{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/686bea3a91efcd981507abf6/6a1da399302b9e359cf8daaf?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Casseurs: pourquoi on n'y arrive pas?","description":"<p>\"Pour tout dire\" diffusé le&nbsp;lundi 1er juin 2026 sur T18 -</p><p><strong>La fête et la honte — Paris face à son miroir</strong></p><p>Neuf millions de téléspectateurs. Des dizaines de milliers de Français dans les rues. Une deuxième étoile européenne pour le PSG, et une liesse populaire qui aurait dû n'être que ça : de la joie, pure et simple.</p><p>Elle ne l'a pas été.</p><p>890 interpellations. Des dégradations. Des violences. Le scénario, désormais rituel, s'est rejoué une fois de plus dans les artères de la capitale, laissant derrière lui ce mélange nauséabond que les Parisiens connaissent trop bien — l'euphorie du soir, l'amertume du lendemain.</p><p>Puis vient Lens. Une semaine plus tôt, soixante mille supporters dans les rues pour fêter la première Coupe de France du club. Soixante mille personnes. Zéro interpellation. Le préfet lui-même l'a certifié dans un communiqué, le lendemain, avec une sobriété qui valait tous les discours : aucun trouble à l'ordre public, aucune violence, aucune dégradation.</p><p>Le chiffre tombe comme un verdict.</p><p>Alors posons la question sans détour, celle que les responsables politiques évitent soigneusement de formuler en ces termes : <strong>qu'est-ce qui ne fonctionne plus à Paris ?</strong> Est-ce une question de terrain — la concentration urbaine, l'anonymat des grandes métropoles, la sociologie des quartiers mobilisés ? Est-ce une question de dispositif — un maintien de l'ordre débordé, une préfecture qui gère la communication autant que la sécurité ? Ou est-ce, plus profondément, le symptôme d'un rapport abîmé entre une ville et une partie de sa jeunesse, pour qui la fête n'est plus un aboutissement mais un prétexte ?</p><p>Lens n'a pas de recette magique. Lens a une histoire ouvrière, un club ancré dans son territoire, des supporters qui se connaissent et se retrouvent. Paris a le Parc des Princes, la marque mondiale, le spectacle total — et, au bout de chaque grande nuit, cette question qui revient, lancinante :</p><p><em>C'est quoi le problème avec Paris ?</em></p><p>Les sociétaires:</p><ul><li>Ryan NEZZAR, Professeur à Sciences Po</li><li>Elsa DA COSTA, Directrice générale - Ashoka France</li><li>Étienne GIRARD, Directeur adjoint de la rédaction - L’Express</li><li>Gaspard GANTZER, Consultant et ancien conseiller de François Hollande</li><li>Thomas PORCHER, Économiste</li><li>Éric COUVRAT, Secrétaire départemental adjoint - Syndicat Unité police 93</li></ul><p><br></p>","author_name":"T18"}