{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68db85df6d92c33f9c27f75f/69d4dfe0bfb0dc501b30cf4c?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"#177 Annette Messager, artiste : « J’ai remplacé Dieu par l’art. C’est un peu la même chose, c’est une croyance »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68db85df6d92c33f9c27f75f/1775653381323-8881356a-52bf-413a-ad0e-b9697799576a.jpeg?height=200","description":"<p>Annette Messager aime subvertir la tradition&nbsp;: <em>«&nbsp;Ça m’amuse toujours&nbsp;»,</em> glisse celle qui, au cours d’une carrière artistique de plus de cinquante ans, a exposé dans le monde entier ses œuvres brodées, tricotées, dessinées, sculptées, ses photographies et ses objets collectionnés. Reconnue comme une figure majeure de l’art contemporain, Annette Messager déploie son travail sur les murs et les sols, y mêlant souvent écrits, jouets, oiseaux empaillés, peluches, cordes, fils, photos. Et interroge les identités, les rôles et les mythologies attribués aux femmes et au féminin, ainsi que la place de l’enfance.</p><p><br></p><p>A partir du 14&nbsp;avril, des installations et des œuvres d’Annette Messager dialogueront avec les collections du Musée de la chasse et de la nature, à Paris, pour l’exposition «&nbsp;Une hirondelle ne fait pas le printemps&nbsp;», construite autour de l’animal, motif qu’elle explore depuis le début de sa carrière artistique, dans les années 1970. La plasticienne y a élaboré un parcours conçu comme une fable, pour <em>«&nbsp;s’immiscer au milieu des bestioles&nbsp;».</em></p><p><br></p><p>Dans cet épisode du «&nbsp;Goût de M&nbsp;», Annette Messager revient sur son enfance à Berck (Pas-de-Calais), en bord de mer, dont elle garde le souvenir d’un père architecte amoureux de l’art et de la peinture. Un père un peu <em>«&nbsp;original&nbsp;»,</em> raconte-t-elle, qui, pour masquer d’éventuelles traces de peinture sur ses habits, <em>«&nbsp;avait peint des taches partout sur son costume, de haut en bas&nbsp;».</em> Elle se rappelle qu’il a eu à cœur de lui transmettre sa passion et lui a appris le goût de l’art brut, ces œuvres réalisées par des créateurs autodidactes. Elle apercevait d’ailleurs, de temps en temps, Jean Dubuffet, théoricien de cette notion&nbsp;: <em>«&nbsp;Mon père me disait, “tu vois, là-bas, ce monsieur&nbsp;? C’est Dubuffet”.&nbsp;» </em></p><p><br></p><p>Annette Messager nous reçoit en début d’après-midi, chez elle, dans une ancienne usine de Malakoff (Hauts-de-Seine), réaménagée, où elle habite depuis les années 1980. Elle nous guide, par le jardin, de la <em>«&nbsp;base 1&nbsp;»</em> à la <em>«&nbsp;base 2&nbsp;»,</em> noms donnés à ses ateliers. Elle confie ce qui a marqué sa vie et son œuvre, à une époque où, en tant que femme artiste, <em>«&nbsp;c’était assez dur&nbsp;»</em>&nbsp;: ses études à Paris, à l’école des arts décoratifs de la rue d’Ulm, à deux pas de la Cinémathèque française, sa découverte – mi-admirative, mi-médusée – de <em>Sleep</em> (1964), d’Andy Warhol, un concours Kodak, qu’elle remporte et qui la mène au Japon…</p><p>---</p><p><em>Cet épisode a été publié le 10&nbsp;avril&nbsp;2026. Crédit photo&nbsp;: Vincent Lemaire.</em></p><p><em>Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.</em></p><p><em>Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son.</em></p><p><em>Musique&nbsp;: Gotan Project</em></p>","author_name":"Le Monde"}