{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68b84be4a742b7c8462f293d/6a147668942fd18754de0815?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Guerre des récits : la France contre-attaque","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68b84be4a742b7c8462f293d/1779724819136-a44d8267-364e-4a73-98b1-bf886896ae89.jpeg?height=200","description":"<p>Marie-Doha Besancenot, conseillère en communication stratégique au cabinet du ministre Barrot et ex-secrétaire générale adjointe de l'OTAN pour la diplomatie publique, et Paul Charon, directeur du domaine renseignement, anticipation et stratégie d'influence à l'IRSEM et sinologue, incarnent deux postes d'observation rares. De l'immuabilité doctrinale otanienne à l'agilité réactive du Quai d'Orsay, ils interrogent une question qui traverse tout le podcast : qui fabrique les récits, et comment riposter sans les subir.</p><p><br></p><p>Si le récit est le soubassement de presque toute opération d'influence, comment l'analyser pour mieux le démonter ? La narratologie peut-elle armer la contre-influence ? Et pourquoi le répertoire d'action chinois, massif et largement physique, échoue-t-il à Taïwan là où il prospère ailleurs ?</p><p><br></p><p><strong>Au programme :</strong></p><p><br></p><ul><li>La Stratcom otanienne : un récit de la constance, adossé au traité de l'Atlantique Nord, dont la force et la limite résident dans son refus d'évoluer.</li><li>Le pivot du Quai d'Orsay : création d'un poste de communication stratégique, importation de la planification militaire dans une culture diplomatique de la réaction à chaud.</li><li>La greffe narratologique : Charon hybride Genette, théorie de la sérialité et narratologie factuelle (Fludernik, Ryan) pour comprendre des récits que le fact-checking ne suffit pas à neutraliser.</li><li>French Response et les comptes de riposte : un modèle inspiré des dispositifs américains, où l'on répond à la provocation russe (comptes Dmitriev, Medvedev) par l'ironie plutôt que par le communiqué.</li><li>Taïwan, laboratoire : l'entièreté du répertoire chinois observable en un lieu — fermes de contenu, réseaux d'anciens officiers, triades, temples — pour un résultat globalement inefficace, du dénigrement à la satire.</li><li>L'influence invisible : pression économique, relais humains, autocensure (l'affaire Tibet/Xizang au musée Guimet), ces canaux classiques plus dommageables que le numérique.</li><li>Ce qui manque en France : moyens, coordination interministérielle, et un développement de l'approche narratologique comme clé de lecture opérationnelle.</li><li><br></li></ul><p><strong>Ce que vous pourrez entendre :</strong></p><p><br></p><p>« Avant, là où on allait argumenter directement, aujourd'hui, on raconte une histoire. »</p><p>« C'est le seul endroit où on peut observer l'entièreté du répertoire d'action chinois. »</p>","author_name":"Guillaume Ledit "}