{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/69074b2052ec2a4b13fb22b5/69074b2b52ec2a4b13fb24ae?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L'hypersexualisation du corps des femmes dans le surf","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/69074b2052ec2a4b13fb22b5/1762092216220-793f205b-cda3-400a-aab0-53113f090d82.jpeg?height=200","description":"<p>Quand on parle d&#39;hypersexualisation, il faut avant tout décomposer le terme et l&#39;expliquer. </p><p>Hypersexualisation ce mot qui d&#39;ailleurs se fait systématiquement surligner en pointillés rouges sur mon document word, comme s&#39;il s&#39;agissait d&#39;un gros mot ou pire d&#39;un mot qui n&#39;existe pas. Cette hypersexualisation là, c&#39;est une représentation sexualisée d&#39;un corps, en l&#39;occurence ici on parle de la représentation publique du corps des femmes.</p><p>Dans la publicité comme au cinéma, on retrouve la femme sentimentale, la poupée, la séductrice — des rôles esthétiques, souvent passifs, mis en scène dans des mouvements érotisés. À l’inverse, les hommes incarnent la virilité : le protecteur, le fort, le courageux. Des stéréotypes valorisés, toujours associés à l’action.</p><p>Le monde du surf n’y échappe pas. D’un côté, des hommes dans l’eau, concentrés, effectuant des manœuvres radicales. De l’autre, sur la plage, des femmes — copines ou spectatrices — dans des maillots qui rappellent les pubs de magazines. Elles rient, attendent, observent les hommes s’amuser dans l’eau. Aucune ne surfe. Aucune ne tient de planche.</p><p>Ces images un peu datées sans doute, incarnent néanmoins l&#39;obsolescence des rôles genrés, qui jusqu&#39;il y a peut exigeaient encore des femmes qu&#39;elles restent sur le sable à contempler l&#39;homme surfeur en action.</p><p><strong>On peut alors se poser une question : Qui décide encore aujourd&#39;hui, et depuis toujours d&#39;une telle représentation du corps des femmes? Qui décide de mettre en avant ces images là?</strong></p><p>L&#39;hypersexualisation du corps des femmes c&#39;est avant tout une histoire de représentation du genre dans les médias. On parle alors du &quot;MaleGaze&quot; c&#39;est à dire le &quot;regard masculin&quot;.</p><p><br>Le fait qu’une majorité d’hommes détienne le pouvoir dans les médias sportifs et ceux liés au surf conditionne les récits, influence les images et oriente les points de vue.<br>Choisir quel récit mérite d’être mis en avant revient, neuf fois sur dix, à un homme. Décider de l’identité d’une marque de surfwear, pareil. Résultat : on entend moins souvent des récits construits à travers un regard féminin. On accède plus rarement à une perspective de femme.</p><p><br></p><p><strong>Au micro d&#39;Elisa Routa pour en parler :</strong></p><ul> <li><strong>Aghate Marcé :</strong>Graphiste et artiste biarrote</li></ul><ul><p><br></p></ul><p>Disco Queen est un podcast créé et produit par le Queen Classic Surf Festival. Cette émission a été préparée et menée par Elisa Routa et enregistrée le dimanche 29 août 2021 sur la plage de la Côte des Basques à Biarritz lors du Queen Classic Surf Festival, 1ère édition.</p><p>Prise de son, réalisation et identité sonore : Dia Radio</p><p><br></p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Queen Classic Surf Festival"}