{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/675323d32dd88df1328d5b41/6acf62ec3b41843137db1414?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Carl FRÉCHETTE  :  la chasse jusqu’au dernier kilomètre ! ","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/675323d32dd88df1328d5b41/1791975950226-cfe3606f-6ea1-4f16-8449-f3381724a954.jpeg?height=200","description":"<p><strong>300 kilomètres sur un bout de pain et du jus de pomme » : Karl, la chasse jusqu’au dernier kilomètre</strong></p><p><em>Paroles de finisher, saison Québec — épisode 4, à écouter dès maintenant sur toutes les plateformes de podcast.</em></p><p>Il y a des courses qu’on gagne, et d’autres qu’on raconte pendant des années. Pour ce quatrième épisode, nous avons tendu le micro à Karl, vainqueur du 1000 km l’an dernier, deuxième du 2500 km cette année, après une poursuite haletante jusqu’à la ligne d’arrivée de Terrebonne.</p><p><strong>Retrouver l’envie</strong></p><p>Au départ, Karl n’a pas faim de victoire. Il arrive un peu écœuré du vélo, sans vraiment croire qu’il pourra boucler 2500 kilomètres sans pépin. Puis, sous le ciel étoilé de Mégantic, l’envie d’aventure revient. Il redécouvre la Beauce, prend plaisir à jouer avec les coureurs derrière lui. Et surtout, il passe chaque ville à la minute près de ce qu’il avait prévu. Le déclic : « Karl, prends ça au sérieux. »</p><p><strong>Une course hors normes</strong></p><p>La suite ressemble à un roman. Une nuit blanche sur le carrelage d’une salle de bain publique à Saint-Épiphane, faute d’avoir eu le courage d’aller voir les hamacs juste à côté. L’hyperthermie sous le soleil, le manque de sommeil qui le fait douter de tout. Au téléphone, Anne l’alerte : le vrai danger, c’est Samuel, qui remonte avec des arrêts sommeil parfaitement structurés. Une vraie nuit au motel à Carleton-sur-Mer le remet d’aplomb, et Karl repart dans sa chère Gaspésie, l’endroit où il préfère rouler au monde, en chassant les vents favorables.</p><p>Puis tout se dérègle. Le dernier dépanneur ferme plus tôt le dimanche. Un restaurant qui vient de fermer lui vend ce qui reste : deux tiers de baguette et des canettes de jus de pomme. Le Couche-Tard suivant, censé être ouvert 24 heures, est fermé faute de personnel. Karl roule alors près de 300 kilomètres de nuit sur ce bout de pain, du jus de pomme et un sac de jujubes, en ralentissant pour ménager son énergie, sous l’orage.</p><p>À Mont-Joli, son pied gauche s’enflamme. Il tente un bivouac sur une table de pique-nique à Kamouraska, mais des jeunes viennent le réveiller deux fois à trois heures du matin pour lui poser des questions. Sur la piste cyclable vers Québec, un choc lui bloque la cheville : il ne peut plus déclipser. Il arrive à la base de vie en pouvant à peine marcher.</p><p><strong>16 heures à Québec, puis la poursuite</strong></p><p>Avec l’aide du physio Guillaume Coutu et de son équipe à distance : glace, jambe surélevée, bandages. Karl reste 16 à 17 heures à Québec. Au réveil, il peut marcher. Mais Samuel, qu’il avait devancé de 7 à 8 heures, est désormais 100 kilomètres devant. Calcul rapide : avec une exécution parfaite, ça peut se jouer à quelques minutes.</p><p>Commence alors une chasse de 550 kilomètres. Deux arrêts dépanneur seulement, une scène irréelle dans une pharmacie où il se traîne appuyé sur un chariot pour racheter du tape, avant d’oublier d’acheter à manger et de traverser le parc de la Mauricie presque sans nourriture. À 160 kilomètres de l’arrivée, Samuel n’a plus que 36 kilomètres d’avance. Karl avale environ un kilo de sucre en cinq heures, largue ses bidons, monte les côtes en danseuse ou en position contre-la-montre et tient 36 à 37 km/h sur le plat jusqu’au bout.</p><p><strong>Le goût de la course</strong></p><p>Il ne rattrape pas Samuel, mais il repart sans le moindre regret. Il a préféré cette poursuite, où chacun devait tout donner pour ne pas laisser l’autre l’emporter, à une victoire tranquille. « Après 2500 km, watch out, j’arrive. » Une leçon de résilience, d’autodérision et de pur esprit de compétition.</p><p>📍 Écoutez dès maintenant l’épisode complet sur <strong>Ultra Talk</strong>, disponible sur <strong>Spotify, Apple Podcasts, Deezer</strong>, et sur le site ultratalk-podcast.com.</p><p>🙌 Vous aimez cet épisode ?</p><p>Partagez-le dans vos stories ou taguez quelqu’un qui devrait l’écouter ! Chaque partage compte et nous aide à faire grandir la communauté. ❤️</p><p>Chaque partage fait une énorme différence. Merci pour votre soutien !</p><p>#ultratalk #podcast #Bikepacking #Aventure</p>","author_name":"Arnaud Manzanini"}