{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6897b1ce7f93fda8b2a4edfc/6a877338dcddb5e3cf6cbd3d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"IBM décoté de 25 % : le marché a-t-il raté l’avantage quantique ?","description":"<p>Le 14 juillet 2026, l’action IBM perd un quart de sa valeur en une séance. Le motif : des clients ayant reporté leurs investissements, par crainte que l’IA n’engloutisse les budgets logiciels. </p><p><br></p><p>Pendant ce temps, la même entreprise franchit un cap scientifique qu’elle chiffre à 1000 milliards de dollars de marché. Cet épisode confronte les analyses financières aux déclarations du PDG.</p><p><br></p><p>Chapitres </p><p>00:00:00 - Le nid-de-poule et le vaisseau spatial </p><p>00:00:37 - Le 14 juillet : l’action plonge de 25 % </p><p>00:01:04 - Simple report ou destruction de la demande ? </p><p>00:01:31 - Trésorerie et dividendes ininterrompus depuis 1916 </p><p>00:01:53 - Le changement de discours du PDG </p><p>00:02:52 - L’avantage quantique démontré : 70 qubits logiques </p><p>00:03:09 - Quinze minutes contre plusieurs années de calcul </p><p>00:03:29 - Le talon d’Achille : le taux d’erreur et sa correction </p><p>00:04:08 - La fonderie de plaquettes quantiques </p><p>00:04:57 - Puissance de calcul et rapports de force géopolitiques</p><p><br></p><p>Ce que la chute cachait Les algorithmes de trading ont lu une destruction de la demande. Les faits disent autre chose : 40 % des contrats prétendument perdus ont été signés dans les trois à quatre semaines suivantes. Un décalage comptable, pas une hémorragie. La structure financière reste solide, avec 2,5 milliards de dollars de trésorerie disponible au seul deuxième trimestre et des dividendes versés sans interruption depuis 1916. Wall Street valorise pourtant l’entreprise comme un éditeur de logiciels cycliques vivant de trimestre en trimestre.</p><p><br></p><p>Le cap scientifique Le discours du PDG a changé de nature. Il avance des dates, un impact financier majeur d’ici 2028 ou 2029, vise les 1000 milliards vers la fin des années 2030, et engage 10 milliards sur cinq ans. Ce qui justifie ce virage : la démonstration de l’avantage quantique. </p><p><br></p><p>Avec l’Université de Chicago, IBM a encodé 70 qubits logiques stables. Le chiffre semble modeste face aux milliards de transistors d’un smartphone, mais la comparaison n’a pas de sens. Un bit classique vaut 0 ou 1 ; grâce à la superposition, chaque qubit supplémentaire double exponentiellement la puissance de calcul. Un ordinateur classique explore un labyrinthe chemin par chemin, le quantique les parcourt tous à la fois. Résultat : un problème de physique des matériaux résolu en quinze minutes, contre des années pour le meilleur supercalculateur du monde.</p><p><br></p><p>La vérification, verrou désormais levé Le taux d’erreur constituait la critique historique : comment se fier à un système instable ? La percée consiste à atténuer le bruit quantique pour extraire le signal utile, comme un filtre anti-bruit sur un casque de studio, ce qui permet de certifier mathématiquement l’exactitude du résultat. La technologie sort donc des laboratoires. </p><p><br></p><p>IBM construit la première fonderie de plaquettes quantiques au monde, financée à hauteur d’un milliard par le gouvernement américain et d’un milliard par l’entreprise. Pas seulement des puces : l’usine qui fabriquera en masse le matériel de demain.</p><p><br></p><p>L’approche se distingue de celles d’Alphabet ou Rigetti par la maîtrise de l’infrastructure physique de bout en bout. L’usine, les contrats gouvernementaux, les relations d’entreprises historiques, au service de batteries de rupture ou d’avancées vers la fusion nucléaire. La puissance de calcul devient la ressource la plus stratégique au monde.</p><p><br></p><p>Reste la question de fond : si cette concentration de puissance, cofinancée par l’État américain, tient ses promesses, comment redessinera-t-elle les rapports de force géopolitiques ?</p><p><br></p><p>Le Quantique c’est (pas) magique, le podcast francophone qui démystifie l’informatique quantique. Animé par Patrick de Carvalho, produit par Je ne perds jamais et 72H Podcast.</p><p><br></p><p>Mots-clés : IBM, action IBM, avantage quantique, qubits logiques, correction d’erreur, fonderie quantique, Rigetti, Alphabet, Wall Street, souveraineté technologique.</p><p><br></p><p>#IBM #Quantique #WallStreet #Innovation #Geopolitique</p><p><br></p><p><br></p>","author_name":"Patrick DE CARVALHO"}