{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/686bea3a91efcd981507abf6/6a3be6565bb8a79968c6c6b6?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"RN: le retour des vieux démons?","description":"<p>\"Pour tout dire\" diffusé le&nbsp;mercredi 24 juin 2026 sur T18 - </p><p><strong>Notre invité est Antoine MARETTE, </strong>journaliste à France culture en charge du suivi du RN. <strong>Derrière la vitrine du Rassemblement national, les vieux démons persistent.</strong> Devenu le premier parti de France en nombre de suffrages, le RN semble avoir réussi la stratégie de « dédiabolisation » orchestrée par Marine Le Pen depuis quinze ans. Pourtant, les récents événements interrogent sur la réalité de cette mutation. Le 21 juin dernier, dans une discothèque de l'Aveyron, des jeunes alcoolisés ont été filmés scandant des slogans explicitement racistes : <em>« Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir »</em>, ou encore <em>« La France aux Français »</em>. Le parquet de Rodez a immédiatement ouvert une enquête pour « provocation à la haine ou à la violence ».</p><p>Cette dérive met en lumière un paradoxe : alors que l'électorat du RN s'est largement étendu et normalisé chez les jeunes — loin de l'époque où la jeunesse proclamait « la jeunesse emmerde le Front national » —, les obsessions fondatrices comme la préférence nationale restent ancrées chez certains sympathisants.</p><p>L'affaire a rapidement pris une tournure politique majeure. Lors des Questions au Gouvernement, la ministre de l'Égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a annoncé avoir saisi le procureur. S'adressant directement aux députés RN, elle a martelé : <em>« Les propos qui ont été tenus sont des propos que vous devriez être les premiers à condamner à partir du moment où ils se réclament de votre candidate. »</em> Face à cette interpellation, le silence d'une grande majorité des élus d'extrême droite interroge : ce mutisme relève-t-il de la neutralité, ou d'une forme de complicité passive ?</p><p>Les sociétaires:</p><p>● <strong>Pascal BLANCHARD,</strong> historien, chercheur associé à l’Université de Lausanne, spécialiste en histoire du \"fait colonial\"&nbsp;</p><p>● <strong>Raphaëlle REMY-LELEU</strong>, militante écoféministe<strong>&nbsp;</strong>&nbsp;</p><p>● <strong>Gaspard GANTZER, </strong>consultant et ancien conseiller de François Hollande&nbsp;</p><p>● <strong>Jérôme LAVRILLEUX,</strong> ancien eurodéputé<strong>&nbsp;</strong>&nbsp;</p><p>● <strong>Elsa DA COSTA, </strong>directrice générale de Ashoka France&nbsp;</p>","author_name":"T18"}