{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/697215612fc16cfb936ea255/6978ff6a829604514e61ccbd?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Blanche Dumas, courtisane aux trois jambes et quatre seins","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/697215612fc16cfb936ea255/1769537018942-30829d83-39bf-4c71-b8e5-67f20e28a9f9.jpeg?height=200","description":"<p>Au XIXᵉ siècle, l’Europe et l’Amérique se passionnent pour les « freak shows ». On y exhibe des corps jugés hors norme, des anomalies physiques transformées en spectacles. Parmi les figures les plus célèbres de cette époque, un nom revient encore aujourd’hui, auréolé de mystère : Blanche Dumas.</p><p><br></p><p>Blanche Dumas serait née en Martinique vers 1860. Même cette information n’est pas certaine. On suppose qu’elle est la fille d’un père français et d’une mère d’origine africaine, dans une île qui compte alors à peine 160 000 habitants. Dès sa naissance, son corps intrigue et déroute. Blanche est atteinte d’une malformation congénitale extrêmement rare appelée dipygus. En clair, son corps se duplique partiellement sous le bassin. Elle possède trois jambes, deux organes génitaux, et, selon certains récits, quatre seins — bien que deux d’entre eux aient peut-être été des appendices imparfaitement développés, retirés durant l’enfance.</p><p><br></p><p>Le dipygus reste encore aujourd’hui mal compris. Les médecins pensent qu’il pourrait résulter d’une séparation incomplète de jumeaux au tout début de la grossesse. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que cette condition est exceptionnellement rare. C’est d’ailleurs ce qui rend l’histoire de Blanche Dumas si singulière.</p><p><br></p><p>Dans sa vingtaine, elle aurait été approchée par ce qu’on appelait alors un « freak hunter », un recruteur chargé de trouver des corps exceptionnels pour les cirques et les expositions médicales. Blanche aurait accepté d’être montrée, pendant un temps, au regard du public. Mais ce n’est pas cette période qui alimente le plus de fantasmes. À la fin du XIXᵉ siècle, Blanche Dumas serait partie pour Paris. C’est là que naît la légende. Elle aurait exercé le métier de courtisane et se serait fait connaître sous le surnom de « la courtisane à trois jambes ». On raconte qu’elle utilisait ses deux vagins, qu’elle fascinait une clientèle avide de sensations interdites. Mais ces récits reposent presque exclusivement sur des rumeurs. Aucun document officiel, aucun témoignage direct ne permet d’affirmer qu’elle ait réellement été prostituée.</p><p><br></p><p>Ce que l’on constate, en revanche, c’est la persistance des récits sexuels autour de Blanche Dumas. Son corps, déjà perçu comme transgressif, a nourri une imagination collective souvent crue, parfois franchement voyeuriste. </p><p><br></p><p>Plus d’un siècle après sa disparition, Blanche Dumas continue d’intriguer. Non pas tant pour ce que l’on sait d’elle, mais pour tout ce qui manque.</p>","author_name":"Sans déconner"}