{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6901a523dc8d6dca1bd9bf04/6a0d221cbf331222891f6dd0?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Rescapés de l’effondrement du Rana Plaza","description":"<p>Le 24 avril 2013, à Dacca, l’aube se lève sur une journée étouffante. Dans le quartier de Savar, des milliers d’ouvriers affluent vers un immense bâtiment de huit étages : le Rana Plaza. À l’intérieur, des ateliers de confection fabriquent des vêtements pour des marques vendues partout dans le monde.</p><p>Mais quelque chose ne va pas.</p><p>La veille, de gigantesques fissures sont apparues dans les murs. Des employés ont vu le béton craquer. Certains ont entendu des bruits inquiétants, comme si l’immeuble gémissait. Les magasins situés au rez-de-chaussée ont immédiatement fermé. Une banque a évacué ses employés.</p><p>Pourtant, ce matin-là, les ouvriers du textile reçoivent l’ordre de revenir travailler.</p><p>Beaucoup hésitent. Certains ont peur. Mais au Bangladesh, perdre une journée de salaire peut signifier ne plus pouvoir nourrir sa famille. Alors les machines redémarrent. Les générateurs vibrent. Des milliers de personnes s’entassent dans le bâtiment.</p><p>Puis, soudain…</p><p>Un grondement.</p><p>Au début, certains pensent à un camion ou à un séisme. Mais le bruit devient monstrueux. Les colonnes cèdent les unes après les autres. En quelques secondes, le Rana Plaza s’effondre sur lui-même dans un nuage de poussière gigantesque.</p><p>Des milliers de corps sont ensevelis.</p><p>Dans l’obscurité totale, les survivants comprennent qu’ils sont piégés.</p><p>Sous les tonnes de béton, l’air devient irrespirable. Des bras dépassent des gravats. Des téléphones sonnent dans le vide. Certains blessés hurlent le nom de leurs proches. D’autres restent silencieux, coincés sans pouvoir bouger.</p><p>Très vite, les habitants du quartier accourent. À mains nues, avec des marteaux, des barres de fer ou de simples morceaux de bois, ils commencent à creuser. Les secours officiels manquent de matériel. Chaque minute compte.</p><p>Sous les décombres, les survivants luttent contre la soif, la douleur et la panique.</p><p>Une femme raconte avoir passé des heures coincée entre deux dalles de béton, incapable de bouger les jambes, entourée de cadavres. Un autre survivant explique qu’il entendait des voix faiblir peu à peu dans le noir. Certains boivent leur propre urine pour survivre.</p><p>Les jours passent.</p><p>Contre toute attente, des miracles se produisent encore.</p><p>Des secouristes découvrent parfois une poche d’air au milieu des ruines. Lorsqu’ils entendent un coup ou un cri, tout le chantier s’arrête. Les machines se taisent. Chacun retient son souffle.</p><p>Puis, au bout de 17 jours sous les décombres, un événement incroyable se produit.</p><p>Une survivante nommée Reshma est retrouvée vivante.</p><p>Coincée dans une petite cavité, elle a survécu en trouvant un peu d’eau et de nourriture dans les ruines. Lorsqu’elle sort enfin à la lumière du jour, le Bangladesh entier explose de joie. Les sauveteurs pleurent. Certains tombent à genoux.</p><p>Mais le bilan est terrible : plus de 1 100 morts.</p><p>Le Effondrement du Rana Plaza devient l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire moderne. Le drame révèle au monde entier les conditions de travail extrêmement dangereuses dans une partie de l’industrie textile mondiale.</p><p>Depuis, le Rana Plaza est devenu un symbole : celui du prix humain caché derrière les vêtements bon marché vendus à travers la planète.</p>","author_name":"Audio Sapiens"}