{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68db85df6d92c33f9c27f75f/6a3bd374eeb75ff76e126f5d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"#185 Harry Gruyaert, photographe :  « Dans la rue, je suis comme un pickpocket, je vole des trucs à gauche, à droite, je photographie des gens sans demander leur permission »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68db85df6d92c33f9c27f75f/1782305636494-733d8686-debc-4fcc-b682-43eff875a26e.jpeg?height=200","description":"<p>Harry Gruyaert, membre de l’agence Magnum depuis 1982, est l’une des stars des Rencontres d’Arles, qui débutent le 6 juillet. Le photographe belge de 84 ans y présente, jusqu’au 4 octobre, «<a href=\"https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/2026/harry-gruyaert-1\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"> A Sense of Place »</a>, une exposition qui rassemble des images réalisées à travers le monde depuis la fin des années 1960, dans des décors urbains.</p><p><br></p><p>Sa signature visuelle, extrêmement forte, est marquée par une intensité chromatique inspirée du pop art et par de vibrants morceaux de jazz – genre musical qu’il adore –, dans lesquels l’humain ne semble jamais occuper la première place. Ce coloriste de la photographie, qui a toujours voulu être libre, se définit comme un flâneur, un observateur passionné, un voleur d’instants et d’émotions.</p><p><br></p><p>Dans ce dernier épisode de la saison 7 du « Goût de M », le photographe nous accueille dans son atelier du 11e arrondissement parisien, une petite pièce en rez-de-chaussée sur rue, remplie d’archives, de classeurs, de livres, d’affiches de ses expositions en cours… et d’un lit de camp. Symbole d’une personnalité hyperactive et voyageuse, que la longue carrière a amené à rencontrer de grandes figures de la photographie dans la seconde moitié du XXᵉ siècle : William Klein, Jeanloup Sieff, Robert Delpire, Henri Cartier-Bresson…</p><p><br></p><p>Il raconte son enfance près d’Anvers, auprès de parents catholiques très pratiquants : <em>« A la maison, la hiérarchie, c’était Dieu, le pape, mon père. »</em> Ce dernier, qui aimait beaucoup la photo, l’a pourtant dissuadé d’en faire son métier en l’envoyant dans une école de manutention. Rien n’y fait : Harry Gruyaert a commencé à prendre ses premières photos à l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Dans cette même ville, il se passionne pour le cinéma de Bergman, de Truffaut et d’Antonioni. Il a récemment regardé un long-métrage, plus contemporain, qui le passionne : <em>« J’ai revu pour la troisième ou quatrième fois </em>La Vie d’Adèle<em>, un film absolument formidable, et moi qui ne comprend pas tellement la jeunesse, j’ai l’impression de comprendre ces filles. »</em></p><p>---</p><p><em>Cet épisode a été publié le 26 juin 2026. Crédit photo : Roger Szmulewicz.</em></p><p><br></p><p><em>Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.</em></p><p><em>Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son et Benoît Thuault à la réalisation.</em></p><p><em>Musique : Gotan Project</em></p>","author_name":"Le Monde"}