{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68b84be4a742b7c8462f293d/69e62ed607ecece42a039bb1?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La propagande russe s'invite au JT : que révèle l'interview de Lavrov ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68b84be4a742b7c8462f293d/1776752519294-e3daf8ff-bff9-4763-bbc3-9a9b9efb439e.jpeg?height=200","description":"<p><a href=\"https://www.linkedin.com/in/maxime-audinet-34157057/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Maxime Audinet,</a> spécialiste de la politique étrangère de la Russie, Professeur junior et titulaire de la chaire dédiée aux stratégies d'influence et de contre-influence en contexte numérique à l'INALCO. Au-delà de la polémique, on se penche dessus en tant que cas d'école pour disséquer le fonctionnement de la propagande russe contemporaine et la porosité d'une partie de l'écosystème médiatique français à cette dernière.</p><p><br></p><p>Pourquoi nos médias peinent-ils à équiper leurs dispositifs face à des propagandistes aguerris ? Comment un ministre des Affaires étrangères russe peut-il dérouler son récit stratégique à 20h sans contradiction suffisante ? Et que faire, dans une démocratie libérale, d'une parole propagandiste qui n'est pas, en tant que telle, interdite ?</p><p><br></p><p><br></p><h3>Au programme :</h3><p><br></p><ul><li>Le trophée Lavrov : pourquoi accéder au JT de France 2, deuxième programme le plus regardé du pays, constitue l'un des principaux succès de la propagande russe en France ces dernières années</li><li>L'arsenalisation du relativisme : au-delà des mensonges grossiers, le whataboutism hérité de la rhétorique soviétique comme procédé central du discours de Lavrov et Zakharova</li><li>La comparaision Deranque / Navalny : l'équivalence manipulatoire qui révèle une connaissance fine des écosystèmes locaux et leur instrumentalisation dans des récits stratégiques adaptés</li><li>Trois facteurs de porosité médiatique : déficit de contextualisation lié à la temporalité de l'info continue, convergences idéologiques (écosystème Bolloré, recrutement des anciens de RT France), fascination française pour les « éminences grises » russes</li><li>Récits stratégiques vs désinformation : pourquoi se concentrer uniquement sur les fake news occulte le cœur du dispositif: la production d'histoires à forte élasticité discursive (conservatrice en Europe, anticoloniale dans les Suds)</li><li>Le paradoxe sécuritaire français : un des meilleurs dispositifs européens de détection des ingérences numériques coexiste avec des brèches béantes dans l'espace audiovisuel domestique</li><li>Le chantier de la contre-influence : sortir du paradigme purement défensif pour investir le terrain des récits sans trahir les principes de la démocratie libérale</li></ul><p><br></p><p><br></p><p><br></p><h3>Ce que vous pourrez entendre :</h3><p><br></p><p>«&nbsp;Ce n'est pas simplement de la désinformation au sens classique du terme. C'est aussi une forme de relativisme arsenalisé. Et c'est précisément pour ça que c'est difficile à déconstruire en direct dans le format d'un JT. »</p><p><br></p><p>« On a l'impression que d'un côté il y a quelque chose de très sophistiqué qui est fait, et puis de l'autre il y a des brèches énormes. »</p>","author_name":"Guillaume Ledit "}