{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/677d9b283888e2bd7ee6583b/6abc62fbf560f37dfc558a27?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Marcel Aubour - Les Copains D'abord (1ère partie)","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/677d9b283888e2bd7ee6583b/1790730916841-0aeb9708-e4b8-4008-b264-18044ef29290.jpeg?height=200","description":"<p><strong>Marcel Aubour — Les copains d&#39;abord</strong></p><p><br></p><p>À 86 ans, Marcel Aubour n&#39;a « que des bons souvenirs ». Les mauvais ? « Je ne sais pas ce que c&#39;est. » Et c&#39;est peut-être ça, le secret du bonhomme : avoir traversé vingt ans de football français en n&#39;en retenant que le meilleur.</p><p>Il aurait pourtant pu finir cuisinier. Fils de restaurateurs à Saint-Tropez, seul garçon au milieu de sept sœurs, le petit Marcel était parti à Lyon avec un tablier et des recettes de bouillabaisse en tête, pas des gants. Et puis un beau jour, à l&#39;entraînement de l&#39;OL, un dirigeant le repère au fond de l&#39;équipe 7 et lui lâche : « À partir de demain, vous ne travaillez plus, vous vous entraînez avec les pros. » La bascule d&#39;une vie en une phrase.</p><p><br></p><p>Le voilà gardien, par paresse, jure-t-il en riant : « je n&#39;aimais pas courir, et quand il pleut, je me mets sous la barre. » Un gardien du placement, pas du plongeon, qui a fait toute sa carrière sans le moindre entraînement spécifique avant ses 36 ans, et qui, quand la balle finissait au fond, se retournait vers ses défenseurs avec le mot qui a marqué toute une génération : « imparable ». Il annonçait ses « quatre étoiles » aux journalistes la veille des matchs, roulait dans une Alfa Romeo Spider décapotable gagnée sur un pari avec son père. Le football, à l&#39;époque, se gagnait aussi au culot et au bagou.</p><p><br></p><p>Il raconte la Coupe de France, les grandes soirées d&#39;Europe, et puis l&#39;Angleterre : la Coupe du monde 1966, sa préparation ubuesque, ses sélectionneurs qui se marchent sur les pieds, et une bouteille de pastis planquée dans une chambre d&#39;hôtel écossaise, les glaçons soutirés en douce au masseur, Combin qui tambourine à la porte qu&#39;on refuse d&#39;ouvrir juste pour l&#39;embêter. Puis le tunnel de Wembley, cent mille personnes au-dessus des têtes, Nobby Stiles, complètement édenté, mâchant son chewing-gum en face, et Buckingham Palace, récompense aux perdants, d&#39;où il est reparti avec deux verres en cristal qu&#39;il a toujours et une déclaration hilarante du gardien italien Albertosi.</p><p><br></p><p>Sa mémoire est un prodige. Un « couteau à double tranchant », dit-il aussi, car elle le tient éveillé la nuit, seul, à repenser aux copains partis — « je suis plus près de la citadelle que du port. » On rit beaucoup avec Marcel. Et par instants, la gorge se serre...</p><p><br></p><p>Parce qu&#39;au fond, il ne nous parle pas vraiment de football. Il nous parle des gens. Des journalistes devenus des amis avec lesquels il jouait aux boules, du photographe qu&#39;il emmenait pêcher, des anciens coéquipiers, des potes qui montent encore le voir une fois par mois à Saint-Tropez. Une manière de vivre, entière et généreuse, qu&#39;il résume mieux que personne : « Pendant vingt ans de carrière, j&#39;ai eu vingt ans d&#39;amitié. »</p><p><br></p><p>Il faut l&#39;entendre le dire.</p>","author_name":"Le Podcast du Sport LLC"}