{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/697215612fc16cfb936ea255/697902bb9b5ca1c75cccf3f8?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"1966 : les USA larguent quatre bombes nucléaires sur l’Espagne","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/697215612fc16cfb936ea255/1769538021169-4831d34f-3370-4225-9d41-904794f8f382.jpeg?height=200","description":"<p>Au plus fort de la guerre froide, le ciel n’était pas seulement traversé par des avions civils. Il était aussi sillonné, jour et nuit, par des bombardiers américains chargés d’armes nucléaires. Leur mission : dissuader l’Union soviétique de toute attaque et garantir une capacité de riposte immédiate. Mais cette présence constante dans les airs comportait un risque majeur : l’accident. L’un des plus graves se produit le 17 janvier 1966, au-dessus de la côte méditerranéenne espagnole, près du petit village andalou de Palomares.</p><p><br></p><p>L’impact est immédiat et catastrophique. Un avion B-52 se disloque. Le carburant du ravitailleur s’embrase. Les quatre membres d’équipage de l'autre avion KC-135 sont tués sur le coup. À bord du bombardier, un seul homme parvient à s’éjecter, mais son parachute ne s’ouvre pas. Dans la chute, quatre bombes nucléaires quittent l’appareil et s’abattent sur la région. Il n’y a pas d’explosion nucléaire : les ogives ne sont pas armées. Mais deux des bombes explosent néanmoins à l’impact, en raison de leurs explosifs conventionnels. Elles creusent de larges cratères et libèrent dans l’environnement une poussière hautement toxique : du plutonium radioactif.</p><p><br></p><p>Au sol, les habitants de Palomares assistent, sidérés, à la scène. Señora Flores voit de la fumée envahir l’horizon et croit que sa maison brûle. Le fermier Pedro Alarcón est projeté au sol avec ses petits-enfants dans son champ de tomates, frappé par des pierres et paralysé par la peur. Tous pensent vivre la fin du monde. Et pourtant, contre toute attente, aucun civil ne meurt ce jour-là. Très vite, une autre inquiétude se répand : la contamination. Plus d’un millier de personnes sont contrôlées pour exposition aux radiations. Les autorités affirment ne détecter aucun signe alarmant. Mais les terres agricoles proches du site sont interdites de récolte. Les tomates de Palomares, fierté locale, deviennent invendables bien au-delà de la zone contaminée. L’armée américaine promet des indemnisations, tandis que l’attention se porte sur une urgence supplémentaire : une des bombes a disparu.</p><p><br></p><p>Retrouver cette arme devient une obsession. Elle est finalement localisée au fond de la Méditerranée, à près de 870 mètres de profondeur. Il faudra 80 jours pour la récupérer, puis la désamorcer à bord d’un navire américain. Pendant ce temps, Washington et Madrid s’emploient à rassurer l’opinion publique. Sur le terrain pourtant, le nettoyage est colossal. Les équipes raclent les premiers centimètres de sol contaminé, les enferment dans des fûts et les expédient aux États-Unis, notamment en Caroline du Sud.  En 2015, l’Espagne et les États-Unis ont promis de finaliser enfin la dépollution.</p>","author_name":"Sans déconner"}