{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68db85df6d92c33f9c27f75f/6ad9e7f63ad7f685514ae49a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"#188 Arthur Dreyfus, écrivain : « Pendant longtemps, par homophobie internalisée, une part de moi ne voulait pas avoir des goûts de gay »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68db85df6d92c33f9c27f75f/1792664888551-1155f847-06fd-4446-a802-b3b893ab25ed.jpeg?height=200","description":"<p>A 40 ans, l’écrivain, scénariste et réalisateur est l’auteur d’une œuvre déjà conséquente. Arthur Dreyfus aime écrire des livres épais, dans lesquels le récit avance de manière sinueuse, fragmentaire, au rythme des avancées de la conscience. Il vient de publier <em>La Punition</em> (P.O.L, 35 euros), copieux volume de 1 152 pages qui s’ouvre sur la retranscription d’un discours de son père, enregistré au dictaphone, alors qu’il expliquait à son fils qu’il devait renoncer à son homosexualité. Des mots haineux, culpabilisateurs, qui s’impriment dans la tête du narrateur et dont le livre essaie de se libérer.</p><p>Dans cet épisode du « Goût de M », Arthur Dreyfus se raconte au travers du rapport à son père, gynécologue, <em>« très absent, très éloigné »</em> et qu’il a longtemps voulu rendre fier, à sa mère, <em>« l’artiste de la famille »,</em> et à ses grands-parents : sa grand-mère, <em>« une femme très méchante »,</em> dont le père avait échappé au génocide arménien, et son grand-père, qui avait été déporté à Flossenburg après s’être engagé dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale. C’est la vie de ce dernier qu’il raconte dans son premier roman, <em>La Synthèse du camphre</em> (Gallimard, 2010).</p><p>Si la famille a inspiré<strong> </strong>ses premiers pas en littérature, chez Gallimard, l’écrivain emprunte ensuite une voie plus autofictionnelle pour raconter le désir, la pulsion, son caractère addictif. Ce sera <em>Histoire de ma sexualité</em> (Gallimard, 2014), puis l’impressionnant <em>Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui</em> (P.O.L, 2021) : 2 304 pages écrites <em>« après chaque rencontre »,</em> où il décrit chaque rapport sexuel, pendant cinq années. Un geste aussi obsessionnel que thérapeutique.</p><p>Arthur Dreyfus nous reçoit chez lui, dans son appartement situé sur les hauteurs du parc de Belleville, qu’il nous fait visiter : la cuisine, la pièce où il écrit (<em>« J’ai besoin de voir mon évier et d’être un peu mal assis pour travailler »</em>), la chambre d’amis remplie de coussins, avec une montagne d’objets insolites et un portrait de Charles Trenet (<em>« le poète qui a eu le plus d’importance dans ma vie »</em>) et où se promène un chat.</p><p>---</p><p><em>Cet épisode a été publié le 23 octobre 2026. Crédit photo : Hélène Bamberger. Vidéo Ronan Deshaies et Angèle Marrey.</em></p><p><em>Depuis huit saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.</em></p><p><em>Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide d’Alexis Ferenczi et Diane Lisarelli, avec Emmanuel Baux au son.</em></p><p><em>Musique : Gotan Project</em></p>","author_name":"Le Monde"}