{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/67c9cc39baaeff02dca4f5fe/67daf209782fc3c7c67861d5?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Point 5 - En 1995","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/67c9cc39baaeff02dca4f5fe/1742900847448-50ccb19f-c968-4644-9d1b-72a8228963a7.jpeg?height=200","description":"<p>EMMA&nbsp;: – Dis, Grand-père, est-ce que tu repenses au Sénégal&nbsp;depuis que tu es arrivé en France&nbsp;?</p><p>&nbsp;</p><p>Le grand-père&nbsp;: – Bien sûr&nbsp;! je porte toujours mon pays d’origine dans mon cœur. Quand je suis parti, j’ai laissé mes parents là-bas, mes frères, mes sœurs, des tantes, des oncles, toute la famille… Je pensais très fort à eux. Souvent. Je leur écrivais pour leur donner des nouvelles. Quand j’ai commencé à travailler, je leur envoyais un peu d’argent aussi. Et quand j’ai pu, je suis retourné les voir, et revoir le pays. J’y allais avec plein de cadeaux pour leur faire plaisir.</p><p>&nbsp;</p><p>EMMA&nbsp;: – Comme ça, ils ont vu que tu allais bien et que tu avais réussi en France. Tu y allais comment&nbsp;?</p><p>&nbsp;</p><p>Le grand-père&nbsp;: – Quand j’ai pu, j’y suis allé en avion, parce que la route aurait été trop longue jusqu’au Sénégal. Mais bien souvent des immigrés marocains ou algériens retournent dans leur pays l’été&nbsp;– ils rentrent au bled, comme on dit – et ils y vont en voiture. Ils transportent alors un immense chargement sur le toit de leur véhicule. Ces aller-retour chaque année sont importants, car malgré le choix de vivre en France, le lien au pays d’origine et le besoin d’y retourner sont grands. On a envie de retrouver sa famille, sa terre, ses traditions…&nbsp;</p><p><br></p><p>Visuel : Les voitures cathédrales de Thomas Mailaender, 2004 © Musée national de l'histoire de l'immigration</p>","author_name":"Palais de la Porte Dorée"}