{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/67e2c36f7cf166247a2d0a3f/67e2c53b5926376d2a9432f6?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"2. Lettre de Joachim Henrich Campe, précepteur et journaliste allemand, le 9 août 1789","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/67e2c36f7cf166247a2d0a3f/1743003126595-48cb7d47-4847-4ae9-beef-4d319ae84985.jpeg?height=200","description":"<p>« Le bonheur, mon cher T., d’être actuellement en France, plus exactement à Paris, berceau de la nouvelle liberté, au moment où les regards du monde entier se tournent vers cette capitale, lieu des événements les plus grandioses et les plus remarquables.</p><p>[…] nous nous frayons un passage vers la rue Saint-Antoine à l’extrémité de laquelle nous trouvons la Bastille, ce bastion du despotisme français, ce gouffre effrayant qui a englouti tant de victimes innocentes, ce lieu d’horreur et de lamentation qui a fait couler tant de larmes. Elles sont maintenant exaucées, les prières qui montaient des cachots obscurs vers le juge suprême : l’horrible château est déjà en partie en ruine ; il sera bientôt entièrement démoli. Comme je présume que l’Allemagne tout entière sera bientôt abreuvée de descriptions de la Bastille, je me contenterai de vous indiquer la hauteur et l’épaisseur des murs. L’arbitraire le plus absolu maintenait ici pendant quelques années, voire pendant toute une vie, des gens dont on se débarrassait le plus souvent par le poison ou le garrot. Voilà ce qui avait contribué à faire de cette prison un lieu d’horreur et de malédiction, non seulement en France, mais dans toute l’Europe. »</p>","author_name":"Palais de la Porte Dorée"}