. Un expert est consulté : Jonathan Ullman, directeur exécutif du Mob Museum de Las Vegas. Son verdict est prudent : rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit bien de la bague de Luciano. Mais, reconnaît-il, « c’est une belle histoire ».</p><p><br></p><p>La Mafia et Las Vegas ont effectivement une longue histoire commune. Lorsque le Nevada interdit les jeux d’argent en 1919, le crime organisé investit le secteur clandestin. Quand le jeu est légalisé en 1931, ces réseaux sont déjà solidement implantés.</p><p>Alors, cette bague est-elle un vestige authentique d’un des plus célèbres parrains de l’histoire américaine ? Ou une légende moderne alimentée par le mythe ?</p>","author_name":"Sans déconner"}