{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/68b84be4a742b7c8462f293d/69c41188217ea6ceb7d4c7fa?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Et si le problème, c'était nos cerveaux ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/68b84be4a742b7c8462f293d/1775571197703-983c0340-af10-4621-a413-5096203e79f9.jpeg?height=200","description":"<p>Antoine Marie est psychologue politique et chercheur postdoctoral au CEVIPOF (Sciences Po). Ses travaux explorent les mécanismes cognitifs de la polarisation, de la propagation des théories du complot et de ce qu'il appelle « le côté obscur de la moralité ». Dans cet épisode de Propagations, il décortique les ressorts psychologiques qui font que la désinformation fonctionne: non pas malgré notre intelligence, mais souvent grâce à elle.</p><p><br></p><p>Et si croire une fausse information était parfaitement rationnel ? La recherche en psychologie politique révèle que la crédulité n'est pas qu'un déficit de pensée critique : c'est un signal d'appartenance, un outil de mobilisation, une expression de convictions morales. Comprendre la désinformation par la demande plutôt que par l'offre modifie en profondeur la façon de penser la lutte informationnelle.</p><p><br></p><p><strong>Au programme :</strong></p><p><br></p><ul><li>Psychologie politique : une discipline émergente à la croisée des sciences cognitives et des sciences politiques, encore peu mobilisée dans le débat français</li><li>Autopersuasion et pensée motivée : les mécanismes empiriquement documentés par lesquels nos engagements sociaux façonnent nos croyances — et non l'inverse</li><li>Le côté obscur de la moralité : comment nos convictions morales et nos loyautés de groupe deviennent des vecteurs de diffusion de la mésinformation, à gauche comme à droite</li><li>Réseaux sociaux et polarisation : ce que la recherche dit réellement de leur rôle — non pas créateurs mais activateurs de ressorts tribaux profondément ancrés dans la nature humaine</li><li>Ingérences étrangères : la Russie n'invente pas les fractures, elle appuie sur des lignes de faille préexistantes — colères sociales, défiances intergroupe, sentiments d'humiliation</li><li>Les limites du fact-checking : utile mais insuffisant face à des croyances enracinées dans des motivations sociales, des appartenances et des colères politiques</li><li>LLM et biais de négativité : pourquoi les grands modèles de langage pourraient contribuer à défragmenter le paysage informationnel, et pourquoi le biais de négativité nous empêche de voir les bénéfices de l'IA</li></ul><p><br></p><p><strong>Ce que vous pourrez entendre :</strong></p><p>« Souvent, la désinformation est intuitive : elle exploite des prédispositions à croire, des pentes de l'esprit assez naturelles, des petites théories naïves, des intuitions morales. »</p><p>« On est en 2026, les gars, il faut se réveiller. Les sciences cognitives vont exploser, elles se diffusent dans les sciences sociales. Ce n'est pas un impérialisme disciplinaire, c'est une synergie. »</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Guillaume Ledit "}