{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68db85df6d92c33f9c27f75f/68db85ed46a2532cdd325c82?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"#157 Thomas Lévy-Lasne, peintre : « S’il n’y a plus de futur, à quoi cela sert-il de peindre ? La peinture, c’est pour s’inscrire dans le temps »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68db85df6d92c33f9c27f75f/10ef5d0955db6a39934c73d212e13e70.jpg?height=200","description":"<p>Cette semaine, «&nbsp;Le goût de M&nbsp;» raconte l’histoire d’un peintre qui représente sur toile ce qui l’entoure&nbsp;: les fêtes, les corps qui dansent, les cendriers qui débordent… Thomas Lévy-Lasne, grand défenseur de la peinture figurative, aime «&nbsp;représenter ce qu’il se passe quand il ne se passe rien&nbsp;». Puis il prend conscience de la «&nbsp;dérive climatique&nbsp;», que le monde autour de lui s’écroule. «&nbsp;Est-ce que je continue de peindre, alors qu’il n’y a plus de futur&nbsp;?&nbsp;» Ses tentatives de réponse se trouvent dans «&nbsp;La Fin du banal&nbsp;» (éd.&nbsp;Beaux-Arts de Paris, 35&nbsp;€), paru en avril, sa première monographie, préfacée par Justine Triet, réalisatrice et scénariste, sa grande amie. Il y compile ses œuvres réalisées depuis une vingtaine d’années.<br/><br/>Lui qui voulait faire des peintures «&nbsp;simples, très premier degré&nbsp;», nous reçoit chez lui, dans un immeuble ouvrier situé au cœur des puces de Saint-Ouen. Un lieu «&nbsp;pas très confortable, entre la bâche plastique et la lumière de parking&nbsp;». Au mur de la cuisine ouverte, un grand poster d’un tableau de Titien, «&nbsp;Bacchus et Ariane&nbsp;», son œuvre préférée, où «&nbsp;tout a l’air harmonieux, sain&nbsp;» mais qui cache une certaine violence.<br/><br/>Dans cet épisode, Thomas Lévy-Lasne nous raconte sa conscience de la catastrophe à venir et ce que cela soulève chez lui, en tant que peintre. Il revient sur son enfance «&nbsp;privilégiée&nbsp;», son entrée aux Beaux-Arts de Paris à 17&nbsp;ans, «&nbsp;les doigts dans le nez&nbsp;», évoque son insensibilité à l’art moderne. Il mêle anecdotes biographiques – lorsqu’il «&nbsp;baladait&nbsp;» Clément Rosset, philosophe du rapport au réel, dans des bars malfamés – et piques adressées au monde de l’art, qu’il décrit comme classiste, violent et sexiste.</p>","author_name":"Le Monde"}