{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68b84be4a742b7c8462f293d/6a54faff420a266ecbd161bf?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"OSINT : à qui appartient la grammaire de la vérité ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68b84be4a742b7c8462f293d/1783954167319-516857b5-ad8f-448f-806a-8188585e7f1f.jpeg?height=200","description":"<p><a href=\"https://www.linkedin.com/in/allan-deneuville-1a02a9141/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Allan Deneuville</a> est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Bordeaux-Montaigne, chercheur à GEODE et responsable du pôle recherche d'Open Facto. Ce spécialiste des arts visuels a plongé dans l'enquête en source ouverte, au point d'y consacrer un ouvrage <a href=\"https://www.ina.fr/ina-editions/osint-enquetes-et-democratie\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><em>OSINT : enquêtes et démocratie</em> (INA)</a>. Cette méthode devenue à la fois contre-pouvoir citoyen et arme informationnelle, l'interroge. Il en démonte les formes visuelles pour comprendre comment elles peuvent être imitées, détournées, retournées.</p><p><br></p><p>L'enquête en source ouverte a longtemps porté une promesse démocratique : la vérité par les données, vérifiable par tous. Mais sa grammaire visuelle s'apprend... et ce qui s'apprend s'imite. Que reste-t-il de l'OSINT quand la désinformation d'État en épouse les codes, et quand la factualité elle-même est attaquée de toutes parts ?</p><p><br></p><h3>Au programme :</h3><ul><li><strong>La grammaire visuelle de la véridiction :</strong> ce concept, emprunté à Foucault, désigne ces manières de discourir qui reprennent tous les codes de la vérité sans en être une.</li><li><strong>Boutcha, mars 2022 :</strong> des chaînes prorusses reprennent le montage, les flèches et les zooms d'une enquête du <em>New York Times</em> pour conclure à l'inverse — la désinformation n'imite plus seulement les faits, mais la forme de l'enquête.</li><li><strong>Les formes qui « disent le vrai » :</strong> images de smartphone pixelisées, vues satellite, timelines, fils rouges — des codes hérités de Forensic Architecture et diffusés par un petit écosystème de motion designers.</li><li><strong>Dark OSINT et para-OSINT :</strong> doxing, cartographies de cibles, vigilantisme d'un côté ; raisonnements de causalité erronés (chemtrails, QAnon, Loose Change) de l'autre — mêmes techniques, finalités opposées.</li><li><strong>L'OSINT, enfant de la démocratie libérale :</strong> presse libre, données ouvertes et réseaux non censurés en font une méthode asymétrique, plus praticable sur la France que sur la Russie, l'Iran ou la Chine.</li><li><strong>Défendre la factualité, penser le récit :</strong> de l'hôpital al-Ahli aux vidéos ludifiées de la communication stratégique, l'enjeu se déplace de la preuve vers le récit factuel.</li></ul><p><br></p><h3>Ce que vous pourrez entendre :</h3><p>« C'est un peu pauvre de dire : \"Ce n'est pas de l'OSINT parce que ce sont des méchants, et l'OSINT c'est les gentils.\" En fait, ce sont exactement les mêmes techniques. »</p><p><br></p><p>« Ce qu'il faut sauver avec l'OSINT, c'est, d'une certaine manière, la démocratie libérale. »</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Guillaume Ledit "}